SOS à la chaîne

En lettres majuscules, sur un bout de papier pâlement coloré : "Bonjour, je suis sans abri, j’ai deux enfants. Si vous avez bon coeur, aidez-moi avec tout ce que vous pouvez s’il vous plaît. Dieu vous bénisse.Remettez le papier SVP. Un euro, deux euros ou un ticket restaurant."  Ceux qui prennent les transports en commun connaissent le système : on vous pose le petit papier en face de vous sans vous regarder et on revient chercher plus tard ce que vous y avez déposé (en récupérant le papier au passage, ça va resservir). Le système est plus autiste que celui qui consiste à s’adresser à la cantonade dans le wagon, plus accessible à un non francophone aussi. Et moins fatigant.

Oui, mais c’est le deuxième en dix minutes. Avec exactement le même bout de papier, le même format et le même texte. Par exemple, ils ont tous les deux deux enfants.

Du coup, ça devient moins crédible, la mendicité industrielle.

SOS ou pêche aux poires ? …Sûrement un peu entre les deux.

3 commentaires

  1. Jerry dit :

    Y’a une variante de ce papier avec des photos des gamins… Et là, tu te rends compte que non seulement ils ont tous deux enfants, mais en plus, c’est tous LES MEMES! Alors non, franchement, ces deux petits, s’ils ont autant de parents, ils ne doivent vraiment manquer de rien.

  2. Cinn dit :

    > Jerry : J’ose pas imaginer le bin’s devant le Juge des Affaires Familiales pour savoir qui sont les vrais parents…

  3. K dit :

    Ce qui me choque le plus c’est celle qui mendie avec un bébé qu’elle trimballe toute la journée. Il paraît (je ne suis sur de rien) que le bébé est parfois un peu shooté au sirop qui fait dormir pour ne pas qu’il se tienne tranquille. Quoi qu’il en soit, se servir d’un bébé pour mendier, ca me fait un peu mal.

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