Passage à l’allaitement long : votre boulot et votre tire-lait

Objectif : Tout simplement de maintenir l’allaitement suffisamment longtemps pour passer au mode « allaitement automatique », et aussi se rapprocher le plus possible de l’allaitement maternel exclusif des 6 premiers mois de l’enfant (recommandation de l’OMS)…

Il vous faut :

  • la possibilité de dégager une ou plusieurs pauses d’un quart d’heure au cours de votre journée de  travail (j’ai lu que certaines mères y parvenaient avec une seule pause par jour. Moi, j’en faisais trois : une le matin, une l’après-midi, et une pendant ma pause de midi. Et voilà comment mes enfants n’ont pas eu de biberon de lait de vache au cours de leurs six premiers mois, si l’on exclut les biberons de complément donnés par l’hôpital sans mon consentement) ;
  • un endroit où vous isoler : un bureau vide, par exemple, mais dans un contexte hostile on peut aussi se rabattre sur les toilettes ;
  • l’accès à un frigo, de préférence ;
  • l’accès à un point d’eau (nécessaire pour nettoyer le tire-lait entre deux tirages),
  • de quoi tirer votre lait et transporter des biberons gardés au frais (j’ai trouvé très pratique la mallette d’allaitement Avent, qui comprend même les sachets réfrigérants et qui est plutôt discrète à porter en ville).

maletteEt voilà ! Très simplement, vous emmenez le matin votre tire-lait et vos biberons vides, tout ça stérilisé. Vous prenez votre pause, tirez le lait que vous pouvez, nettoyez votre matériel, mettez les biberons pleins au frigo au fur et à mesure. En pratique, lorsque je tirais mon lait trois fois par jour, je ne le stérilisais que le matin, et ne faisais que le laver (soigneusement) pour les autres tirages du jour. Le soir, vous faites votre petit paquet (biberons plus sachets de froid pour les garder au frais pendant le voyage) et le ramenez chez vous. Vous préparez avec le lait du jour les biberons pour le lendemain (ou le lundi, si on est vendredi soir), et la boucle est bouclée.

Il peut paraître un peu hasardeux de se réussir à tirer du lait alors qu’on est mentalement dans un environnement de travail. Certaines ont besoin de penser à leur bébé ou de regarder une photo de lui pour avoir un peu plus de lait (ça marche!). Moi, il me suffisait de ne penser à rien de spécial, ou de prendre un bouquin pour passer le temps pendant le tirage.

Evidemment, c’est très contraignant (pas mal de vaisselle et de stérilisations, interruptions du travail, nécessité d’avoir un ou deux biberons de lait d’avance au congélateur en cas de baisse temporaire de lactation), mais ça n’a pas besoin de durer éternellement. J’ai été soulagée lorsque j’ai arrêté cette drôle de valse des biberons.

Mais j’ai gardé le tire-lait. Ca sert encore de temps en temps.

3 commentaires

  1. Jerry dit :

    Dis donc… Ils sont super de saison, tes billets sur l’allaitement long! Y’a pas une histoire de nourrisson dans le secteur, par hasard, à Noël? En tous cas je lis attentivement tous tes sages conseils – ça finira bien par servir un jour! 😉

  2. Cinn dit :

    >Jerry : Ah oui c’est vrai, il y a une histoire de nourrisson dans pas longtemps. Encore une mère qu’on n’a jamais représentée avec un téton pincé dans la machoire avide d’un nourrisson, les orteils recroquevillés de douleur ! 😀 Je suis contente de voir qu’il y a au moins une âme qui lit mes sages conseils, surtout qu’elle n’est même pas (encore) concernée 🙂

  3. Jerry dit :

    Ah bon, ça mord, les nourrissons? On m’avait pas dit ça encore, pour me faire peur. En plus, le papa est lion, je devrais me méfier.

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