Sans cage

Il a choisi l’évasion la plus universelle et la plus radicale. Il en avait peut-être assez de vivre enfermé dans cette cellule étroite, même transparente, même ornée d’une algue, même nettoyée régulièrement. Il est parti en laissant son corps derrière lui, pâli et flottant entre deux eaux.

Ou alors, il a trop mangé et il a eu l’indigestion du siècle.

C’est bien la première fois que la mort d’un poisson rouge me fait ce drôle d’effet là. C’est les enfants qui sont plus impressionnables, normalement. Et là, tout ce que Raphaël a trouvé à me dire, c’est : "C’est pas grave ! Il faut qu’on en rachète un autre." Avant, évidemment, de l’oublier purement et simplement.

"Mon poisson rouge ayant appris Que des oiseaux vivaient sans cage S’est dit un beau jour moi aussi Je voudrais voir du paysage Mon bocal est trop petit…"

1 commentaire

  1. Natacha dit :

    Comme je comprends ce poisson, et comme j’envie cette évasion…

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