Contre vents et marées

Le jour enfin attendu a fini par arriver.

Le jour où j’ai à la fois envoyé mon accord pour travailler chez Lherbe & Pluverte, et posté la lettre par laquelle je prenais congé de mon employeur actuel.

Une ultime question de dates ayant été réglée dans la matinée, et mon supérieur direct étant absent, l’étape suivante était de poster le recommavaguendé.

La Poste d’à côté étant en travaux, je me suis mise en marche, pendant la pause de midi, vers un autre bureau. Quinze minutes de marche, environ.

Il a commencé à crachiner. J’ai sorti mon parapluie.
Puis il a plu des trombes d’eau.
Puis il a grêlé. Grêlé. En octobre.
Puis il a à nouveau plu.

L’intérieur de mes escarpins me donnait la même sensation que lorsque l’on a marché dans une flaque trop profonde pour ses bottes. Ma jupe a vite commencé à ressembler à une serpillière mouillée, malgré mon imperméable.

Ben, j’ai continué. Pas le choix.1216

Avez-vous en tête le calvaire que traverse Truman pour conquérir sa liberté, à la fin de « The Truman Show » ? Il prend un bateau (alors qu’il a la phobie de l’eau). Ensuite, les éléments se conjuguent pour tenter de le faire renoncer : le soleil se lève à 3h du matin, pour qu’on puisse le répérer. Et puis on lui envoie une météo artificielle décourageante, voire mortelle : pluie, tempêtes, vague de fond, rien ne lui est épargné.Tout ça rien que pour lui, pour l’empêcher de partir.

Truman, ce midi là, c’était un peu moi (mis à part le fait qu’il risque sa peau dans l’histoire, et moi juste mon niveau de détrempement).

Il restait juste à dire à mon chef : « Good morning, good afternoon and, if we don’t meet till there, good night!« .

2 commentaires

  1. ralphy dit :

    Ainsi donc, si je comprends bien, tu passes à la télévision ? Sur quelle chaîne ? 😉

  2. Cinn dit :

    Seulement pour ceux qui parviennent à allumer ma webcam à mon insu !

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