Allaitement long : le sevrage

Ce qui est frappant, avec l’allaitement long, c’est que le sevrage est beaucoup, mais alors beaucoup plus facile qu’avec un allaitement plus court.

Déjà, en principe (mais je n’ai pas testé), un enfant que l’on laisse téter aussi longtemps qu’il veut va s’arrêter de lui-même, quelque part entre 3 et 5 ans.

C’est Lex qui a décidé que Raphaël devait être sevré. Il avait trois ans. Moi, j’aurais bien tenté le sevrage naturel, mais encore une fois, ce n’est pas là, à mon sens, une décision à prendre sans l’avis du père.

bibs Prudente, j’ai procédé en plusieurs étapes, en étalant le sevrage sur une quinzaine de jours et en lui expliquant à chaque stade ce qui se passait : à partir de maintenant, on ne tète plus que matin et soir. A partir de maintenant, on ne tète plus que le soir. Et maintenant, tu es grand, on ne tète plus du tout.

Je m’attendais à ce que ce soit très dur, ayant en mémoire des récits de sevrage de bébés, qui refusaient le biberon, pleuraient longtemps pour réclamer une tétée, etc.

 

En fait, pas du tout. A chaque fois, il a réclamé une fois, voire deux, mais il a suffit que je lui répète la "consigne" pour qu’il s’y plie sans difficulté particulière.

Je vois deux raisons à cela.

D’une part, le fait de pouvoir expliquer les choses à un enfant assez grand pour le comprendre rend les choses plus maîtrisables pour lui. Il y est en quelque sorte associé, au lieu de  subir un changement dont le sens lui échappe.

Assiettes_unies_100D’autre part, plus l’enfant est grand, moins le lait maternel est une nécessité et plus il est un plaisir tout simple, une sorte de petit plus auquel il est plus facile de renoncer si on vous le demande. C’est une friandise, pas une source de dépendance. Quand vous êtes un grand garçon ou une grande fille, vous savez déjà qu’il y a un tas d’autres bonnes choses à goûter.

Au terme d’un allaitement long, le sevrage n’est pas une privation.

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