C’est à Baba, c’est à Yoyo…

Le Macdo n’a plus servi de petit-déjeuner pendant quelques jours… à cause des Fêtes de Bayonne.

Il faut dire que ça a l’air de leur faire peur, aux commerçants, ces fêtes-là. Le soir venu, certains ferment leur devanture au rideau de fer ou avec de grands panneaux de bois.

A l’approche de la fête fleurissent dans la ville. diverses affiches joyeuses et festives qui en disent long.  Exemples choisis (et j’en passe) :

  • « L’accident de Monsieur est servi » (avec l’image d’un verre de vin sur un plateau),
  • « Conduite en état d’ivresse + accidents = annulation de permis et peine de prison »
  • « Vannes macho, gestes humiliants, insultes sexistes, viols… la fête OUI, agressions sexistes NON ! »

De toute façon, les voitures sont interdites de séjour au centre-ville, et des cars emmènent les festayres sur le lieu de la fête.

On avait bien vu sur la brochure qu’il était conseillé de se vêtir des « couleurs de la fête », blanc et rouge, mais nous avons décidé de concert que nous n’étions pas du coin et qu’il n’était pas question de faire les hypocrites en se déguisant en ce que nous n’étions pas. Un peu de courtoisie pour les vrais basques, que diable. Quand on n’est pas vraiment du cru, on ne fait pas semblant, un point, c’est tout. C’est une question de respect.

Bon, ça, c’était jusqu’à l’arrivée le soir de l’ouverture de la fête.

Tout le monde, oui, tout le monde portait un pantalon ou une jupe blancs, un T shirt, une chemise ou un chemisier blanc, un foulard rouge et une ceinture rouge. Les plus rebelles variaient un peu la composition de l’uniforme. Je ne sais pas moi, par exemple en faisant le contraire : accessoires blancs sur vêtements rouges, ou bien des rayures blanc et rouge, ou une robe blanc et rouge, voire même, pour les inconscients, une touche de vert.

Il est rapidement apparu que des concessions s’imposaient. Nous avons acheté immédiatement sur place des foulards et une ceinture. L’ennui, c’est que ça ne faisait pas illusion. La vendeuse nous a assuré avec une petite moue que non, on ne se ferait pas jeter à coups de pierre, mais on « ne passerait pas inaperçus« .

Effectivement, il semble que le noir, le marron, le prune, ne soient pas de mise ce soir-là. Encore moins mon T-Shirt (pourtant collector) « Oldelaf & M. D » . D’un autre côté, si on s’était perdus, il aurait été infiniment plus facile de se retrouver (« vous n’auriez pas vu un type en noir et marron? – … ah oui… Lui... il est parti par là »).

Le lendemain, extraordinaire coïncidence, nous faisions un peu de shopping : des chaussures rouges, une jupe rouge, une deuxième ceinture rouge, deux T shirt blancs (dont l’un estampillé « I (coeur) Bayonne »).

C’est une question de respect.

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