Manque
Posted in Joujoux et doudous on 01/19/2008 10:30 am by CinnC’est abominable. Il me manque trop. J’ai des sueurs froides, des palpitations, une impression de compression dans la poitrine, des crises d’angoisse. Je ne pense plus qu’à ça. Parfois je frôle la perte de connaissance.
Tout ça pour un déménagement.
Lex ayant enlevé de chez moi l’essentiel de ses affaires (mais on dirait qu’il n’arrive jamais à ne pas y oublier quelque chose), la pièce qui lui servait de bureau devrait devenir sous peu une salle de jeu ou une chambre d’enfant. J’ai donc décidé d’en ôter tout ce qui était précieux appareillage électrique qui pourrait être abîmé par ces sales gosses susceptible de représenter un danger pour mes petits anges innocents.
Exit, donc, le fatras de câbles installé par Lex sous prétexte de connexion Internet. Incroyable d’ailleurs comme ces petites bêtes aiment s’enchevêtrer. Le temps que je démêle tout, que je transporte tout sur une tablette à roulettes vers un nouvel emplacement, et que je rebranche tout… on n’y voyait à nouveau plus clairement quoi était relié à quoi sans suivre méticuleusement le cours de ces fils qui se ressemblent tous.
Et le syndrome de manque, dans tout ça? J’y viens.
Le temps de tout débrancher et de tout rebrancher, j’ai dû casser quelque chose. D’abord, ça ne marchait plus. Puis, ça a à nouveau marché, sauf que le téléphone grésillait à fond les manettes dans mes pauvres petites oreilles. J’ai dû me rabattre sur mon autre ligne pour tenir une conversation à peu près audible.
Puis j’ai éteint le tout pour la nuit et suis allée sommeiller du sommeil du juste.
Et depuis, plus rien ne marche. Plus de ligne IP. Plus d’Internet. J’ai eu beau mettre le nez dans la doc, bien examiner les prises diverses sous toutes les coutures, et même indiquer à ma petite ****box mes identifiants, au cas où elle les aurait oublié pendant le voyage (il y avait quand même pas loin de 5m!). Rien n’y a fait.
Je vous laisse imaginer l’horreur, la sensation de manque absolu. Ouinnnnnnnn.
L’heure est grave. A situation désespérée, mesure désespérée. Ce soir, je tente l’électrochoc. Le bouton reset, et la tentative de réinstallation complète du machin.
En priant Sainte Rita.
Peut-être que c’est une remarque en l’air, une blague. Oui, mais j’ai l’impression que cette réflexion m’ouvre les yeux sur jusqu’à quel point Lex est fusionnel avec son fils depuis le début. Pourquoi il ne peut rien lui refuser, pourquoi il évite à tout prix de le contrarier, pourquoi il souffre terriblement quand ils sont séparés trois jours. "Lex n’a pas eu un problème avec son père quand il était petit ?… Oui?… Je l’avais deviné" (dixit ma mère)
Ca commence par un gros schéma annoté, pour que vous compreniez bien la disposition de l’appareil. Certes, le bracelet et le cadran ne sont pas légendés, mais on y trouve bien l’indication de : en (1) : l’aiguille des minutes en (2) : l’aiguille des heures en (3) : l’aiguille des secondes. En (A), cerise sur le gâteau (… roulement de tambours…) : la COURONNE DE REGLAGE ! Autrement dit le petit bouton qui sert à faire bouger les aiguilles quand la montre n’est pas à l’heure. D’où le passage à un système de légende différent. Les chiffres, c’est pour les aiguilles. Les lettres, c’est pour les boutons. Chaque chose à sa place, ça permet d’y voir un peu plus clair dans un schéma déjà un peu complexe. Ouf, merci les techniciens.
J’avais même acheté un sac à sapin, preuve de mon intention initiale de ne pas le conserver éternellement. Mais jeter à la poubelle un sapin encore vivant m’a fait l’effet d’un petit meurtre lâche. Petit, parce que des tas de plantes meurent tous les jours pour notre bon plaisir (c’est même peut-être un peu pour ça qu’elles sont sur Terre. Au tout début de la Genèse, Dieu donne bien à Adam toutes les plantes à graine et tous les arbres à fruit pour qu’il s’en nourrisse, hein… mais c’est une autre histoire) Lâche, parce que la victime ne se défend pas.
