Auto-censure

La disparition du blog BD de Nico Shark, commentée un peu partout, me met mal à l’aise. Oui, moi, qui suis à peu près aussi inculte en BD qu’en politique, je suis troublée.

Le week-end dernier, non seulement Frantico a cessé de tenir le blog BD, mais toutes les pages du blog ont disparu, mis à part le jeu "Nico Prout". Entretemps, le site a eu un comportement étrange, affichant une page d’erreur, qui, il est vrai, sent le canular (« error/gouv/rg/halt.htm »).

De quoi lancer toutes sortes de rumeurs sur des pressions politiques qui auraient fait cesser la parution de la BD.

Selon une interview, Frantico aurait décidé tout seul de mettre fin à la BD et aurait orchestré la fin du blog en la faisant dans un premier temps ressembler à s’y méprendre au résultat d’une censure.

Frantico s’est amusé à retourner contre Sarkozy sa mauvaise réputation en matière de pressions médiatique (pour promouvoir un futur album?). Cela a l’avantage de nous alerter davantage sur le personnage : oui, nous sommes capables de croire qu’il a cherché à censurer une caricature de lui, un malheureux dessin qui ne lui plaît pas. Cela s’est vu.

Oui, mais il a été aussi précisé que Frantico avait subi des menaces de mort, que le serveur Zanorg avait connu des attaques importantes et que Frantico se lassait de s’attaquer à des personnages "intouchables".

A partir de là, toutes les hypothèses sont permises. Et pourquoi l’interview de Frantico ne serait-elle pas elle-même le résultat de pressions ? Ou bien, au contraire, ces histoires d’intox et de menaces ne feraient-elles pas partie du jeu instrumenté par le dessinateur?

Frantico a joué à la victime de censure, à crier "au loup".  Il n’en faut pas plus pour semer un doute sur d’éventuelles futures victimes (et pourquoi pas les victimes passées et présentes?) du loup.

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