On ne devrait jamais apprendre à compter aux garçons

bougiroses"Et bien, tu sais, Maman, moi je sais compter jusqu’à cinquante-neuf! –  C’est vrai ?... [cherchant à pousser encore plus loin les limites du savoir] : Il y a quoi après cinquante-neuf ? Tu le sais?

Euuuh…zone30_kmh – Tu te souviens de quel âge a Mamie ?

(Une demi-seconde d’hésitation, puis la réponse fuse) :

TRENTE !"

6 commentaires

  1. Barbasucre dit :

    Ton fils t’appelle mamie ???????????? Rooooooooo ces mômes !

  2. ralphy dit :

    Savoir, c’est mal

    Apprendre, c’est prendre le risque de mal exploiter son savoir. La preuve en est faite ici ! 😉

  3. Cinn dit :

    > Barbasucre : Bienvenue sur ces pages! Non, mon fils ne m’appelle pas Mamie, mais je n’ai pas 60 ans non plus… > Ralphy : Disons que je trouve qu’il est arrivé à un stade de son savoir qui est très confortable pour tout le monde (personne n’a au-dessus de 30 ans).

  4. Sun dit :

    3

    Mon fils est aussi bloqué au 59. Et il est à la recherche du plus grand nombre existant. « Est-ce que 300 000 c’est beaucoup ? », « Est-ce que tu sais compté jusqu’à 10 000 ? » … En essayant de comprendre la logique du truc. Il fait également une fixation sur le chiffre 3 (comme le tien avec 30). Dès qu’on lui demande un chiffre, c’est toujours 300 Millions ou 300 ans (âge qu’il considère avoir quand on lui pose la question). C’est normal c’est l’âge ou tout va par 3.

  5. Cinn dit :

    > Sun : Un fils raméen ?… (celui de A. Clarke, hein). Je n’ose imaginer les conséquences sur sa vie sentimentale.

  6. ralphy dit :

    Trois

    J’ai constaté quelque chose d’intéressant, avec les enfants : ils connaissent les chiffres et les nombres avant de savoir compter. Je veux dire qu’ils savent que cela représente soit une quantité (deux mains), soit un ordre (deuxième marche), et que par conséquent on peut compter avec, mais ils semblent savoir tout cela avant de savoir compter, ou du moins avant de compter jusqu’à trois, d’autant qu’ils connaissent parfois même tous ces chiffres (zéro à neuf), voire nombres (dix) avant de savoir véritablement compter. Bref, où voulais-je donc en venir ?… Ah ! Ce que je disais, c’est que au début, ils apprennent à faire la distinction entre singulier et pluriel. Quand on demande combien de bonbons veut un enfant qui apprend à peine à compter, il sait qu’il ne doit pas dire « un », mais plus. Or, plus, pour autant qu’il sache, c’est « deux ». Ce n’est que plus tard, voire bien plus tard (toutes proportions gardées) que l’enfant apprendre à compter jusqu’à trois. Une fois ce cap de trois franchi, d’ailleurs (à la maternelle, en principe, avec le compte des trois petits cochons, si j’ai bien saisi), compter au-delà devient très facile (disons jusqu’à dix, puis petit à petit au-delà, même si cela n’a pas grand intérêt à cet âge-là, en général). Parfois, je fais des jeux avec mes neveux de trois et cinq ans, comme l’addition et la soustraction avec les doigts (on ajoute ou on enlève des doigts pour concrétiser le calcul énoncé à voix haute : « combien font un plus un ? », « combien font trois moins deux ? », « combien font sept plus deux ? », etc.), et cela les amuse beaucoup, d’autant que le fait d’apprendre à exploiter leur savoir faire des chiffres, puis des nombres, dans le cadre d’un calcul ludique semble produire une auto-satisfaction chez les petits particulièrement agréable (comme, sans doute, à chaque fois que l’on accomplit quelque chose de nouveau, donc finalement comme à tout âge ?) Enfin, tout ceci pour juste dire que le chiffre « trois » semble être le premier pas vers la maîtrise des quantités et du calcul, et une fois le chiffre trois débloqué, le reste coule de source, d’où, éventuellement, son importance dans les esprits.

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