Objet de fantasme ?

Qui dit femme-objet, réfléchit Anna, l’une des quatre co-bloggeuses de "Mes Copines et Moi",  on a forcément un  maître ou une maîtresse ; mais comme objet de fantasme?

Je ne sais pas si je dois plaindre ou envier la belle Anna. Se faire mater de haut en bas à tout bout de champ, hanter les fantasmes de la plupart des hommes, se faire draguer dans la rue par des dragueurs à la noix en quête d’une "fille qui se la pète pas", recevoir des propositions indécentes d’hommes mariés en quête d’une récréation, tout cela ne fait pas partie de mon quotidien. Allez..! On va même avouer : cela ne m’arrive jamais. Je ne suis pas un fantasme ambulant. Evidemment, ça n’a rien de très flatteur pour mon égo, mais d’un autre côté me faire aborder tous le trois pas même les jours où je suis en rogne, ça ne me tente pas plus que ça. Je ne plais pas à tout le monde et je vis très bien avec. On ne va pas faire du social non plus…!

Dois-tu te sentir dépossédée de toi-même, Anna, lorsque l’on fantasme sur toi ? Non. Rien à voir. L’image que ton interlocuteur se fait de toi dans ses rêves éveillés, il peut lui faire subir les derniers outrages, cela ne te fera ni chaud ni froid, c’est ton reflet et non pas toi. Pour ma part je trouve cela flatteur d’être "objet de désir" mais cela ne m’atteint pas, ne m’aliène pas.

Anna, l’objet de fantasme est son propre maître.

1 commentaire

  1. Anna dit :

    Devenir none

    Il n’est pas désagréable de sentir un regard approbateur sur tes fesses ni d’avoir une proposition indécente de temps à autre, mais quand ton quotidien s’arrête à ça, il y a de quoi devenir none : se mettre à son tour à fantasmer sur un homme idéal sans jamais l’espérer.

Leave a comment

Les commentaires sont fermés.