Tropiques en salle

Nouveau cours de gym hier, mais avec un horaire différent, et cela change tout.

Ce qui était formidable dans une vaste salle bien aérée prend une toute autre tournure dans une salle plus petite et surtout surpeuplée. Est-ce la réalité d’un club de sport "normal" ?

Bien sûr, on peut encore bouger, mais moi qui n’aime pas la foule, je suis servie… 

Certes, une partie de mon esprit reste occupé à suivre les chorégraphies et à s’amuser. Une autre partie, par contre, doit veiller à ne pas envoyer de pied ou de main dans la figure ou l’épaule des plus proches voisins (un pas pris en retard ou en avance suffit à provoquer un accident). Une autre partie pour éviter, inversement, les coups reçus par les voisins. L’humidité (chaleur + transpiration) est telle qu’une buée de condensation apparaît rapidement sur les miroirs qui décorent la salle… puis à terre. Oui, à terre. Très vite, j’ai eu l’impression d’être sur un sol glissant.

Sans doute l’horaire, plus tardif que d’habitude ? La prochaine fois, je serai à nouveau parmi les matinaux, si possible…

Toutouyoutou

Adolescente, je n’étais pas sportive pour un sou et je me préoccupais très peu de mon apparence physique. Dans mon esprit, notre enveloppe charnelle n’était là pour nous accompagner que quelques dizaines d’années, donc je ne voyais pas l’intérêt de s’en soucier. Au collège, j’avais même pris position contre le sport dans une rédaction de français, c’est dire…

Et puis une grosse vingtaine d’années après…

…en partie pour une occasion de voir F., en partie par curiosité, j’ai accompagné Lina à mon premier cours de bodi attack il y a une semaine.

Ce qui est surprenant, c’est que je m’y suis complètement retrouvée et beaucoup amusée. Oui, là aussi, c’était ma place.

Je déteste les ambiances surpeuplées et les salles qui puent la transpiration ? Oui, mais là la salle était assez grande et sans doute bien aérée. J’avais peur du côté industriel, impersonnel d’un cours collectif ? J’étais là avec des amis, et puis le bodi attack c’est très ludique, très amusant, et j’ai adoré. J’avais peur de finir l’heure à ramasser à la petite cuiller ? Non, j’ai tenu le coup, même si j’ai senti que j’arrivais à la limite de mon endurance. Sans doute le fait d’avoir continué à courir m’a aidée. J’ai même enchaîné, avec les autres, le cours de bodi pump qui suivait. D’accord, je n’ai pas utilisé les poids les plus gros, mais c’était déjà ça. Je n’aime pas les gens superficiels et qui se "la jouent" ? Oui, mais là, les cris d’effort et de jubilation du prof au milieu des instructions, c’était plutôt amusant (je suis incapable de prendre au premier degré un type qui fait "aaarrrrrhhhh!! Youuuuhouuuuu !!!" pour montrer comme il est content d’en baver).

Bref… j’y retourne tout à l’heure.

Oui, ce corps ne m’accompagne que quelque temps encore, et il a ses failles… mais autant le garder en bon état et lui faire plaisir de temps en temps. On s’entend bien maintenant.

« Si je ne récure pas ta baignoire, qui le fera ? »

Il y a quelques jours, j’ai reçu la visite de ma mère, qui venait m’apporter un meuble dont elle ne se servait plus. Nous avons pris un thé.

Tout d’un coup, elle a avisé la porte de mon four… et m’a demandé la permission de le nettoyer.

Un peu interdite, je l’ai laissée faire. J’avais l’impression d’être dans un bouquin que j’ai lu il y a quelques années, "le manuel des célibataires", où la mère d’un homme célibataire se met à faire le ménage en disant "si je ne récure pas ta baignoire, qui le fera?".

Soit, je ne suis pas une fée du logis, et ai plutôt tendance à penser que très peu de personnes, sur leur lit de mort, regrettent de ne pas avoir fait le ménage plus souvent (sauf s’ils meurent pour avoir dérapé sur une couche de poussière un peu glissante). Mais tout de même, de là à ce que ma mère vienne faire le ménage chez moi… ça a un côté grande immature assistée… !

N’allez pas imaginer non plus que ma mère soit une mère au foyer de base, pour qui astiquer un four ou préparer les meilleurs petits pois du quartier donne un sens nouveau à la vie. Non, c’est une femme extraordinaire, une des rares de sa génération à avoir fait une brillante carrière scientifique, sans négliger pour autant sa vie de famille. Sauf que en plus, elle excelle aux fourneaux, aux balais et chiffons, etc.

Des complexes, moi ?…

Non, je ne me laisserai pas influencer. Je continuerai à faire le ménage au rythme qui me paraît raisonnable. Na.

Si ma mère veut intervenir, je ne vais quand même pas la contrarier quand même, c’est une question de respect….

De la subjectivité de la beauté

Sur Meatix, que l’on aie une photo à mettre en ligne ou non, on est invité à indiquer sur sa fiche si on se trouve beau / belle soi-même.

Pour ma part, j’ai du mal à trouver moche quelqu’un que j’apprécie, donc la question est assez secondaire. En plus, je n’ai pas une conception classique de la beauté, mais c’est une autre histoire.

Les réponses possibles, donc, vont de "pas terrible" à "un vrai canon!", en passant par "plutôt/très agréable à regarder" ou "dans la moyenne". On peut même éluder la question avec humilité ("ce n’est pas à moi de le dire") ou un poil d’hypocrisie ("est-ce vraiment important?").

J’aurais naïvement pensé que personne, même les plus beaux, n’oseraient affirmer qu’ils sont "canon". Pour paraphraser une de mes répliques-culte du film "Un dîner de cons", je dirais qu’ "on est toujours le thon de quelqu’un d’autre", et j’ai souvent vu des hommes trouver plutôt quelconques des femmes que je trouvais très belles. Bref, je pensais que les seuls qui se diraient "canons" seraient à la fois indéniablement beaux et extrêmement prétentieux. Je pensais que personne non plus ne dirait clairement qu’il se trouve laid, ce n’est pas très vendeur (sauf recherche intense de second degré et de dérision). Et puis il paraît que la plupart des hommes se trouvent mignons.

J’aurais cru que les très beaux resteraient modestes, que les moyennements beaux resteraient à peu près réalistes, et les moins beaux optimistes, de sorte que tout le monde répondrait à peu près de la même façon.

Et bien non.

C’est incroyable, mais recherche à l’appui, les "un vrai canon!" ne sont pas plus beaux que les "pas terrible". C’est même plutôt le contraire. Il y a beaucoup plus de photos qui me plaisent chez les prétendus pas beaux que chez les prétendus beaux.

Je suis anormale, ou je surestime le sérieux avec lequel les gens remplissent leur fiche ??

(Mais ouiiii Vol de Nuit… je sais… c’est aussi la faune de Meatix qui est comme ça…)

« …. combats avec tes défenseurs »

Echo à une conversation avec Vol de Nuit…

Oui, la liberté de choix, c’est essentiel pour moi. Un choix qui n’engage que moi, ou qui est mon droit le plus strict, je m’attends à ce qu’il soit respecté. Thé ou café le matin ? Tartines ou tripes ? Croire aux fantômes (ou autre) ou pas ? Avoir ou non envie de ceci ou cela au niveau amoureux à un moment donné? Mettre fin à une relation ou pas ?

Autant de choses que je m’estime en droit de pouvoir « imposer », que je m’attends à voir normalement respecté. Et aussi que je respecte systématiquement pour autrui, même si je pense que je ne ferais pas le même choix à sa place.

C’est ainsi que je n’ai pratiquement jamais essayé de retenir un homme qui s’en va. Je pars du principe qu’il a déjà pesé le pour et le contre, et qu’il est le seul à décider ce qui est bon pour lui. Inversement, je suis surprise et plutôt admirative quand, comme dans le cas de Lex, c’est autrui qui essaye de me retenir !

Evidemment, il y a des limites. Quand un(e) ami(e) se fait du mal, un vrai ami est en droit de le ou la mettre en garde, de lui dire ses craintes…. mais à mon avis, à part quelques cas rares (désir de mort…), la décision reste in fine la sienne.  J’ai vu une amie souffrir pendant des mois d’une relation avec son « significant other », se déchirer, se remettre avec lui avec l’espoir que les choses aillent mieux, à nouveau se détruire… jamais je n’ai remis en cause ses décisions, même si j’ai essayé de la mettre en garde lorsqu’elle se relançait dans l’aventure et d’être là quand l’aventure se terminait. (Pour la petite histoire, elle est très heureuse aujourd’hui avec une autre personne).

Tout ça pour dire que oui, en qui essaye (à tort ou à raison d’ailleurs) de m’ouvrir les yeux sur une vérité peu agréable à entendre ou sur un danger, je vois un ami. (P.S: le titre de ce billet est tiré d’une chanson très connue. Tous mes respects à ceux qui trouveraient laquelle sans Googeuliser ni vérifier quoi que ce soit, et aussi à ceux qui auraient la curiosité de le faire).

Premiers accrocs de parent solo

Soit une jeune femme que nous appellerons C., récemment séparée, qui n’a fait que très peu de sorties un peu marrantes depuis une éternité et qui n’aurait rien contre l’idée de faire de nouvelles rencontres.

Soit un jeune homme que nous appellerons F., qui se trouve être un copain d’une amie à elle (Lina), un peu dans les mêmes âges, doté d’un charme fou et d’une gentillesse certaine, qui a en plus visiblement complètement oublié d’être bête. Tout ça joliment emballé dans un corps d’Apollon tout musclé. Et, selon toute apparence, actuellement célibataire. Si, ça existe !

Supposez à présent que F. propose spontanément à C. d’assister à un spectacle pour lequel il a des billets grâce à son employeur, "parce que tout le monde n’a pas encore pensé à confirmer" sa présence. Juste le soir où l’ex de C. doit en théorie aller chercher les enfants à l’école et à la crèche pour les garder avec lui pendant les prochaines 36 heures.

Combien de microsecondes C. doit-elle faire semblant d’hésiter avant d’accepter ?

Soit.

Imaginez maintenant C., le soir en question, pomponnée de pied en cap après être repassée chez elle pour un relookage-pomponnage éclair, mené de main de maître (enfin, par rapport à d’habitude). Trottinant pour prendre son train.

Le téléphone sonne. C’est Lex.

… "Comment on fait ce soir pour récupérer les enfants?".

Quoiiii ?? Il n’a pas récupéré les enfants ??

La crèche ferme dans dix minutes, l’école dans quinze. Même les grands-parents, appelés à la rescousse, ne peuvent plus grand chose pour C. : Lex s’est opposé par écrit à ce qu’ils récupèrent la petite fille à la crèche.

Je me revois sortir du train, téléphone à la main, pour reprendre à la volée le train qui se trouvait de l’autre côté du quai pour repartir dans l’autre sens. La soirée était à l’eau, bien sûr. On ne rentre pas une heure en retard dans une salle de théâtre.

Un ex idéal ? Peut-être, mais la prochaine fois ce sera avec un minimum de garde-fous en plus.

Comment séduire à coup sûr sur Meatix

Voilà le mode d’emploi pour être sûr de faire des conquêtes sur Meatix. Oui, tout ça, c’est du vécu, et je ne suis inscrite que depuis deux semaines…

– Déjà, dites-en le moins possible sur vous. Ne mettez pas d’annonce personnelle et le moins possible de renseignements sur votre profil. Vous mesurez 1m74 et vous êtes brun, cela devrait suffire à une femme pour qu’elle ait envie de vous rencontrer. Surtout si vous estimez que l’apparence physique n’a "pas grande importance" (au moins en ce qui vous concerne). Ensuite, conserver une part de mystère est important dans un couple.

– Spécifiez par contre toutes les caractéristiques de votre femme idéale, poids, taille et niveau de revenus compris.

– Si vous avez du mal à trouver des interlocutrices, mentez sur votre âge, votre apparence physique, votre lieu d’habitation, etc. Eventuellement, dites que vous avez enlevé votre photo car vous n’arriviez plus à gérer le flux de femmes qui voulaient vous parler. La fin justifie les moyens, c’est comme ça que vous arrivez à joindre votre cible principale, celle qui a 15 ans de moins que vous (les "vieilles" de votre âge ne vous intéressent pas).

– Montrez que vous n’avez d’office rien à dire (à part peut-être votre prénom) en discutant avec elle ou en lui écrivant. Surtout ne rebondissez pas sur un élément de son profil ou de son annonce en lui donnant l’occasion de vous répondre. Dites par exemple "slt, moi c Firmin, et toi?".  Si vous n’avez rien à dire, dites "lol". Un homme capable de rigoler tout seul devant son écran sans aucune raison nous paraît d’emblée extrêmement séduisant.

– Rien ne sert de retarder une rencontre, qui de toute façon sera décisive. Inutile de faire connaissance : juste après lui avoir demandé son prénom, demandez-lui quand vous pouvez prendre un verre avec elle. Les femmes adorent passer leur temps à prendre un verre avec des centaines de types qui ne les intéressent pas sans trop faire de tri.

En guise de présentations

(Nota : Ce billet est mis à jour de temps en temps. Certaines données, comme les âges de mes enfants, ont changé depuis 2007).

Moi : Cinnamon, une femme séparée depuis 2007, saine de corps et d’esprit, fort sympathique et discrètement décalée.

Laura, ma fille, une crevette remuante de 18 mois, un physique de poupée très attendrissante sous lequel se cache beaucoup, oh, beaucoup de caractère. Une tête de mule qui sait ce qu’elle veut et qui vous rit au nez quand vous la grondez, histoire d’essayer de vous avoir par les sentiments. Je suis bien évidemment folle d’elle.

Raphaël, mon fils, 3 ans, le plus gentil, le plus câlin, le plus vif et le plus génial petit garçon de la Terre.

Les autres :

Lex : le papa de mes enfants

Lina : Ancienne collègue et actuelle amie (je crois)

Grandbrun : Un grand brun

Emerence et Honorine : deux baby-sitters

Léontine : Une amie pleine de talents

Lydie : une voisine de bureau chez Lherbe & Pluverte

Binômette : ma binôme chez TBT

Djeunette et Psyko : deux voisines de bureau chez TBT

TBT : The Teddy Bear Team, mon actuel employeur

Lherbe & Pluverte : un ancien employeur

Page des curieux qui ont cliqué depuis le lien du 13 février

Bon, là, vous vous êtes un peu fait avoir.

Mais vous savez, c’était vraiment un site à la noix !