Matt Huvu m.lavie.pps

Quand j’ai annoncé à Matt Huvu que je pensais que nous n’étions pas faits l’un pour l’autre, il a tout de suite demandé pourquoi (par SMS, toujours).

Et là, j’étais piégée. J’avais bien une idée du pourquoi, mais je n’avais pas envie de lui dire ses quatre vérités pour autant, cela aurait été méchant et inutile. Et pour lui dire quoi que ce soit de constructif, il me fallait un peu de tranquillité d’esprit. J’ai donc proposé que l’on discute de tout cela par téléphone à son retour de week-end. Read the rest of this entry »

Matt Huvu, le parship boy

A priori, il avait l’air normal, ce parship boy. C’est même moi qui lui avais fait signe en premier, à cause d’une certaine conception de la gentillesse qu’il exprimait et où je m’étais reconnue. Une première photo qui respirait la beaugossitude chauve, une fiche raisonnablement bien remplie…. Tout allait bien. Un seul signe qui aurait dû m’alerter : Read the rest of this entry »

Vibrations

« Je vais utiliser un instrument différent, la vibration va être différente » dit-il en retirant de mon corps l’objet lisse et oblong.

Je ne suis pas rassurée. Cela fait longtemps qu’on ne s’est pas occupé de cette partie si intime, ouverte et nue sous ses yeux.

Il est plutôt bel homme, les yeux gris, les cheveux poivre et sel. Il sait ce qu’il fait. Mais il a son orgueil, il n’aimerait pas que j’aie peur de lui. Et moi, malgré tout, je souhaite ce qui est en train de se passer. Je ne fuirai pas.

Il introduit l’instrument en moi et le met en marche. Un peu différent de celui de tout à l’heure. Des vibrations encore, plus lentes qu’avant. Les sensations viennent, étranges, inattendues, mais pas douloureuses comme je le craignais.

On avait raison de me le dire, et j’avais tort d’avoir autant d’appréhension.
Aujourd’hui, on n’a plus mal quand on va chez le dentiste.

Alliance politique

Hier, c’était la galette des rois en famille.

Raphaël s’est demandé très tôt s’il allait être le roi. Deux possibilités se présentaient : il avait une chance d’avoir la fève lui-même, mais aussi une chance d’être désigné par une fille qui aurait la fève. Une attention toute particulière était donc apportée au nombre de garçons présents : si, par exemple, il y avait deux garçons, ses chances d’être roi étaient tout à fait favorables.

Pour changer un peu le sujet, je lui ai demandé qui il désignerait s’il avait lui-même la fève.

Il a répondu très vite qu’il choisirait Tata.

Et puis, après quelques minutes de réflexion :

« Mais, si je sais que je choisirai Tata comme reine si j’ai la fève, est-ce que ce ne serait pas normal qu’elle aussi me choisisse si c’est elle qui l’a ? »

J’appelle ça une alliance politique.

Procès en sorcellerie

Attention, histoire vraie.
Ca se passe à la cafét’. Je suis en train de finir de déjeuner. Sémire a fini aussi depuis un moment, mais est restée assise jusqu’à ce que tous les autres s’en aillent. Nous voici seules.
Sémire (l’air de quelqu’un qui va aborder un sujet délicat): « Cinn, j’ai une question à te poser….  » Read the rest of this entry »

Miracle de la Saint-Sylvestre

L’année dernière, et les quelques années précédentes, j’étais seule pour la Saint-Sylvestre. Les enfants couchés, je pouvais tranquillement faire un bilan de l’année passée (sur fond de « j’ai pas d’amis« ). A minuit, je retrouvais un, voire deux fidèle(s) ami(e)(s) (non, je ne donnerai aucun nom de personnes aussi no- life que moi) connecté(e)(s) sur messagerie instantanée, et nous nous souhaitions chaleureusement la bonne année virtuellement, sablions un champagne virtuel (bien meilleur pour la gueule de bois) en sautillant virtuellement sous le gui. Très sympathique tout cela, mais quand même, je regrettais de ne pas avoir enfin organisé moi-même un petit quelque chose. Read the rest of this entry »

Douche froide

En temps de crise, les mauvaises nouvelles ne sont pas seulement brutales. Elles se suivent sans se ressembler.

C’est un collègue qui envoie à tout le monde un e-mail pour dire qu’il s’en va ce soir. Oui, il a une pensée pour toutes ces années passées en notre compagnie. Il souhaite à tout le monde une bonne continuation. A leurs amis, ils écrivent un deuxième mail où ils disent qu’ils ont appris ça aujourd’hui, qu’ils sont consternés et qu’on va « quand même » fêter ça autour d’un pot ce soir. Read the rest of this entry »

Fausses confidences

En temps de crise, une mauvaise nouvelle peut être brutale.

Ca s’est passé comme ça, au détour d’une conversation avec notre comptable, Paciolia. Read the rest of this entry »

Esprit de Noël, es-tu là ?

Binômette : « Ah, tout de même, un paquet de chocolats… Il est joli, hein ?. … »

(Djeunette sourit en montrant le paquet qu’elle a reçu, une sorte de petit vase blanc où sont plantés comme un bouquet de fleurs de grands morceaux de tablettes de chocolat : noir, au lait, aux noisettes… )

Binômette : « …Au moins, il y en a qui sont généreux : dans l’autre bureau, ils ont eu des dizaines de boîtes de chocolat, des dizaines. (une pause pour juger de son petit effet), ici, pas du tout… ce sont des radins.  Ce qui est bien avec Noël, c’est l’esprit de partage, les valeurs chrétiennes. C’est ça, Noël. C’est important. C’est l’esprit de Noël, la générosité, le partage ».

Pas de réaction.Comment, le message n’arrive pas à passer ? Soyons plus précise, mais agissons finement en ayant l’air de plaisanter :

Binômette : « Tu vois, il y a des gens, à Noël, ils sont égoïstes, ils ne partagent pas. Ils ne partagent pas leur chocolat. C’est incroyable. »

…(Raté : Djeunette, sans rien dire, ne se départit pas de son petit bouquet de chocolats et le glisse dans son sac)

Binômette : « Non, sans rire, tu n’en donnes pas,  là, je ne plaisante plus, c’est de l’égoïsme, voilà ce que c’est, c’est ça que tu appelles l’esprit de Noël, et bien bravo, tu me déçois, c’est de l’égoïsme. »

Et elle est sortie fumer une cigarette, pas contente du tout.

Djeunett, qui avait héroïquement résisté à la pression, n’était pas restée tout à fait insensible : c’est à ce moment qu’elle s’est crue obligée de m’expliquer qu’elle n’était jamais la dernière à partager gâteaux ou bonbons (ce qui est entièrement vrai) et que celui-ci, elle voulait l’emmener chez elle pour le manger en famille. En plus, sa présentation le rendait difficile à partager, bien plus qu’un banal coffret de pralines.

Que ne ferait-on pour un peu de bon chocolat.

L’anti-dragueur à la noix (2)

Henri avait-il oui ou non un côté coquin ? Lorsqu’on est un garçon sérieux et un gentleman honorable, on a beau discuter de tout et de rien avec une femme sur Parship, il faut un jour passer aux choses sérieuses.

Déjà, il m’a très vite posé LA question, celle à laquelle on pense en premier quand on rencontre quelqu’un de nouveau. Osé, indiscret, mais après tout, il faut un moment où l’on brise la glace et où l’on se pose les vraies questions sur quelqu’un : Read the rest of this entry »