Comment ne pas trouver l’âme soeur avec Meatix

Pour répondre à Steph, qui s’amuse à faire marcher les meatix boys., et à Ralphy, qui reconnaît que Meatix est un bon moyen d’enchaîner les plans cul faciles… c’est bien triste, mais rien de tout cela ne me paraît follement tentant.

Faire marcher les Meatix boys ? Oui, mais s’il y a un truc que je trouve peu satisfaisant, c’est de s’amuser de recevoir une réaction normale à un comportement. Se laisser draguer par un meatix boy, lui offrir la réponse qu’il attend et s’amuser du fait qu’on le "fait marcher" et qu’il s’excite tout seul, ça me paraît aussi peu stimulant que de dire "Comment ça va?" à quelqu’un et de s’amuser de s’entendre répondre "ça va et toi?". Oui mais bon, de manière générale je préfère rire "avec" quelqu’un plutôt que "de" quelqu’un, donc ça n’aide pas. Je ne sais pas si je me fais comprendre, je dois être un peu "priz 2 tête" et pas fun-fun comme femme?..

Les plans cul ? Ca ne me tente pas non plus. Toujours dans la série "priz 2 tête", il me faut un minimum d’affectif et de confiance pour prendre plaisir à partager le lit (ou la machine à laver) de quelqu’un, même quand je sais par avance pertinemment que ce n’est pas l’homme de ma vie. Effectivement, si j’y trouvais mon bonheur, Meatix serait un excellent moyen de s’amuser, mais ce n’est pas le cas ! Je ne sais tout simplement pas traiter un homme comme un godemiché sur pattes. Je rate sûrement quelque chose, mais je suis assez fleur bleue finalement, on ne se refait pas !

En regardant des profils masculins, je prêtais pour ma part une attention toute particulière à l’annonce laissée par la personne. Chez les hommes, celui qui a quelque chose à dire laisse une annonce très différente des autres, qui se repère rapidement au milieu de la foule des "Difficile de se décrire face à un écran, lol, venez plutôt me découvrir et n’hésitez pas à me laisser un mail, je ne réponds pas aux profils sans photo."… l’avantage de l’annonce, c’est qu’avec un peu de talent, l’intellect et/ou la culture  se "voient" plus facilement que la beauté sur une photo… l’ostentation et le bluff aussi, parfois !

Roses en nombre impair et époux infidèles

Ayant appris par Ralphy que les roses s’offraient en nombre impair, je me suis replongée dans les bonnes manières selon Nadine de Rothschild pour essayer d’en trouver la raison (ben oui, pourquoi en nombre impair ? Pourquoi pas en nombre premiers, tant qu’on y est?) , et je suis retombée sur les passages qui racontent sa notion du couple.

Nadine consacre trois petites pages à un chapitre intitulé "savoir vivre en couple fidèle".. et pas moins de vingt-cinq pages (!) au "savoir-vivre des amours secrètes". Il faut dire qu’elle y inclut les amours homosexuelles et bisexuelles (exemple :"Ne cherchez pas la provocation par vos propos ou par une tenue vestimentaire différente").

Maris infidèles, grâce à Nadine, vous apprendrez pourquoi  vous avez fauté "même si vous êtes encore amoureux de votre épouse" ("prendre une maîtresse, c’est échapper à la routine.…") mais aussi quelles précautions prendre ("Apprenez à mentir vite, bien, et avec la plus grande innocence […]. Même pris sur le fait, niez avec la plus grande véhémence").

Nadine :

– dresse une liste des ""signes qui trahissent votre infidèlité" (vous faites teindre vos cheveux gris, vous devenez coquet, vous avez acheté une moto ? Prudence, Madame va se douter de quelque chose!),

– vous explique comment rompre une liaison ("annoncez-lui que votre épouse et vos enfants ont appris votre liaison et que vous leur avez juré de rompre"),

– vous aide à gérer les cas particuliers :

  • Vos deux couples se connaissent (Vous l’avez trompée avec sa meilleure amie ? Dites "Mais ma chérie, ne m’en veux pas, je ne voyais qu’elle à la maison!");
  • Votre maîtresse est plus âgée que vous ("ayez la finesse de lui faire sentir qu’en cédant à vos avances, c’est elle qui vous accorde un privilège") ;
  • Vous fondez un second foyer en Afrique ("vous arriverez peut-être à convaincre votre femme d’accepter cette situation si un enfant est né de votre aventure")
  • Vous êtes l’amant de la meilleure amie de votre fille (!!!);

Que les partisans de l’égalité des sexes soient rassurés : il y a également des conseils pour les femmes.

  • Madame, attention, si vous chamboulez l’appartement de fond en comble, et refaites toute la déco (je pense que Nadine ne s’adresse pas aux femmes qui travaillent pendant la journée), si vous changez radicalement de coiffure, si vous oubliez de préparer le dîner, votre mari se doutera de quelque chose. Idem si vous remplacez le lit matrimonial par des lits jumeaux (Y’a pas à dire, elle en a des scoops, Nadine…).
  • Si votre mari découvre votre liaison, "niez tout en bloc :Ta jalousie t’égare, comment peux-tu douter de moi?", sauf si la preuve de l’aventure est "irréfutable, indiscutable, irrécusable"…
  • Que faire si vous êtes célibataire et que votre amant est marié ("Ne cherchez pas à rencontrer ses enfants dans l’espoir d’en faire des alliés" !!!!),
  • Vous avez plusieurs amants (un pour chaque nuit de la semaine, faute d’en trouver un à demeure. A la lire, ce serait plutôt un bon plan);
  • Que faire si vos enfants découvrent votre liaison;
  • Savoir vivre une rupture (en gros, il faut écrire une lettre de rupture pleine d’esprit et de panache)

J’avoue que cette conception du savoir-vivre me donne le vertige.. Comment peut-on être incollable sur le langage des fleurs, le placement à table,  ou l’art du baise-mains, et ne pas commencer par dire, avec un peu de véhémence, d’éviter ce genre de situations ? Nadine ne conseille en substance le retour à la vertu, à l’assurance de l’amour profond qu’on porte à l’autre et aux valeurs sacrées du mariage… que dans le cas où vous vous faites choper et risquez le divorce.

Autre génération, autre monde, autres habitudes ?.

En attendant, ce n’est pas chez elle que j’ai trouvé la réponse à ma question (c’est une question d’harmonie du bouquet), mais sur le net.

Trempée et ravie

Smoothie pour tout le monde ! C’est jour de fête, j’ai enfin atteint le cap symbolique : une heure de jogging. Chic alors !

En plus, sous la pluie, ce qui fait que je suis rentrée assez détrempée (l’inconvénient majeur des intempéries pendant que je cours, c’est la visibilité très réduite au niveau des lunettes….). Un jogging breton, en quelque sorte.

Comment ça, on allait imaginer autre chose au vu du titre ? 

Meetquit

Il devient urgent que j’arrête Meatix. Le tri entre le bon grain et l’ivraie s’avère vraiment difficile et s’accompagne de remises en cause personnelles.

– Au secours ! Chuis moche !

– Mais noooon, t’es pas moche (tiens, pourquoi j’ai des échos Coluchiens dans la tête tout d’un coup?). Enfin, ça dépend des goûts, tu le sais très bien. Et puis sur Meatix, les hommes te jugent d’après une photo, et d’après ce que tu as compris, tu n’es pas particulièrement photogénique. Ce qui a un avantage, voyons les choses positivement : tu es mieux en vrai. En plus, il faut le reconnaître, tu as AUSSI eu droit à des compliments. Donc, s’ils te fuient en te voyant, c’est que c’est la photo qui est ratée, pas toi. (merci à Mister H. d’avoir été catégorique sur ce point). Bon, bref, rien de grave. Et puis de toute façon, l’important, c’est la beauté intérieure.

Non, non, ce qui ne va pas en priorité, c’est les Meatix boys, ce n’est pas moi (c’est quand même plus confortable intellectuellement de remettre en cause les autres en premier, ouf.). (Oui, je sais, j’étais prévenue). On y trouve sans effort particulier :

– des mythomanes accomplis, – des blaireaux qui prennent les femmes pour des gourdes qui ne savent pas reconnaître un mail composé par copier-coller, – d’autre blaireaux qui ont vu trop de films X et qui cherchent à rencontrer rapidement une femme sublime, ou à défaut, une qui leur fera une hotcam dans l’heure, – un ou deux hommes qui avouent trente ou quarante ans et qui ont des questions de lycéen sur la sexualité, – Ceux avec qui le courant a l’air de plutôt bien passer au départ, mais qui disparaissent sans donner d’expilcations, sans doute distraits par une fiche suivante, une plus comme ci ou comme ça ? – et pour finir, des garçons à peu près normaux et sains dans leur tête, mais qui viennent justement de trouver l’âme soeur, là, pendant que vous étiez en train de leur écrire un mail, ou pendant que vous étiez en vacances. Pas de chance !

L’ennui, c’est qu’à venir un peu trop souvent fouiller dans ces poubelles se connecter sur le site, on en vient à avoir l’impression subliminale que l’échantillon est représentatif de la gente masculine. Bizarrement, l’homosexualité féminine ou le couvent paraissent alors des options plus qu’acceptables. Ah mais zut !! On n’acceptera peut-être pas les enfants en bas âge aux Soeurs Servantes du Sacré-Coeur.

Non, non… Restons optimistes. Les meatix boys sont parmi nous, certes. Mais j’aimerais garder encore un peu l’illusion que le comportement meatix boy reste presque minoritaire. L’espoir que le comportement des meatix boys n’est PAS représentatif.

Je m’y cramponne même encore.

Dancing with Nancy Marmorat

Vous connaissez Nancy Marmorat ? C’est une danseuse (ou prof de danse?) qui fait des vidéos de fitness. Il y en a pour tous les goûts : aérobics, abdos, musculation, step… 

Nancy, je l’adore.

Elle a un visage à en tomber amoureuse, avec de grands yeux bleus, parfois éclairé par un drôle de sourire un peu timide.  Elle a une petite voix flûtée et très douce, où on entend des sourires. Elle est évidemment mince, athlétique et gracieuse, profession oblige.

Elle fait tous ses exercices et chorégraphies seule devant la caméra, sans s’entourer d’une petite troupe de figurants destinés à donner l’illusion à la spectatrice qu’elle fait partie de tout un groupe et qu’elle n’est donc pas une nouille qui fait de la gym toute seule devant son écran parce qu’elle ne peut pas partir au club de gym en abandonnant ses enfants.

Oui, mais voilà. Nancy, j’ai une supplique. N’oublie pas les débutantes. Je m’explique. Toi, quand tu fais une chorégraphie pour la première fois, tu l’apprends très vite parce que tu es habituée. Tu la fais deux ou trois fois, et hop, le tour est joué. Donc tu crois qu’on peut faire pareil.

Moi, il me faut un apprentissage en douceur. N’ayant jamais mis les pieds dans un cours de danse quand j’étais petite, il a fallu que je te regarde avec attention pour comprendre ce que tu appelais un "mambo". Depuis, ça va, je maîtrise. Et quand tu proposes en guise d’ "exercice de mémoire" un mouvement en huit temps où les bras font chacun un mouvement séparé, à un rythme d’office assez soutenu, tu as beau le refaire cinq ou six fois, le mouvement, je n’arrive toujours pas à le faire correctement jusqu’au troisième temps, ça va trop vite…. Quand à l’image que je dois donner… je préfère la chasser de mon esprit, c’est vraiment trop déprimant. Si tu veux que j’y arrive d’abord, montre moi lentement d’abord, ou alors un bras après l’autre. Mais ne me traumatise pas comme ça, Nancy !

A part ça… continue comme ça, c’est parfait…

A mother’s work is never done

Suite à une réflexion faite en sa présence sur la quasi-nullité de mon talent culinaire (il faut dire que le peu de confiance en moi que j’avais de ce côté a été érodé par le fait de vivre cinq ans avec un cordon bleu qui se lançait dans des critiques constructives quand je me lançais dans une recette aussi risquée que des coquillettes au beurre), ma mère m’a fait un petit cadeau.

Un livre de cuisine pour débutants. Sous-titre : "Votre mère ne vous a pas appris à faire la cuisine ? Il n’est pas trop tard".

Je suis sûre qu’elle s’est sentie visée en lisant le sous-titre. Elle se débrouille bien elle aussi (elle fait du varié, du léger, du savoureux… un régal) mais ne m’a jamais montré comment faire. Bon, j’aurais dû demander aussi.

J’ai feuilleté. Il y a des recettes au nom compliqué (j’ai ouvert le livre au hasard et suis tombée sur des "brochettes d’asperge au parmesan"), mais aussi la recette de l’oeuf dur et celle de l’oeuf à la coque. Si.

Promis, demain je m’y mets.

Comme chien ou chat ?

Quelle est la différence entre un chien et un chat ?

Le chien se dit : "Ils me protègent, me nourrissent, s’occupent de ma santé, m’aiment… ce doivent être des dieux !"

Le chat se dit "Ils me protègent, me nourrissent, s’occupent de ma santé, m’aiment… je dois être un dieu !"

Et vous, êtes-vous chien ou chat ?

Les bonnes manières au lit

Je réponds ici un peu plus longuement à un récent article de Whereistheone, un double billet consacrés à des « erreurs » féminines en matière de sexe.

Whereistheone/Marjorie me fait sourire lorsqu’elle recommande par exemple de ne pas passer trois heures à se préparer avant les ébats, ou de ne jamais, au grand jamais, montrer le haut de ses mi-bas à son partenaire. Sûrement pas faux, tout ça !

Là où je ne la suis pas du tout, c’est quand elle semble expliquer aux femmes qu’il « faut » aimer telle ou telle chose. Que ne pas faire de fellation (par exemple) est inexcusable.

Parce que dans ce registre là, on peut aussi aller beaucoup plus loin : « Amies femmes, pourquoi refuser l’échangisme ? Les hommes adorent ça et la femme qui fait semblant d’y prendre plaisir marque réellement des points dans l’esprit de son partenaire! »

Le sexe, ça sert avant tout à avoir du plaisir, des deux côtés. Je trouve que faire quelque chose à contrecoeur et alors que ça nous dégoûte  est un cadeau empoisonné à offrir à notre partenaire.  N’en tirer aucune conclusion sur mes préférences perso, c’est une question de principe et ça me paraît élémentaire.

Sans la liberté de ne pas faire, il n’y a pas de plaisir de faire.

Si on inverse les choses…. Imaginons que je me retrouve au lit avec un monsieur qui n’aime pas pratiquer un cunnilingus (par exemple). Est-ce que ça me plairait de savoir qu’il est là uniquement par courtoisie, parce que « ne pas en faire est inexcusable » ? Qu’en réalité, c’est une corvée qui le dégoûte et lui donne le haut-le-coeur ? Non, bien sûr. Je préfère qu’il fasse l’impasse et qu’on s’amuse tous les deux.

Evidemment, il y a aussi ceux qui sont incapables de faire une impasse, autrement dit, qui préfèrent satisfaire une envie, quitte à ce que leur partenaire s’ennuie, ait mal, ou passe un mauvais moment. Ceux-là sont parfois capables de vous mettre la pression, de vous faire un chantage psychologique plus ou moins subtil pour que vous cédiez (« Je suis puni?? »). Attention, je ne parle pas de celui qui sait « donner envie ». Je parle du sinistre égoïste qui cherche à vous forcer la main. A éviter absolument à mon avis.

Il y a tellement de manières de prendre du plaisir ensemble qu’il ne devrait pas y avoir de passage obligé, normalement… Le reste est une affaire de goût. En plus, les goûts et les envies évoluent avec l’âge et les moments.

Et dans des cas extrêmes, me direz-vous ? Parce qu’il y a quand même des limites. Qu’est-ce qui est indispensable à une relation sexuelle à court terme ? Ou à long terme ? Y a t’il des choses sur lesquelles on ne peut pas faire l’impasse du tout, d’un côté ou de l’autre, pour des raisons variables (goûts, mais aussi problème de santé) ? La pénétration, par exemple ?

Je n’ai pas connu le problème… mais quitte à être utopiste et optimiste sur l’étendue des choses à faire et à essayer entre adultes consentants, j’aurais tendance à répondre non.

Comme le Messie

Quand je viens la chercher à la crèche…

La porte qui sépare le couloir de la salle où jouent les enfants quand j’arrive a une petite ouverture vitrée, à hauteur de la tête des enfants.

Avant de la franchir, cette porte, je commence toujours par jeter un coup d’oeil dans le carré vitré, pour voir si j’aperçois ma fille.

Quand elle est dans le champ de mire, elle ne met jamais longtemps à me voir à son tour. Oui, même si elle et occupée à jouer. Et elle vient aussitôt vers moi, de son petit pas de pingouin remuant, en souriant et en m’appelant. Ravie, évidemment. Parfois, je joue un instant avec elle à cache-cache derrière la vitre, mais je ne tarde pas trop à la retrouver.

Le plus souvent elle se jette dans mes bras pour un gros câlin (mhhh son odeur de bébé!) et fait très rapidement "au revoir" à la cantonnade.

De la part de quelqu’un qui ne sait pas parler, peut-on imaginer un accueil qui fait plus chaud au coeur ?

Le dernier tabou

Un des principaux tabous de notre société, c’est la mort et la maladie.

Pourtant, elles nous concernent tous, à des degrés divers…

J’ai vu il y a quelques années une femme hospitalisée qui parlait de ses "polypes" et à qui l’équipe médicale avait caché qu’elle avait en réalité un cancer du côlon, histoire de ne pas la faire paniquer. Le cas ne doit pas être isolé.

Il me semble que l’approche probable de la mort pour une personne est une chose tellement importante à "gérer" que dans l’idéal, elle ne devrait pas être cachée.

Evidemment, les choses sont peut-être très différentes pour quelqu’un qui ne croirait pas à une forme d’existence après la mort.

Je parle évidemment aussi pour moi. On peut partir n’importe quand, tôt ou tard, brutalement ou en pouvant s’y préparer. Il reste que c’est à mes yeux une porte à franchir et que si j’avais le choix, je préfèrerais la voir venir.  Tant qu’à subir un examen de passage, autant avoir révisé plutôt que subir au débotté une interrogation surprise.

Mourir, c’est se séparer d’une immense partie de ce qui faisait notre identité, c’est laisser derrière soi toute notre personne et notre vie en ce monde et aller vers l’inconnu. Pas évident à imaginer. Tant qu’à partir pour un continent inexploré, autant laisser des affaires en ordre derrière soi.

Je ne voudrais pas non plus que l’on me parle avec plus de réserve ou de déférence si j’étais malade. Si mon corps se dégrade, je reste une personne. Je voudrais que mes proches restent proches et soient capables de me dire au revoir le moment venu, que mes amis restent prêts à partager des moments plaisants jusqu’au bout. Tant qu’à être sur le départ, autant ne pas perdre les derniers instants.

Voilà pourquoi je ne voudrais pas qu’on me cache une maladie potentiellement mortelle, si j’étais malade. Je voudrais bien sûr avoir une idée assez claire des risques que je cours, des espoirs de guérison aussi et avoir la possibilité, si je le souhaite, d’avoir à quelqu’un à qui parler de la mort.

Il semble que ce n’est pas le cas de tout le monde : faire le deuil de sa vie, c’est quelquefois passer par les différentes phases du deuil, y compris le déni. Cela dépend des personnes, des habitudes, des croyances sûrement. Je ne pense pas qu’il faille forcer le passage de ces phases, simplement être là en cas de besoin.

Je souhaite à tout le monde de quitter ce monde à la manière de mon grand-père. Très croyant, il s’est éteint chez lui, après avoir pu dire au revoir à tous ceux qu’il aime.

Et il était prêt… Il priait : "Seigneur, c’est quand Tu veux…!"