Caprices à deux

ll y a des matins comme ça. Juste un petit aperçu du contexte :

Elle s’est levée aux aurores (avant moi). Elle n’a pas voulu manger. Elle a râlé parce qu’elle ne pouvait pas regarder de dessin animé le matin. Puis elle a voulu manger, mais sans vouloir dire quoi. Puis, quand je lui ai proposé de faire l’impasse sur le manger et d’aller s’habiller, elle a protesté parce qu’elle n’avait pas mangé. Elle s’est roulée par terre pour ne pas aller se laver les dents. Elle a boudé pour ne pas se laver les dents. Il a fallu gronder et faire les gros yeux, mais elle s’est lavé les dents. Elle a boudé pour l’habillage. Elle voulait sa robe Winnie l’Ourson, celle à fines bretelles toute légère pour l’été (alors qu’il neigeait). Je lui ai mis un collant, elle a couiné que le collant était trop serré. Elle a boudé pour mettre son pull.

Bref, vers sept heures et demie, je commençais à perdre patience. Ce qui explique que me sont venues aux lèvres des menaces de rétorsion physique :

« Bon, Laura, ça suffit. Encore un caprice, un seul caprice de plus, et tu auras une fessée! »

Elle m’a lancé un regard noir par en dessous, brusquement refroidie mais pas vaincue :

« Oui, mais là, c’est le même caprice que tout à l’heure ».

2 commentaires

  1. Tata dit :

    Tes enfants sont les rois de la négociation ! Entre Raphaël et le choix de sa reine pour l’Epiphanie, et Laura qui tient à comptabiliser son caprice dans la liste de ceux qui ne sont pas encore concernés par la fessée, je pense qu’ils ont un bon avenir devant eux !
    Et alors, la fin de l’histoire… As-tu réussi à rester ferme ou as-tu juste éclaté de rire ??

  2. Cinn dit :

    Tata : Non, pas réussi. Elle m’a pris de court avec son argument de juriste pour pouvoir continuer à râler. J’ai éclaté de rire. Elle n’a pas aimé du tout 🙂

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