Sacré lieu

J’ai eu cette année le bonheur, la joie, l’ineffable privilège de découvrir les secrets du fin du fin de Lherbe & Pluverte. Rien que pour ça, ça donne envie de rester.

Je vous avais parlé de l’une des salles de réception de Lherbe & Pluverte. Aujourd’hui, j’ai vécu l’expérience de préparer une présentation qui devait être faite dans la plus grande d’entre elles.

Évidemment, il y a un service de restauration au top. Évidemment, il y a une énorme machine à expressos avec un choix de cafés, des tasses rutilantes, plusieurs becs verseurs, et tout ce qu’il faut.

Une immense salle, des chaises qui s’alignent à perte de vue (enfin, j’exagère un peu : peut-être une trentaine de chaises autour de la grande table de conférence). Et zéro matériel de rétroprojection en vue.

Juste un petit truc qui ressemble à un téléphone sur son socle.

Et des sortes de petites trappes sur la table, qui se retournent pour révéler, pour l’une, un petit écran.  A partir de ce moment, je me prends à moitié pour un protagoniste d’un vieux film de James Bond : rien qu’en touchant deux fois le petit écran, on entend un « bzzzzz » discret : un projecteur qui était planqué dans le plafond apparaît, accompagné d’un grand écran qui se déroule au bout de la pièce. Oui, moi, Cinn, je pilote un écran de cinéma à vingt mètres de moi, rien qu’avec mes petits doigts.

Oui, je sais, pour certains d’entre vous, c’est du quotidien, tout ça, mais moi je ne connaissais pas.

Il y a un pré-réglage (également sur le petit écran tactile) de la luminosité conjointe de la salle et de l’écran, selon les cas (conférence, présentation…)

Le petit téléphone est en fait la souris sans fil de l’ordinateur de la salle (dont l’unité centrale est bien entendu dissimulée quelque part).

Accessoirement, j’ai découvert la raison d’être du clavier vertical (un grand clavier noir, brillant, posé tel une sculpture design sur une tablette au bord de la salle) : en fait, c’est pareil : c’est un clavier sans fil sur son socle de rechargement.

Il y a une autre petite trappe dans la table, en fait un peu plus grande, avec tout le câblage pour brancher un ordinateur portable ou une clé USB.(Il paraît que certains invités partent par inadvertance avec l’un des câbles. Bon, évidemment, ça fait moins classe et moins glamour).

C’est beau. C’est trop beau.

Et voilà, disent mes collègues, où est passée leur prime de cette année…  Certaines personnes n’ont pas le sens du sacré.

5 commentaires

  1. ralphy dit :

    J’ai eu la chance de présenter un projet dans une telle salle. Oh, ce n’était pas chez L’hebrbe & Pluverte, non. C’était dans les quartiers européens d’un grand constructeur de consoles de jeux vidéo. Et il est vrai que cela impressionne quelque peu. Mais quelle classe ! 🙂

  2. Cinn dit :

    J’ai appris depuis que cette salle est justement une salle destinée aux réunions fournisseurs (et donc un cran au dessous de ce qu’on montre aux clients)……

  3. ralphy dit :

    Elle sert donc à impressionner les fournisseurs pour faire baisser leurs tarifs (car il faut bien pouvoir se payer une salle super classe). Pas sûr que la salle dédiée aux clients soient plus classe encore : en effet, cela laisserait suggérer que leur argent est mal dépensé ! 😉

  4. Cinn dit :

    Au contraire.

    Les clients sont ceux à qui il faut en mettre le plus plein la vue. Autant qu’ils sachent qu’on est au top du top et que notre équipement surdimensionné n’est que le reflet de notre super professionnalisme et efficacité (et nos super factures). Pour eux, ce sont les salles de catégorie 1.

    Les salles de catégorie 3 sont réservées aux réunions internes, aux habitués, à ceux qui connaissent le standing normal de la maison. Ce sont les réunions à la bonne franquette, qui n’impressionnent que le menu fretin (ex : moi il y a quatre mois) et les stagiaires.

    la catégorie des fournisseurs est la catégorie 2, un juste milieu :il ne faut pas offrir une salle trop classe aux fournisseurs : après, ils vont croire qu’on a les moyens de les payer très cher. Mais tout de même, il faut leur montrer qu’on est attentifs à la qualité et au High Tech. Il ne s’agirait pas non plus d’acheter une prestation au rabais, surtout si elle a des implications sur les salles de catégorie 1.

    Tu vois, Ralphy, tout est pensé.

  5. ralphy dit :

    @Cinn : Dire que moi, simple provincial, j’accueille clients, partenaires et fournisseurs dans mon petit bureau où je travaille. Et encore, cela reste très exceptionnel, car la plupart du temps, un restaurant fait l’affaire, voire même on ne se rencontre jamais.

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