Des tours et des clôtures

Mais comment fait-elle ? Kaliuccia, dans sa maison au fil de l’eau, sait raconter comme si vous y étiez ses déboires avec ses clients, son Rahan chéri, ou ses enfants (une adolescente surnommée, au hasard, Boudeuse, et un tout-petit, Timousse)…et très souvent, vous vous apercevez effectivement que ces histoires-là vous rappellent irrésistiblement quelque chose. 

L’occasion rêvée pour une mère qui fait encore ses armes, d’avoir l’avis d’une vétérane qui est passée par les mêmes choses que soi, tout pareil, mais qui est arrivée au niveau supérieur (la bataille de l’Adolescence, sanglante et sans pitié, croquemitaine des jeunes recrues).

Kaliuccia, donc, nous parlait hier de clôtures, dans un très beau, et aussi très désopilant texte sur l’éducation des enfants.

Elle évoque au détour d’une métaphore filée, l’habitude que son Rahan de mari et elle avaient de construire à sa boudeuse d’adolescente, quand elle était petite, de fragiles tours de petits Lego que la petite s’amusait aussitôt à détruire d’un revers de main.

Là, j’ai ouvert de grands yeux.

Mes enfant se sont fait une spécialité de répandre par terre tout ce qui est petit et embêtant à ramasser : petits jouets, légos, perles, et j’en passe. Leur grand bonheur consiste, semble t’il, à renverser entièrement une boîte de légos (ou perles, etc) que je viens justement de fermer après l’avoir remplie d’éléments épars. Fort heureusement, Laura manifeste une certaine docilité vis-à-vis du jeu qui consiste à ranger ("Oh regarde, ma chérie, il y a une autre parle là bas, tu vas la chercher pour la remettre aussi dans la boîte?"), intérêt que n’a jamais, au grand jamais, partagé son frère (qu’une fatigue écrasante envahit dès qu’il s’agit de remettre la moindre bricole à sa place).

En bref, il faudrait que je soit réellement masochiste pour leur construire des tours de Legos. En plus, ils y arrivent très bien tout seuls.

Ils ont eu, eux aussi, leur période "j’aime fracasser par terre les trucs hauts qui ont l’air fragile". Mais je m’arrangeais alors pour que le truc fragile soit facile à reconstruire (une pile de cubes, par exemple. Des gros cubes. Ou un "chateau" de deux poignées de sable, si bac à sable).

Pour survivre en tant que mère, je pense qu’il ne faut pas être trop perfectionniste.

1 commentaire

  1. Kaliuccia dit :

    Merci !!!!

    Merci pour cette très belle note je suis toute émue. Et je partage à cent pour cent ta conclusion ! Sauf que … je le suis. Mère et perfecionniste. Donc, c’est souvent la panique dans ma petite tête. En tout cas, merci.

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