Portes ouvertes (ou fermées)

J’étais donc décidée à confier mes poissons pour les vacances, ou à charger quelqu’un de venir les nourrir.

La première voisine, une dame presque âgée et très gentille, n’était pas chez elle.

En face, un couple âgé. Je sonne.

Lui (derrière la porte) : "Y’a quelqu’un qui a sonné"

Remue-ménage à l’intérieur.

Lui (vers la porte) : "C’est qui ?"

Moi (d’une voix claire) : "C’est votre voisine!"

Un temps.

Lui (derrière la porte) : "J’entends rien!!"

Moi (devant la porte) : "’C’est votre voisine du troisième !!"

Remue ménage à l’intérieur.

Lui (derrière la porte, à sa femme) : "Y’a quelqu’un à la porte, mais j’entends rien à c’qui dit"

Un temps.

Je sonne à nouveau.

Lui (derrière la porte) : "C’est qui?"

Moi (devant la porte) : ‘VOTRE VOISINE !!"

Lui  (derrière la porte, résigné et bougon) : "J’entends rien!"

Un temps.

Rien ne se passe.

Personne n’ouvre.

J’ai décidé d’abandonner. C’est officiel, je fais peur aux petits vieux.

La voisine du rez-de-chaussée :

  • m’a ouvert immédiatement,
  • était jeune et souriante,
  • a regretté de ne pas pouvoir prendre les poissons, parce qu’elle a un chat prédateur de poissons rouges,
  • (du coup, on a parlé chats quelques minutes),
  • mais a suggéré de venir les nourrir.
  • a évoqué l’idée de petites boulettes de nourriture pour poissons spéciale, qu’il était un peu tard pour acheter mais qui pouvaient être consommées sur plusieurs jours sans dommage,
  • bref, était adorable.

Une même cage d’escalier, deux mondes différents.

Je lui ai confié mes clés…

1 commentaire

  1. ralphy dit :

    Oh, toi aussi, tu as des airs de tueur en série, alors ? 😉

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