Bureau fantôme

Les ambiances de bureau de jours de très grand creux, c’est quand même spécial.

villefant_me2On est une poignée de chanceux à être de corvée de garde. Au début, on se croirait dans un bureau fantôme. Les couloirs sont déserté lorsqu’on arrive. On commence à travailler tout seul, sans voir personne. On ne croise personne en allant chercher son petit café. C’est le silence.

Il y a du travail, oui, mais assez peu, et bien sûr tous les chefs sont partis, tout en assurant une présence virtuelle (téléphonique ou par mail) depuis leur plage de sable fin ou leur piste rouge. On peut rattraper en toute quiétude des trucs qui traînaient et qu’on n’a pas eu le temps de faire depuis des lustres.

On peut écouter de la musique (oui, d’habitude, ça passe mal). C’est un peu encore les vacances, en somme.

Petit à petit, la résistance s’organise. A force d’attendre et de faire le tour des bureaux, on trouve deux pelées et un tondu rescapés, prêts à partager leurs impressions et à parler (bien sûr) de leurs projets de réveillons ou de leurs cadeaux de Noël. Ca papote un peu, oui.

Puis il y a les traîtres, les lâcheurs, ceux qui laissent tomber ce qui reste d’équipage en cours de route et qui rentrent chez eux : "Je te souhaite un bon réveillon, moi je n’étais là ce matin que pour rattraper quelques heures".

Et vous, travaillez-vous dans une entreprise fantôme certains jours de l’année?

Leave a comment

Les commentaires sont fermés.