Conte mièvreilleux

(Avertissement préalable : ce billet est truffé de spoilers. Ne le lisez pas si vous avez prochainement l’intention de regarder un « conte de filles »)enbleu

C’est un monde où tout le monde est beau ou belle, et où il y a beaucoup de bons sentiments, très peu de méchants et pas du tout de vieillards. Une mère et sa fille s’y ressemblent comme deux gouttes d’eau, sans un bouton d’acné de l’une, ni une ride ou une once de cellulite de l’autre.

Où les animaux parlent. Où le choix d’une tenue de bal avec accessoires est un enjeu existentiel.

Où tout le monde pousse la chansonnette (chorégraphie comprise) à la moindre occasion. Il y a d’ailleurs peu de personnages masculins : à part le jeune premier, les hommes sont relégués à quelques rôles secondaires (par exemple, à la fin de l’histoire, la jeune princesse retrouve sa mère, mais se fiche comme de son premier diadème de savoir où diable peut bien être passé son père).

Je viens de découvrir (en même temps que mes demi-clones) l’histoire de Ba**ie, Princesse de l’Île Mièvreilleuse Merveilleuse.

lucianaLes demi-clones en raffolent.

Je vous raconte un peu l’histoire, mais pas tout, hein, il ne faudrait pas gâcher le suspense.

Une petite fille blonde échoue sur une île déserte après un naufrage. Par bonheur, s’est échouée avec elle sa malle avec toutes ses robes, bijoux et chaussures. Elle est élevée avec les animaux de l’île qui deviennent ses amis. Elle ne se souvient ni de qui elle est, ni d’où elle vient.

Dix ans plus tard, un jeune prince aventureux vient explorer l’île, découvre la demoiselle et décide de lui faire découvrir la civilisation. Il faut dire qu’il lui doit une fière chandelle : il a failli se faire manger par des crocodiles, mais comme elle sait parler aux animaux, il lui a suffit d’intervenir en leur disant grosso modo « Allons, allons, fini de jouer, il ne faut pas manger le monsieur, voyons » pour qu’ils tournent les talons en bougonnant.

Ils tombent amoureux l’un de l’autre, mais leur mariage est impossible : héritier du trône, le prince ne peut épouser qu’une princesse (j’en vois qui commencent à anticiper sur le dénouement. C’est très vilain.). Il doit épouser la princesse Luciana, une brune toute gentille, mais avec qui il y a une incompatibilité d’humeur flagrante puisqu’elle aime l’opéra alors qu’il préfère l’équitation.

En fait, c’est la mère de Luciana, Ariana, qui est derrière tout ça, une très méchante qui n’arrête pas de vouloir assassiner le roi, notamment en empoisonnant tout le monde le jour du mariage pour devenir calife à la place du calife reine.

Heureusement, au final, Ariana reçoit le châtiment de ses crimes, l’humiliation suprême : elle se fait… comment vous dire ? Ce sont des images un peu dures, il est vrai, mais il faut parfois savoir, avec courage et lucidité, montrer que celui qui fait le Mal voit parfois son karma se retourner contre lui tel le boomerang sur la gueule de l’aborigène maladroit. Je vous dirai donc la vérité sans détour : à la fin, Ariana se fait tacher sa robe avec la fange des cochons! C’est atroce.

Il en est des barbieseries comme des poupées B**bie : affligeant… et en même temps, j’aurais adoré avoir les mêmes quand j’étais petite. Alors comment prétendre que je n’aime pas, alors qu’au fond de moi il y a aussi une Cinn de 8 ou 10 ans d’âge mental qui ne perd pas une miette de l’histoire ? Alors, aurez-vous le talent de deviner d’imaginer la fin de l’histoire ?

2 commentaires

  1. K dit :

    Je ne vais pas raconter la fin, ce serait tricher, j’ai une fille fan (bien que nous ne l’avons pas à la maison celui là… mais on en a quelques autres donc je peux imaginer la fin :o)

  2. Cinn dit :

    > K : Je te le prête si tu veux ? (hin hin hin hin hin)

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