Du sang et des carpes

Attention, la lecture de ce billet est déconseillée aux enfants et aux personnes sensibles. Y va y avoir du gore, d’autant que l’auteur aime bien exagérer un peu dans l’espoir de se faire plaindre.

La malédiction qui touche mes poissons rouges se confirme. Sauf que cette fois, c’est moi qu’elle a atteinte.

Souvenez-vous. Un de mes poissons rouges était mort coincé dans mon lavabo (oh pardon les enfants, je veux dire : s’est sauvé et vit maintenant en liberté dans une jolie rivière avec plein de nouveaux copains). Le  deuxième est ne lui a pas survécu longtemps, mais a connu une mort plus classique pour un poisson rouge : le flottage inerte entre deux eaux.

Et voilà qu’en voulant changer l’eau du bocal, l’objet m’a échappé des mains et est shattervenu exploser par terre.

Coup de chance : j’ai été la seule victime de l’accident. Les enfants finissaient de dîner dans une pièce voisine (ce qui fait que tout en essayant de stopper mon hémorragie, lutter contre la perte de conscience et de ramasser les premiers bouts de verre, je devais répondre par des messages d’attente, comme on dit commercialement, à des réclamations de dessert). Le poisson, quant à lui, était déjà en sécurité dans le lavabo.

Moi, je ne sais pas comment j’ai fait mon compte, mais je me suis retrouvée avec un bout de peau de doigt à demi arraché. Au vu de la couleur de la plaie, j’ai d’abord cru qu’un morceau de verre était resté coincé sous la peau, mais ce n’était pas le cas. Par chance, j’avais  à portée de main force comfingerpresses et de quoi faire un pansement rudimentaire. Non sans l’impression fugitive, au choix, d’être en train de faire disparaître les preuves d’un crime atroce. Ou d’être en train d’opérer un truc à moitié mort.

Premier constat: j’ai une chance folle de supporter la vue du sang. Ce n’était vraiment pas le moment de tourner de l’œil, toute seule avec deux enfants de 2 et 4 ans, des morceaux de verre pointus partout, sans compter un poisson en attente dans un lavabo dont la bonde n’est pas complètement étanche.

Deuxième constat : la seule réaction de Raphaël devant la catastrophe a été "Berk, du sang. Attentionnnn Maman, tu en as mis par terre!". Mes enfants n’ont aucune compassion. Maniaque, va ! Commence par aller ranger ta chambre, tu veux ?!

Troisième constat : avoir un doigt invalide, c’est embêtant. Mon addiction à l’ordi (sans parler de ma vie professionnelle) en prennent un coup. Imaginez. A chaque fois que je tente de taper un Z, un S ou un X, ou même un é, je tape une ou deux lettres en plus. J’ai rarement autant utilisé la touche "effacer" de mon clavier.

Quatrième constat : J’ai maintenant trois poissons rouges dans un bocal prévu pour un seul. On va dire que c’est plus convivial ?…

2 commentaires

  1. Letesle dit :

    Convivialité

    Beeeeerk au début quand j’ai lu que tu avais « maintenant trois poissons rouges dans un bocal prévu pour un seul » j’ai cru pendant quelques secondes que le 3ème poisson rouge c’était une métaphore pour ton bout de doigt !!!!!!!!!!!! Avant de me rappeler que dans un post précédent tu expliquais que tu en avais acheté 3. En tout cas, maintenant, plus de risque que l’un d’eux se sauve pour aller trouver plein de nouveaux copains dans une rivière, ils doivent s’éclater 😀 Allez, bon rétablissement quand même…

  2. Cinn dit :

    > Letesle : Mais c’est horrible, les intentions gore que tu me prêtes là !!

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