Rackettée et délatrice

Il se tenait devant moi, immobile et déterminé. Bien plus grand et au moins deux fois plus large que moi, il devait faire plusieurs fois mon poids et il devenait de plus en plus évident qu’il n’avait pas l’intention de me rendre mon argent.

Je ne me suis pas laissée impressionner pour autant. Le foudroyant du regard, fulminant, je l’ai frappé une fois, puis deux. Il n’a pas bronché, à peine frémi.

En désespoir de cause, j’ai appuyé sur le bouton "annulation", mais la brute avait oublié jusqu’à la couleur de ma (dernière) pièce. J’ai réessayé une tape vigoureuse sur le côté de la machine, la barre de chocolat mousse est restée en équilibre au bout de sa rangée, retenue par sa spirale métallique, et n’a pas voulu tomber derrière le battant prévu à cet effet.

Comme ce n’est pas la première fois que cela m’arrive, j’ai décidé d’essayer, cette fois, le numéro de service clientèle indiqué sur la vitre de l’appareil. Samedi matin, 8 heures, et pourtant j’ai tout de suite eu quelqu’un en ligne, qui m’a crue sur parole quand j’ai dénoncé mon racketteur en donnant son numéro de série. On m’a promis de m’envoyer rapidement mes un euros cinquante. Non mais.

Enfin une histoire de racket qui finit bien.

1 commentaire

  1. Yass dit :

    Le nombre de fois ou ces salauds nous ont roulés. ‘Faut pas s’laisser faire !

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