Cas grave, mais pas désespéré

Comme le temps passe. Il vient un temps, dans la vie d’un parent, où la relation s’inverse. Des années durant, on prend soin de ses enfants, on craint pour eux, on voudrait qu’ils soient heureux. Et puis, un jour, ce sont eux qui viennent à prendre soin de nous.

Voire à prendre en main notre destinée avec une certaine poigne.

« J’ai trouvé une solution pour que tu te maries » a déclaré Laura (4 ans et demi).

… Hein, qui, moi ?

J’ai demandé des précisions.

« Hé bien voilà : on va inviter tous les garçons de la Terre à un grand bal… »

Tiens, ça me rappelle quelque chose, ce système là. Et on demande au grand chambellan de distribuer les invitations?… Ce n’est pas la première fois que Laura utilise les contes de fées à sa façon. Mais j’ai tout de suite vu la faille.

Moi : « Mais, Laura, tu ne vas quand même pas inviter ceux qui sont déjà mariés? »

Elle (méthodique) : « On dira à tous ceux qui sont déjà mariés de se mettre sur le côté, et les autres de se mettre devant toi. Ensuite, on demandera à tous si ils veulent bien se marier avec toi, et celui qui sera d’accord, tu vas te marier avec lui. Et si personne n’est d’accord, alors ce sera toi qui choisiras. »

Imparable. Elle a pensé à tout. Peut-être un peu expéditif, pas excessivement valorisant, mais on ne peut pas tout avoir, hein…

Moi (inquiète) : « Et si je n’en veux pas, de ceux qui veulent se marier avec moi? »

Laura (grand seigneur)  : « Alors tu ne te marieras pas ».

Ouf ! Je savais bien qu’il y avait une échappatoire.

1 commentaire

  1. Letesle dit :

    Pas mal… Ca me rappelle mon neveu (3 ans et demi à l’époque), navré d’apprendre que j’habite seule, qui m’avait expliqué qu’il aurait volontiers habité avec moi mais ne pouvait malheureusement pas car il devait rester avec sa petite soeur…

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