L’homme de l’ombre

Il ne veut pas que je parle de lui sur un blog.

Alors non, je ne vous dirai rien. Ni comment ça s’est passé exactement, ni à quoi il ressemble, ni pourquoi il est formidable.

Ce qui me chiffonne, même si je ne tiens pas à le chiffonner, c’est que ça m’ennuie profondément que quelqu’un d’autre ait son mot à dire sur ce que j’écris.

Je n’ai pas besoin d’être censurée. Après tout, je suis toujours mesurée et pondérée quand je dresse le portrait de quelqu’un ici, non? …..Bon, enfin, du moins les gens que j’apprécie.

Boooonnn, d’accord, c’est vrai, j’ai pu parfois, éventuellement, ne pas être complètement tendre avec quelqu’un en en croquant le portrait, prendre quelques libertés artistiques, mais c’est pour la bonne cause. Ils ne m’en voudront pas.
Bon, ils m’en voudraient peut-être un peu, s’ils passaient par ici. Encore faudrait-ils qu’ils passent par ici, et qu’ils se reconnaissent. C’est pas gagné, quand même.  Là, ils doivent juste avoir un peu les oreilles qui sifflent. Mais vous, les lecteurs, je suis sûre que vous ne m’en voulez pas. Hmm?

Alors, j’ai protesté. J’ai dit qu’à cause de lui, j’étais privée tout à fait injustement d’une très bonne source d’inspiration : les Parship boys.
Ben oui, quand on est en couple, on trouve ça nettement moins intéressant d’aller discuter avec des Parship boys, donc on ne communique plus avec ces garçons qui sont parfois tout un poème à eux tout seul et qui pourraient commodément emplir quelques pages blanches. En toute justice, je devrais bénéficier en échange d’un autre sujet d’étude socio-anthropologique. Bref, il y avait une injustice flagrante dans le fait que le sujet de mon chéri soit tabou. C’était une perte pour l’Art, pour la Littérature, pour mes lecteurs, pour le Monde, quoi.

L’homme de l’ombre a campé sur ses positions.
Un certain temps, du moins. Ensuite, je pense qu’il s’est dit qu’il pouvait avoir confiance.

C’est comme ça que j’en suis arrivée à ce compromis, et que je parle de lui en très flou et sans en parler complètement.

Alors, était-ce si terrible?

4 commentaires

  1. K dit :

    Je n’ai rien compris.
    Tu as un nouveau chéri et il t’interdit de parler de lui sur un blog anonyme ? Et tu fais ce qu’il te dit ?
    Je ne dois avoir rien compris.

  2. Cinn dit :

    > K : Si tu remplaces « interdit » par « n’interdit pas formellement mais avait clairement fait comprendre que cela le dérangeait au plus haut point », tu as tout compris.

  3. Natacha dit :

    Raison de plus pour choisir l’autre :-p

  4. Martin dit :

    Ça t’apprendra à leur parler de ton blog !

    Pour ma part, la dernière jeune femme avec qui j’étais sorti a immédiatement, avant même d’entrer en contact avec moi, fait une recherche sur son moteur de recherche favori pour mieux cerner celui que j’étais. Il faut dire que je ne fais pas de gros efforts pour cacher mes divers sites, d’autant que je n’éprouve aucune gêne, en général, pour en parler.

    En revanche, je comprends tout à fait qu’on ne veuille pas devenir un sujet public de fait malgré soi, et je pense qu’il faut tout de même respecter ce choix des autres.

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