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BodyAttack07Si j’écris que j’ai versé une larme à la fin d’un cours de sport, vous allez vous dire que je suis une loque. Non, simplement une grande sensible.

C’est simplement que c’était peut-être mon dernier cours de bodi atac  avant très longtemps. Ce n’est pas que j’en ai perdu le goût, non, un peu plus d’un an après, j’y trouve toujours autant de plaisir. Simplement, je n’arrive plus à y aller aussi souvent qu’avant. C’est en partie par choix (des fois, je préfère un week-end en bonne compagnie à un week-end où il y a du sport. C’est comme ça.), en partie par contrainte (Lex prend les enfants moins souvent). Or, mon abonnement prend fin dans deux semaines, et vu la dépense, ça devient sérieusement déraisonnable de le renouveler. Je ne veux pas baisser les bras pour autant. Il faut que je recommence à courir dès que je peux. Que je refréquente la belle Nancy. Bouger, ça reste un plaisir, même s’il reste difficile de prévoir des plages horaires pour ça. Même si c’est moins agréable et moins motivant toute seule. Oui, mais comment faire pour que face à des nécessités pratiques, ces bonnes résolutions ne tombent pas à l’eau au bout d’une semaine ? Je n’ai pas de réponse. J’ai  beau tourner ça dans tous les sens, je peux continuer à saisir les occasions que je verrai au fil du temps, mais je ne peux pas m’organiser de manière à me permettre quelque chose de régulier, de systématique. Pas de réponse, et ça me désole. Ajoutez à ce constat un peu morose une séance intense dans une salle où il faisait déjà assez chaud au début du cours, et qui est devenue vite étouffante. Et voilà, une larme s’est mêlée aux gouttes de sueur quand est venu le moment des étirements. Oui, mais je suis venue quand même. Je n’ai pas baissé les bras. Cet adieu en beauté est un verre à moitié plein.

2 commentaires

  1. Natacha dit :

    Comment faire pour empêcher une bonne résolution de tomber à l’eau au bout d’une semaine ? Je ne sais pas trop, je n’ai pas de recette, mais pourtant je l’ai fait ( http://vibrissae.org/fr/lecture-en-cours ). J’ai la faiblesse de penser que les occasions sont des choses qui se construisent plutôt que des choses qui se saisissent, mais je reconnaîs avoir la chance d’avoir copieusement plus de contrôle que toi sur mon emploi du temps non-professionnel. Pour le reste, ton histoire me rappelle non sans tristesse ma dernière séance d’escrime, par un chaud mois de juin, dans un bâtiment où le chauffage était tout le temps allumé.

  2. Cinn dit :

    « Les occasions se construisent plus qu’elles se saisissent » : Tout à fait d’accord avec toi, mais faute de grives…

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