Des modes d’emploi

Il arrive qu’un gadget électronique soit magnifique mais trop compliqué à utiliser.

Elle est arrivée dans une magnifique boîte cartonnée noire, qui rappelait plus un écrin qu’un emballage industriel.

J’ai ouvert avec précaution, et l’ai découverte, logée au sommet de la boîte dans un étui moulé à sa forme, protégée par une chape de plastique transparent qui suivait également son contour.

Une impression générale de classe, de sobriété, de technicité.  On aurait dit un Iphone 4G++. Tous les accessoires bassement matériels (chargeur, étui satiné, mode d’emploi) étaient planqués sous la couche cartonnée qui servait d’étui, et j’ai donc pu découvrir mon jouet dans toute son appétissante splendeur. Ses courbes étaient douces et rosées.

Oui, ce mélange de technicité et de douceur donnait envie de l’essayer, la Gigi de Lelo. la_boite Le mode d’emploi précisait qu’elle (oui, Gigi est une fille, du moins dans le mode d’emploi en anglais, comme un navire, une voiture, un animal domestique ou « certaines entités métaphysiques susceptibles d’inspirer de forts sentiments « ) était pleine de promesses. Elle saurait trouver mon point G en deux coups de cuiller à pot, en m’offrant la variété de cinq modes différents (différentes variétés de vibration, et même un mode « vague » où l’intensité du mouvement varie en continu du plus intense au moins intense) et en me laissant choisir moi-même la vigueur des frissons qui la parcoureraient (touche de gauche : moins fort, touche de droite : plus fort. Le plus demeuré des utilisateurs de chaîne audio s’y serait retrouvé). Je l’ai laissée se charger, faisant clignoter son petit cadran rond (quand la lumière devient fixe, c’est que Gigi est prête). Gigiii, il s’appelle Gigiii, je suis folle de luiiiii, c’est un joueeet pas comme les auuutres… » Ce qui devait arriver arriva. Je suis passée aux essais pratiques.

L’expérience n’était pas désagréable, loin de là, mais… comment dire ?  Pas tout à fait à la hauteur. On aurait dit que Gigi était un peu à côté de la plaque dans son mode d’action.

Il arrive qu’un gadget électronique soit magnifique mais trop compliqué à utiliser. C’est le contraire qui m’est arrivé. C’est mon jouet qui ne connaît pas mon mode d’emploi. (Ou alors je manque de pratique. Ne désespérons pas. « Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage. Polissez le sans cesse et le repolissez »… mais je m’égare)

Navrant, non !

4 commentaires

  1. Natacha dit :

    On a récemment essayé de me faire croire qu’il n’y aucune sensation sexuelle dans le vagin, et que le point G n’existe pas anatomiquement, c’est tout dans la tête. Ce qui n’ôterait rien au plaisir qu’on celles qui sont câblées comme ça ou qui y arrivent par autoconviction, juste que ce n’est pas anormal de ne pas trouver un point qui n’existe pas. Cela dit, l’effet publicitaire de ce billet est assez efficace, maintenant je me demande comment je réagirais à ce jouet…

  2. K dit :

    Gigi correspond il à ton « mode d’emploi » ? En clair, arrives tu à jouir par stimulation vaginale ou uniquement clitoridienne ? Je sais par exemple que Gigi aurait le même effet qu’avec toi sur ma copine. Mais son Gigi à elle (qui n’a pas de nom ou alors j’ai oublié), stimule aussi le clitoris et du coup elle l’aime bien son Gigi.

  3. Alyssa dit :

    ça à tout les coups c’est parcequ’elle porte un nom de fille ! donne lui un nom de garçon et si ça se trouve ça va marcher ! 😀 en tout cas au niveau design, moi je dis qu’elle mérite d’être exposée dans le salon !

  4. Cinn dit :

    > Natacha : Pas de sensations ?? Pas de point G ? Je ne sais pas pour toi mais je n’irais pas jusque là. > K : Gigi est aussi conçue pour stimuler le clitoris… > Alyssa : Un garçon tout lisse, tout rose et qui a l’air d’un bonbon ? …Je crois que je serais largement plus inspirée par une fille !

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