Achinhénin

Je ne sais pas si je vais attraper la grippe A, mais bizarrement, ça ne me
fait pas peur.

Je devrais vivre dans l’angoisse : si Laura, Raphaël et moi sommes cloués au
lit en même temps, fébriles en même temps, courbaturés en même temps, nous
mouchant les uns les autres, hyperventilant de concert, atteints de bouffées
délirantes en choeur, certes, m’occuper d’eux va être un peu problématique
(attention, euphémisme).

Au lieu de ça, je fantasme. Une semaine entière (voire deux à cause de la
contagion) au fond de mon lit, à n’avoir aucune activité autre que dormir et
assister à quelques hallucinations dues à la fièvre, c’est plus fort que
moi, ça fait envie. Un prétexte pour ne plus avoir à subir les humeurs de
Binômette, ça serait tellement bon à prendre.

Vous me direz, il y a d’autres scénarios possibles, encore plus mieux.

Exemple : les enfants attrapent la grippe, mais pas moi : moi je reste sur
le pont, chef de famille immunisée, implacable, rempart contre la maladie,
extrêmement utile pour enchaîner les câlins qui guérissent et les
administrations de Dauliprane. Ensuite, les enfants cuveront leur virus en
roupillant en silence pendant des heures pendant que je prendrai un bain
moussant. Pendant ce temps, tout le monde comprendra que je ne vienne plus
partager le bureau de Binômette pendant quelques jours.

Tant qu’à rêver, il y aurait aussi celui où ce serait Binômette qui
attraperait la grippe sous une forme suffisamment poussée pour l’obliger à
plusieurs semaines de repos. Tant qu’à faire, elle croiserait le chemin d’un
chasseur de tête qui lui proposerait du travail à 5 minutes de chez elle.
Mmmmmhhh, ça, c’est du torride.

2 commentaires

  1. ralphy dit :

    Imagine qu’elle enchaîne la grippe A suivie de la grippe saisonnière !

  2. Cinn dit :

    Imaginer cela me donne des frissons… Torridissime.

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