Connectus interruptus

Eclair de génie. J’ai compris pourquoi tant le monde se connecte du boulot.

Ils sont comme moi. Ils ont une connexion pourrie chez eux.

La mienne, de connection, a des caprices de diva. Le pire, c’est quand on n’est pas bien sûre si ‘elle est interrompue ou non. Tout mouline interminablement, puis, miracle ! Une fenêtre s’affiche, imparfaitement certes, mais prouvant incontestablement qu’une poignée d’octets ont réussi à passer à travers les mailles de la "Toile". Mais c’est pour mieux continuer à mouliner tout en m’empêchant de me décourager complètement.

Je soupçonne le personnel de mon fournisseur d’accès (qui restera anonyme, je ne vais pas faire ma cafteuse, mais ça commence par un O et c’est un nom de couleur) de  me couper volontairement l’accès au net plus ou moins aléatoirement, par pur sadisme et parce qu’ils s’ennuient au boulot. Peut-être même ont-ils réussi à allumer ma webcam à mon insu pour surveiller mes réactions. Autant dire que personne ne fait rien au travail alors ?

A côté de ça, il y a une blonde en robe noire qui me drague. Mais les pixels sont-ils vraiment plus verts ailleurs ?

The Stepford Moms

On nous cache tout, on ne nous dit rien.

On ne m’avait pas dit, quand j’ai décidé de faire des bébés, que je devenais non seulement mère mais aussi  parent d’élève en puissance…

L’école maternelle organise une fête annuelle. Soit. C’est très charmant, très pittoresque.Des stands de jeux ? Un pique-nique ? Une tombola.

Mon Dieu ! Une tombola…! Vision d’horreur. Cette image des pauvres gamins qui refourguent leurs billets numérotés à des passants compatissants au coin de la rue, tout ça pour gagner un tupperware ou un infâme porte-clefs…. Bref, tout cela est kitchissime, mais pas bien méchant. Chacun trouve son bonheur où il veut. Qu’il en soit ainsi. Dans ma grandiose bienveillance, je viendrai même applaudir la chorale, puisque chorale il y a (et que mon fils en sera).

Plaît-il ? Il faut…. quoi ??? Il faut que je… quoi ?? Moi ??!

L’ennui, c’est qu’ "ils" n’y arrivent pas tout seuls, à organiser leur teuf de printemps. Nan,nan! En tant que parents d’élèves, non seulement on nous a demandé de trouver des lots pour la susdite tombola (… Mon Dieu…), mais en plus, c’est sur nous tous qu’on compte pour toute la logistique. Les chaises, les tables, le matériel pour les stands, le pique-nique, tout ça viendra de nous, les parents. Non, mais on peut pas nous laisser en paix cinq minutes?

Je ne doute pas une seconde que l’école regorge de mamans et papas (c’est marrant, mais je visualise plus facilement les mamans en train de se livrer à ce genre d’activités… ) archimotivés pour ça, solidaires et habiles de leurs mains, qui vont faire un boulot admirable : confectionner quiches, tartes et salades, apporter des meubles de jardin dans leur monospace, tenir un stand pendant des heures avec un enthousiasme sans faille. D’ailleurs, je compte bien essayer d’y mettre un peu du mien, si je peux, histoire de ne pas les laisser tout seuls . Objectivement, c’est sûrement une très bonne chose, tout ça. Mais je ne sais pas, je n’accroche pas trop à ce genre de choses. Ce sera sans déplaisir, mais sans conviction.

Et ce n’est que le début. Déjà nous nous sommes fait "convoquer" par la directrice de la crèche au sujet du "comportement" de Laura. Pour faire le point (elle a été très vague…).

Diantre, ça commence déjà, ça aussi ??

Pour ceux à qui ce titre ne dirait rien, allez là  si vous lisez l’anglais et sinon (je n’ai pas trouvé mieux).

Attention, perverse !

Je viens d’apprendre que l’on peut tenter de retirer à une mère la garde de ses enfants pour cause de blog.

Enfin, à dire vrai je force un peu le trait. Il semble simplement que l’ex-mari d’une bloggeuse lui reproche, entre un tas d’autres inanités, de participer à des rencontres entre bloggeurs. Sait-il seulement qu’elle a son propre blog ? J’en frémis.

Je vous laisse réfléchir un instant à l’étendue de cette révélation. Vous rendez-vous compte, ma pauvre dame, que cette femme d’apparence inoffensive, non seulement ose délaisser ses enfants pour faire une sortie (ce qui montre déjà que quelque part, c’est une mère indigne) mais encore pour se joindre à une bande de maniaques pervers, de dangereux narcissiques qui exhibent leur pensées plus ou moins intimes devant n’importe qui, parfois même en payant pour assouvir leur pulsion d’être exposé ainsi, cérébralement nu, au vu de parfaits inconnus ??

C’est bien la première fois que je vois ce type de méfiance exprimée envers des bloggeurs. Cela me rappelle l’époque où le fait d’être adolescent(e) et de jouer à des jeux de rôle donnait l’impression aux gens que vous vous livriez à je ne sais quel rite satanique dangereux, que vous êtiez membre d’une sorte de secte plus ou moins gothique et en tout cas dégénérée (alors que vous essayiez juste de faire en sorte que Calypso, votre elfe magicienne, arrive enfin à maîtriser les sorts de niveau 2 tout en sauvant une quelconque princesse d’une mort certaine).

Ouf ! Pour l’instant Lex n’est pas au courant que je m’adonne au même genre de choses. Je fais quoi, je ferme boutique au cas où?..

Princesse promise

Avant de répondre au questionnaire envoyé par Chipolata (cette fois sérieusement, suite à de nombreuses plaintes -enfin, une- suite à mon dernier questionnaire en date), je veux émettre de vives protestations.

Chipolata, donc, cette punaise cette jeune femme vive et enjouée, cite parmi ses films préférés "Princess Bride". Mais en ajoutant que c’est "son nanard préféré".

Certes, certes, c’est un film qui trahit son âge (20 ans passés) et dont certains effets spéciaux ne sont pas tout à fait à la hauteur (je pense à la séquence où Buttercup/Bouton d’Or et Wesley combattent le rat géant, dont le déguisement.. heu… laisse à désirer).

Certes, c’est un film tout public, qui peut facilement être vu par des enfants.

Certes, on y parle amour, princesses, géants, miracles, combat chevaleresques. De loin, on jurerait un conte de fées banal.

Alors qu’en vrai, c’est un petit bijou d’humour et d’autodérision, de tendresse et de contes de fées gentiment tournés en bourrique.

Il y a une héroïne fabuleusement belle (le livre précise même son évolution au fil du temps parmi les femmes les plus belles du monde… mais le livre, c’est une autre histoire, il est encore mieux que le film et mériterait un autre billet à lui seul), très courageuse mais aussi franchement nunuche.

Il y a un jeune premier beau, fort et intelligent, mais qui a été pirate quelques années.

Un Espagnol exceptionnellement bon escrimeur qui cherche à venger la mort de son père, mais qui a du mal à boucler ses fins de mois ("c’est pas très lucratif, le business de la vengeance") et qui sombre dans l’alcool quand il est contrarié.

Un géant très fort, pas très malin mais qui adore trouver des rimes à des mots difficiles.

Un méchant un peu mégalo, qui aime chasser et qui veut forcer l’héroïne à l’épouser, mais qui est aussi fabuleusement lâche.

Et surtout une série de répliques mémorables, souvent mi figue, mi-raison.

Exemple :

"La vie est douleur. Celui qui vous dit le contraire a quelque chose à vendre".

Bref, un film comme je les adore. A la fois touchant et qui ne se prend pas trop au sérieux.

Comment faire fortune grâce à votre héritier

Lui :(à côté du distributeur de vignettes de la Poste) : Mamannn ! Mamannn ! Viens voir l’appareil !

Moi : Je ne peux pas mon chéri, je fais la queue.

Lui : Y’a des sous dans la machine !

Moi : Heuu ? Alors, prends-les !… Montre-moi ?….OOOOOh ! Tu as trouvé trois centimes ! C’est très bien… Tu vas les garder ? Qu’est-ce que tu vas acheter ?

Lui : Tiens, c’est pour toi. C’est pour que tu aies plus de sous.

Je suis très touchée. Lui, au moins, il me comprend.

Violation d’intimité

Paquette a raconté avoir été filmée insciemment pendant un rapport sexuel (une mineure filmée par un policier… no comment!). Ailleurs, on met en ligne des vidéos "prises à l’insu" des personnes qui y figurent, ou du moins présentées comme telles.

Voilà qui me paraît profondément malsain.

Que qui qui aime se montrer fasse le bonheur de qui aime regarder, il me semble que personne ne fait rien de mal (du moins si le consentement est clair et éclairé de part et d’autre). Ceux-là ont mon entière bénédiction pour se faire plaisir.

En l’occurrence, je ne suis pas certaine que Paquette aurait dit non à son partenaire s’il lui avait demandé son avis pour la filmer. Oui, mais voilà, il ne lui a pas demandé son avis, voilà la différence immense.

S’approprier les images d’autrui, encore plus dans un moment d’intimité (ou du moins de rapport sexuel… tous les rapports sexuels ne sont pas amoureux mais on ne va pas chipoter…), sans son accord, je trouve cela glauque et choquant.. à plus forte raison si c’est pour diffuser ensuite ces images.

Je suis maladivement sensible sur tout ce qui tend à violer l’intimité de quelqu’un.  Je crois que je n’ai jamais complètement pardonné à l’ex petit copain qui a tenté de lire mon journal intime il y a plus de dix ans, c’est tout dire ! De ce côté là, Lex était d’une discrétion parfaite, admirable. Avec une logique imparable : celui qui fouille ne doit s’en prendre qu’à lui même s’il trouve quelque chose qui lui déplaît.

J’avais commis l’erreur d’accepter une fois que des images d’un moment câlin soient conservées par quelqu’un.  En souvenir. Il s’agissait d’images extrêmement soft (ET habillées), pas de quoi faire grimper quiconque au rideau (à moins d’être à la fois voyeur et fleur bleue peut-être?). D’ailleurs, j’ai reçu une copie de ce (joli) souvenir. On m’avait expressément donné sa parole de garder ces images pour soi et de ne pas les diffuser. Ce qui devait arriver arriva : quelques semaines plus tard, je me reconnaissais sur son site personnel, affublée d’un très laid et vulgaire bandeau noir (pour l’anonymat… pfffffff). J’ai évidemment très mal pris cette trahison. J’ai exigé (et obtenu) la disparition des pages en question, mais je n’ai jamais répondu aux tentatives de retour à cette "amitié".

Trop important, la confiance.

Par temps clair

Petit nuage rose, mousseux et moelleux (*), sur lequel je flotte, traversant mes journées, aérienne…

Petite brume rose autour de moi, dans laquelle je me perds, voyant les gens et les lieux à travers ton prisme clair,

Nuage où il est si tentant de monter, quitte à soudain y perdre pied et à chuter lorsque tu t’évapores, si durement,

Où m’emmènes-tu cette fois?… Ne pas fermer les yeux. Ne faites pas de prières, de peur qu’elles ne soient exaucées.

(*) pour ceux qui auraient eu l’âge de lire "J’aime Lire" vers 1980, je garde le souvenir de l’histoire du "Pêcheur d’oiseaux", assis sur son nuage comme sur un gros matelas, avec sa canne à pêche et son chapeau… je suis la seule ?

En attendant « les apôtres blafards »

Si vous êtes un homme et passionné de rugby, de foot, de voitures ou d’informatique, imaginez que vous croisiez par hasard un semblable après ne pas avoir pu parler de votre passion pendant des mois : vous feriez quoi ?… (allez, avouez… j’en ai trop vu…)

Si vous êtes passionné(e) de randonnée et que vous croisiez un autre passionné, qui se trouve n’être pas d’accord avec vous sur le choix du sac à dos ou le nombre de bâtons de marche à emporter (avec un ou deux bâtons -chaque choix a ses partisans-, on soulage ses articulations et son équilibre, mais franchir des passages étroits devient plus difficile et la circulation du sang est gênée, et puis si on se sert d’un seul bâton, il y a une dissymétrie dans le mouvement…), vous ne serez pas tenté d’échanger quelques opinions bien senties et d’échanger quelques trucs sur la meilleure manière d’alléger son sac ?

Il y a quelque temps, j’ai eu la visite d’une cousine, dont je ne savais pas qu’elle appréciait aussi Madame Rowling, et qui a aperçu mon bouquin en cours. S’est ensuivi immédiatement un débat animé sur les préoccupations essentielles évoquées plus haut Elle m’a confié qu’à son avis, R.A.B. était en réalité Regulus Black, le frère de Sirius, dont on parle deux ou trois fois au cours de l’histoire. Qu’elle pensait que Snape était fondamentalement mauvais (alors que je pense le contraire : Ben quoi, Albus Dumbledore doit avoir une très bonne raison de lui faire confiance à ce point). Je lui ai fait part de l’hypothèse émise sur les forums, qui est que Harry est lui-même le dernier horcrux et qu’il devra se donner la mort pour détruire Voldemort pour de bon.. bref, on a discuté.

Evidemment, tout ceci était d’une grande impolitesse puisque nous étions entourées de deux autres personnes qui ne connaissaient Harry Potter que de loin.

Faites-vous partie aussi de ceux qui attendent avec impatience la sortie des Deathly Hallows ? Qui attendent, le souffle coupé (enfin presque) la destruction des derniers horcruxes ? Qui se demandent avec angoisse qui, de  Harry Potter, Hermione Granger ou Ron Weasley, va survivre à leur dernière année à Hogwarts ? Si Snape est un méchant qui fait semblant d’être gentil ou un gentil qui fait semblant d’être un méchant ? Et surtout qui peut bien être le fameux "R.A.B." qui a subtilisé "le" médaillon? Quel sera le rôle exact de Grindelwald ?

Non mais c’est incroyable… des forums entiers sont consacrés à ce genre de spéculations, et la plupart des personnages de la série (oui, même des relativement secondaires) ont leur page consacrée sur Wikipédia. En anglais ET en français. Si vous avez un doute sur un personnage que vous croisez au détour d’une page (disons Alicia Spinnet ou Orla Quike), des inconditionnels se feront un plaisir de vous indiquer que Harry a croisé unetelle à la page 21 du tome 2, qu’elle a un jour fait tomber son plumier en cours de divination ou qu’elle fait partie de l’équipe de Quidditch de Hufflepuff… bref, tous ces petits indices que Madame Rowling aime faire traîner au fil des pages, preuve d’une maîtrise impressionnante de l’ensemble de l’intrigue.

Non, je ne vais pas sur ces forums, mais j’arrive à la fin de la relecture entière des six premiers tomes de la saga, histoire d’être fin prête pour juillet. Non, je ferai pas la queue pour acheter le livre le premier jour, mais ce sera sûrement chose faite dans la semaine qui suivra.

Plus qu’un mois et demi…

Comment ne pas répondre à un questionnaire (ou si peu)

Profgalm m’a offert un "cadeau" traditionnel entre bloggeurs, que je reçois pour la première fois, avec d’autant plus de plaisir que j’apprécie beaucoup son humour tout en finesse et en concise causticité (asinus asinum fricat ?).

Oui, mais voilà, j’ai des scrupules à y répondre.

D’abord parce que c’est super dur. Exemple. Ma qualité préférée chez un homme et/ou chez une femme ? Ben il y en a plusieurs. Chez un homme, j’apprécie beaucoup le sens de l’humour. Oui, mais l’humour n’est rien sans la bonté. Et la bonté rien sans un beau petit cul l’intelligence. Alors je dis lequel, dites-moi ? En plus, je m’emmêle les pinceaux après. Ma principale qualité ? Ma sensibilité (qui me rend plutôt fine). Mon principal défaut ? Ma sensibilité (qui me rend assez cyclothymique et chiante à vivre, parfois). Palsambleu, je me suis trompée quelque part. Ou alors qualité : ma naïveté (qui me permet de voir le meilleur en quelqu’un). Défaut : tête de mule (qui me permet d’arriver parfois à quelque chose que je recherche). Enfer et damnation, c’est paumatoire, j’ai dû inverser les deux.

Ensuite parce que j’ai peur d’ennuyer mes lecteurs. Je suis intimement persuadée qu’à part mes proches et amis, tout le monde se fout éperdument de savoir quelle est ma nourriture (soufflé au fromage) et boisson (Sanguinello) préférée, ou que j’adore les roses (même en nombre pair) et que mes couleurs préférées sont le fuschia et les nuances saumon, rosé, orangé… enfin vous voyez… ces couleurs un peu girlie là, qui donnent la pêche et qui…  Morbleu, ça y est, je suis tombée dans le piège, je viens de perdre la moitié de mes lecteurs.

En plus, si je me lance là dedans, je vais enfoncer des portes ouvertes à un rythme effréné.

Démonstration.

"Mon plus grand malheur, ce serait qu’il arrive du mal à mes enfants". Réponse qui devrait être commune à l’essentiel de la population ayant commis une progéniture. "Ce que je déteste par dessus tout" : là aussi, comme Profgalm, je vais faire une réponse à la Miss Monde (méchanceté gratuite, intolérance et tutti quanti). ("We all hate poverty, war and injustice… unlike the rest of you, squares !" chantait Tom Lehrer). Comment j’aimerais mourir ? En paix, entourée de ceux que j’aime, et patati et patata… Mon occupation préférée ? Faire l’amour  mettre à jour ma collection de cailloux et de ressorts et aussi vous écrire de jolis billets, lecteurs chéris.

En plus, il y a des colles. Faut choisir une devise. Et là, j’hésite. "On est toujours le con de quelqu’un d’autre" ? "Toutes les généralités sont des bêtises, sans exception" ? "Lieber Unrecht leiden als Unrecht tun?" (plutôt subir l’injustice que de la commettre ? Vraiment, une colle.

Bref, je vais m’abstenir pour cette fois, ou alors remettre à une autre fois. Evidemment, je vais décevoir Profgalm, qui aura dédié ce questionnaire 1) à une blogueuse qui a décliné l’invitation avec plus ou moins d’habileté, 2) à une autre qui a fermé son blog (mais qui en a peut-être ouvert un nouveau, qui sait?). Pardon Profgalm. Je te proposerais bien des pâtes carbo et des pizzas pour me faire pardonner, mais ce serait à tes risques et périls.

Late bird

J’ai rencontré ce midi un de mes premiers contacts sur Meatix, après des semaines de tergiversations et rendez-vous manqués.

Nous avions à l’origine échangé quelques mails (un premier contact… à peine plus), puis j’étais partie en vacances quelques jours. Entre-temps, il avait trouvé l’âme soeur.

Admirablement, il avait commencé à me relancer avec un peu d’inquiétude (et pourtant je l’avais prévenu de mon départ), la "concurrence" se faisant très pressante. Au final, il était un peu dérouté que les choses aillent si vite avec quelqu’un d’autre alors qu’elles s’annonçaient si bien avec moi, et un peu confus de m’avoir ainsi "laissée en plan". Evidemment, c’est l’unique meatix boy à avoir eu ce genre de scrupules (que j’ai trouvés adorables). J’ai essayé de le rassurer sur le fait que je n’étais pas plus bouleversée que ça, que sur Meatix ce n’était pas anormal d’avoir plusieurs contacts sur la même période et qu’il avait beaucoup de chance d’avoir trouvé chaussure à son pied si rapidement (le bougre a trouvé sa dulcinée en deux ou trois mois!!).

Néanmoins, il a souhaité que nous soyons amis et potentiellement confidents. Il m’a même proposé de m’aider à trouver l’âme soeur !

Nous avons découvert que nous étions doublement voisins (presque le même lieu d’habitation, presque le même lieu de travail) et que nous avions presque le même trajet. Mais nous ne sommes jamais rencontrés fortuitement dans le train. Nous nous sommes même ratés un jour où nous nous étions mis d’accord sur le même horaire de train et où il m’a activement cherchée… sans me voir, alors que j’avais déjà conclu au lapin.

Aujourd’hui donc, déjeuner ensemble (sandwiches libanais et coca) sur un banc de parc.

Ventrebleu ! Je ne m’attendais pas à ce qu’il soit aussi beau. Il a des yeux à en tomber par terre, et en plus c’est un garçon très agréable.

Je me demande ce qui se serait passé avec quelques jours de différence ? Le hasard fait souvent bien les choses, et celui qui l’a fait rencontrer si vite quelqu’un qui lui convient si bien est sûrement bien tombé. C’est sûrement très bien comme ça. Solidarité féminine oblige, je ne tenterai rien.

Mais on a bien le droit d’être un peu jalouse, non ? The early chick got the worm !