Elephantes roses (1)

Il était une fois, au pays des éléphants…RoseBonbon

Non, mais vous êtes combien, au juste, de lectrices, ou pourquoi pas des lecteurs (trentenaires ou à peu près, j’imagine) à connaître "Rose Bonbonne" ??

"Rose Bonbonne" est un livre pour enfants écrit en 1976 par Adela Turin (le titre original italien est "Rosaconfetto").

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, voici l’histoire (attention, spoiler!). Pardon pour les quelques libertés que j’ai prises avec la vraie histoire, c’est juste pour vous donner une idée à vous qui n’êtes plus des enfants :

Dans cette tribu d’éléphants, les garçons avaient l’air d’éléphants normaux (gris) alors que les filles avaient la peau rose, grâce à un régime végétarien exclusif (anémones et pivoines, pour être précise). La peau lisse et rose étant visiblement ZE critère de beauté dans cette tribu, il y avait une méga discrimination entre les petits éléphants et les petites éléphantes. Alors que les petits éléphants avaient le droit d’obéir à leurs instincts naturels (faire les crétins, se rouler dans la boue, faire la sieste, regarder le foot, boire de la bière), les filles devaient passer leur temps à manger des fleurs pour garder leur jolie peau "lisse comme une pomme". Pour couronner le tout, elles devaient porter un attirail ridicule "pour aider le rose à venir" : chaussons roses, collerette rose, et noeud rose au bout de leur queue.

Devinez ce qu’on leur disait, si elles ne mangeaient pas bien toute leur ration de foin de fleurs ? Je vous le donne en mille. Qu’elles ne deviendraient pas belles et roses comme leurs mamans, avec des yeux grands et brillants, et qu’elles ne  trouveraient pas de mari !

Traduction: pour mériter un de ces espèces de lourdeaux immatures et crado, ces petites éléphantes se devaient de suivre une discipline spartiate : s’ennuyer à mourir dans leur petit enclos et porter des acccessoires Barbie à longueur de journée.

Or, il y en avait une qui n’arrivait pas à devenir rose. Elle aurait bien voulu, pour faire plaisir à Papa-Maman, mais elle n’y arrivait pas. Ce n’est que le jour où ses parents ont abandonné tout espoir de la voir devenir une vraie potiche que Pâquerette, car tel était son nom, s’est sentie libre de faire sa révolution perso, de brûler son soutien-gorge sa collerette rose et d’aller faire la folle dans la savane avec les petits éléphanteaux.

Du coup, les autres se sont rendues compte qu’elle avait l’air de s’amuser bien plus qu’elles et l’ont toutes suivie, les unes après les autres. Dès qu’elles ont cessé de "s’entretenir", les petites éléphantes roses sont redevenues grises.

C’est depuis ce temps là, conclut la version originelle du conte, qu’on ne savait plus distinguer les éléphants des éléphantes dans cette tribu.

La version moderne (car l’histoire a été rééditée) est subtilement différentes : "c’est depuis ce temps là que ce n’est plus à leur couleur qu’on distingue les éléphants des éléphantes".

C’est là que commencent les nuances à apporter à ce conte féministe.

Je vous livre bientôt mes réflexions sur les éléphantes roses modernes.

Des héros urbains

Que peut-on faire contre un malotru de livreur qui se gare en plein couloir de bus et empêche tout le monde de passer ?superprof

Rien, apparemment, si l’on en croit un billet de Hell. Hell est une bloggeuse au style agréable, mais qui n’a pas peur de paraître "tête à claque" ou provocatrice, ni d’être politiquement incorrecte : elle s’en est déjà pris par le passé à ces assistées de mères qui osent espérer un coup de main quand elles doivent trimballer une poussette dans un bus. Elle est d’une fragilité et d’un mal-être palpables, avec des jugements d’adolescente  en croisade sans merci contre la médiocrité du monde qui l’entoure.

Hell, donc, s’est retrouvée coincée dans un autobus (encore!) avec quelques personnes.

Le livreur, donc, n’a pas cédé à la demande polie du conducteur de déplacer son fourgon de deux mètres (!) mais a fini par céder lorsque deux passagers s’en sont mêlés, chauffés à blanc.

Hell a pris le parti de rester en retrait et de se moquer intérieurement (mais supérieurement) des deux "salauds" (sic), à qui elle reproche, si j’ai bien compris, de s’être sentis des héros à peu de frais alors qu’ils ne sont que des individus très communs.

Moi je trouve qu’ils ont plutôt bien fait, les deux héros urbains. On est d’accord : une situation comme ça n’est pas la fin du monde. Certes. Mais ce genre d’incivilité, si mesquine soit-elle, m’insupporte. Le couloir de bus, c’est fait pour les bus, et la moindre des choses, quand on bloque la circulation et qu’on peut faire autrement en se déplaçant de deux mètres, c’est de le faire. Là, le livreur avait les moyens de mettre un bus entier devant le fait accompli (et de faire perdre une demi-heure à un nombre de personnes non précisé) et ne s’en est pas privé. Peut-être qu’il a fallu un héros au petit pied pour réagir à un villain au petit pied ?

Hell n’a pas non plus apprécié le physique des héros en puissance : une femme "dont la taille ridicule [lui] a donné envie de la faire valser d’une chiquenaude" (sic) et un professeur un peu trop vieux. Si je comprends bien, pour avoir le droit de ne pas se faire piétiner, aux yeux de Hell, il faut être jeune, grand, athlétique, et ne pas exercer un métier trop intellectuel. Moi qui croyais niaisement qu’il y avait d’autant plus de mérite à se conduire comme un héros (oui, même petit) si l’on n’en avait pas la carrure ou l’étoffe.

En plus, ce n’est effectivement pas facile de remettre à sa place un type comme ça, qui assume pleinement le fait de faire perdre son temps à tout le monde et qui exploite le fait que face à tant de mauvaise foi et de désinvolture, on n’a qu’une alternative : la passivité ou les grands moyens (appeler la fourrière?). Pas facile de faire face, avec la seule force de ses arguments, à la loi du plus fort infligée par un minable !

Paradoxalement, c’est d’autant moins facile que l’enjeu est faible. Cela me rappelle les escrocs qui s’arrangent pour que leur victime ne perde que quelques euros dans une arnaque. Elles ont trop honte pour protester, ce qui laisse aux aigrefins le champ libre pour la suite.

Rester en retrait et observer d’un air ironique et supérieur ceux qui essaient d’agir pour sortir d’une situation injuste (bon, d’accord, c’est une petite injustice, une broutille, mais une injustice quand même), c’était l’attitude la plus zen, certes, mais aussi la plus facile, si l’on a du temps à perdre….

Bon, d’accord, ça avait sûrement un côté absurde qui méritait un sourire intérieur. Mais ce n’est pas une raison pour faire l’autruche.

Voleur d’images !

Il est assez laid. Petit, plus très jeune, bedonnant, le cheveu gras, ce pervers là avait vraiment l’air d’un pervers de caricature. Mais je ne l’avais pas vu approcher.

Je devais rencontrer Jean-Jean incessamment sous peu, et il était en retard, alors je l’avais appelé pour lui demander où il en était. J’étais suffisamment concentrée sur la conversation pour n’avoir aperçu qu’au dernier moment ce gros black qui s’était installé un peu en contrebas de moi (j’étais assise sur une volée de marches), du côté où je ne regardais pas, avec un appareil photo.

… Un appareil photo ???

Click.bandit

Oui, et c’était bien moi qu’il visait, pas le bâtiment qui se trouvait derrière. Plus exactement, il visait mes jambes. Et non, il ne pouvait pas voir sous ma jupe.

Quand il a vu que je l’avais repéré, il a reculé précipitamment avec une sorte de sourire complice : "Pour une fois que j’en photographie une grande!" (… ça veut dire qu’il photographie des enfants, d’habitude??) et il est parti sans demander son reste.

Je suis restée quelques instants sans oser y croire, puis je lui ai couru après pour en avoir le coeur net. Il a fait un énorme bond de surprise en me voyant.

Moi, incrédule et un peu remontée :"Mais, vous m’avez photographiée, là??"

Il s’est tout de suite énervé :"J’ai photographié vos chaussures !" (quoi, ces sandales exceptionnellement ordinaires méritaient une photo??) "... et puis, hein, si ça vous emm…, hein… regardez ce que je vais faire, vous ne le méritez même pas!"

Ah bon, il faut le "mériter" pour avoir l’honneur qu’on prenne une photo de vos jambes, Dieu sait pour en faire quoi ? Je n’allais pas me démonter pour si peu.

J’ai vu l’image qu’il a effacé (ou fait semblant d’effacer?) sous mes yeux. Il avait bel et bien photographié mes jambes, du moins jusqu’au genou. Je me demande toujours ce qu’il a bien pu y trouver de particulier pour vouloir prendre cette image à la sauvette, comme un voleur.

Il s’est éloigné en me lançant "A votre âge!" (hein ? Qu’est-ce que ça vient faire là ?) Je me suis fendue d’un "Espèce de gros pervers!!" aussi clair et sonore que j’ai pu. Bien fait.

Voleur d’images!…

Darwin en culotte courte

Comment imaginez-vous la kermesse annuelle d’une école maternelle ?

Un truc super mignon et dégoulinant de bons sentiments ? Que nenni.

Déjà, sa raison d’être, c’est d’apporter un coup de pouce au financement de l’école, en mettant au maximum les parents à contribution. Eux, ils sont motivés puisqu’il s’agit de la vie sociale de leur rejeton. Qui, il est vrai, passe un super moment et fait ses premiers pas en tant qu’artiste choriste. Qu’on se le dise haut et fort : commercialement, c’est une arnaque.

C’est donc en faisant la queue pour racheter une part de la même salade que j’avais apportée un peu plus tôt, que je me suis aperçue qu’une maman resquillait dans la queue (donc pour gagner du temps sur une attente de trois-quatre minutes à tout casser).

La technique méritait d’être saluée. Madame faisait gaiement un bout de conversation à la personne derrière moi, puis se déplaçait insensiblement se se retrouvait à faire tout aussi gaiement la conversation à la personne devant moi. Et ainsi de suite.

Les autres queues pour les autres jeux étaient plus un amas de personnes de grande ou petite taille qui jouaient des coudes/donnaient des coups de sac à main pour passer avant les autres.

Voilà où le bât blesse. J’aurais pensé que ce comportement (déjà pas bien folichon ailleurs à mon avis) est à la limite de l’indécence, vu le contexte. Mais non… les gens ne sont pas moins rats qu’ailleurs, et ici aussi ils marcheront sur les pieds de leur prochain pour leur disputer des queues de cerise. C’est juste qu’ici, on ne peut se permettre aucune remarque parce qu’on est là pour la bonne cause et que ça gâcherait l’ambiance.

Bon à savoir pour la prochaine fois ?…. Je suis perplexe.

Partager une douche avec son ex ?

man_showerLa salle de bains de Lex étant en plein travaux, j’ai accepté qu’il vienne prendre une douche chez moi jeudi dernier, juste avant que nous partions chacun de notre côté (au travail, à la crèche et à l’école).

Lui, après coup, avec un sourire matois : "Dis, tu n’avais pas envie de venir me rejoindre pendant que je prenais ma douche?"

Hélas non. La question qui me préoccupait le plus, était de savoir si j’allais avoir le temps de me laver les dents avant de partir quand il libérerait la salle de bains. Navrant de terre à terre et de banalité. Mémérisation en cours.

Pour ma défense, si ça avait été, je ne sais pas moi, Bruce Willis, ou alors mon beau prof de sport, j’aurais pu éventuellement avoir des pensées moins chastes, qui sait ?

Meatix à nouveau gratuit pour les femmes ?

Officiellement, Meatix est payant pour les femmes, et ce, depuis janvier 2007.

Avancée dans évolution des moeurs concernant les services de rencontre en ligne (la formule serait déjà payante depuis quelque temps en Suisse, aux Pays-Bas, etc.) et vers l’égalité homme-femme en la matière? Meatix a donc fait ce pari risqué de changer de politique, et ce malgré le risque annoncé de démotivation des candidates qui, jusqu’ici, ne payaient pas.

Deux minuscules bémols ont toutefois changé la donne :

1) Les anciennes inscrites ont eu droit à une prolongation gratuite de leurs privilèges pendant quelques mois (mais j’ai cru comprendre que le bonus initial de trois mois annoncés s’était trouvé largement allongé dans les faits).

2) Par ailleurs, les garçons pouvaient, en payant un supplément en plus de leur abonnements, devenant ainsi "membres Premium", ce qui leur permet de contacter toutes les Meatix girls, payantes ou pas.

Le résultat n’a peut-être pas été celui escompté si j’en crois le mail que j’ai reçu récemment sur l’adresse que j’utilisais pour Meatix :

Objet : "Vous pouvez les contacter gratuitement!" Corps du texte (j’ai essayé de rendre la jolie palette de roses et de violets):

Meatix + Premium = un site 100% gratuit pour vous !!

[Cinn], Contactez tous les membres Premium, même sans pass Meatix! Ils sont faciles à repérer grâce à l’icône "Premium". Communiquez avec eux gratuitement et à volonté :

[suit le détail des moyens de contacter les intéressés : mail, chat…]. Pour contacter des dizaines de milliers de Meatix Boys Premium, cliquez ici!"

L’e-mail est illustré d’une série de trois fiches représentants trois beaux Meatix Boys, arborant toutes trois la jolie icône dorée "Premium".

Si je résume, Meatix est en train de me conforter dans l’idée que je n’ai pas besoin de reprendre d’abonnement pour contacter avec "des dizaines de milliers" de garçons tous plus charmants les uns que les autres.

Si ça se trouve, le site envoie également en masse des e-mails incitant les Meatix boys qui n’ont pas encore leur Premium à sauter le pas, histoire de pouvoir continuer à contacter librement "des dizaines de milliers" de Meatix Girls archicanon.

Autrement dit, il s’effectue un glissement qui conduit à ce que :

– Certaines femmes, mais sûrement pas toutes, opteront pour un abonnement payant, – Les autres seront incitées à continuer à utiliser le site gratuitement, profitant du fait que certains membres peuvent être contactés sans le fameux pass, – Les homme seront incités à souscrire en masse au supplément Premium afin de pouvoir contacter autant de Meatix Girls qu’auparavant.

C’est beau l’égalité !

(Non, moi ça ne m’intéresse toujours pas d’y retourner!)

Ce que vos proches disent de votre rupture

L. devra vraisemblablement affronter prochainement un déjeuner avec son papa, désireux de parler "d’homme à homme" de sa récente rupture, sujet dont L. n’a aucune envie d’épiloguer.

Pour l’aider à se préparer, voici un petit échantillon des réactions et réflexions auxquelles on peut raisonnablement s’attendre en pareil cas.

"Je te l’avais dit, c’était un c[BIIIIP]rd. Bon débarras! Tu trouveras mille fois mieux, il ne te méritait pas" (votre copine)

"Ah, mais alors il y aurait une ouverture avec elle?" (Jean-Claude Dusse)

"Aaah, il était temps. Je ne l’ai jamais trop senti celui-là, il avait quand même une vision spéciale de son avenir professionnel, toujours à avancer à pas de coccinelle" (votre frère)

"De toute façon, ce n’était pas une lumière, hein? Il en tenait quand même une couche" (votre père, qui attendait ce jour pour partager ses impressions)

"Comment, tu as quitté Alcmène ? Mais elle était si mignonne! Je l’aimais bien." (votre père, nostalgique).

"Euphrasie t’a quitté ? Aïe! Il faut vite que tu en retrouves une autre, après tout tu as déjà 28 ans!" (votre père, secrètement soucieux d’avoir des petits-enfants) "Tu n’arrives pas à dormir, tu n’as plus d’appétit ? Fais une cure de vitamines pour tenir le coup et prévois un stock de mouchoirs en papier ; et plonge-toi dans le travail pendant un moment" (votre mère, pragmatique)

"On trouve toujours chaussure à son pied" (votre grand-mère, mariée à vingt ans sur un coup de tête et toujours amoureuse).

J’attends les vôtres !!

Retrouvailles ?

Un ex qui vous téléphone après un silence de 9 ans, a t’il quelque chose derrière la tête ?

Julie est allergique aux Claude ; " S’appeler Claude est déjà un handicap. Pour être merveilleux avec un tel prénom, il faut être vraiment exceptionnel !" J’ai un peu le même problème avec les… heu, appelons-les Jean-Jean.

Je discutais tout récemment avec un parshypien qui s’appelle Jean-Jean et j’avais donc ce prénom encore à l’esprit. Je me disais justement que s’appeler Jean-Jean est un handicap, mais pas rédhibitoire : si un Jean-Jean m’a convaincue de connaître ma première expérience de vie à deux il y a un peu plus de dix ans, pourquoi le parshypien Jean-Jean ne pourrait-il pas aussi avoir de bons côtés ?

Le téléphone sonne. Je reconnais le numéro de Jean-Jean n°1, avec une impression de déjà vu, comme si je l’avais eu vaguement en tête, comme si j’avais essayé machinalement de me le remémorer quelques instants auparavant.

Et d’une certaine manière, je n’ai pas ressenti de surprise, comme si Jean-Jean n°1 faisait encore partie de mon entourage quasi-immédiat.

Nous avons donc commencé à discuter très facilement, comme si l’absence n’avait duré que quelques jours.

Evidemment, bien des choses s’étaient passées en "quelques jours". Sa nièce, ce petit bébé que je connaissais, doit être au collège à l’heure qu’il est. Et il a trois neveux et nièces de plus. J’ai donc demandé des nouvelles de tout le monde, et lui aussi. Des années de vie de chacun résumés en quelques phrases.

Pourquoi reprendre contact avec moi maintenant, lui ai-je demandé. Il m’a expliqué être tombé par hasard sur le blog de voyage d’un membre de ma famille qui lui a fait penser à moi.

Cela dit, il me paraît bizarrement empressé de renouer amitié.

Et vous, vous est-il déjà arrivé de recontacter quelqu’un après autant de temps ? Et pour quelles raisons ?

Des PC, des chiffres et des lettres

Je ne voulais pas renouveler l’expérience Meatix, mais j’ai décidé de faire un essai sur… Parshyp. Il s’agit d’un service de rencontres où il est possible de connaître votre "compatibilité" affective et intellectuelle avec les autres utilisateurs. Hum, ça marche ça ?

Ils ne sont pas bêtes chez Parshyp : si vous avez la curiosité de faire leur test gratuit pour lire vos résultats, ils vous préviennent à chaque fois que quelqu’un visite votre fiche ou vous envoie un message (et évidemment, vous ne pouvez pas lire le message, on vous dit juste qu’il fait 8 ou 87 mots), histoire de vous montrer toutes les personnes ("chaleureux, plein d’humour, sur qui l’on peut compter, sportif", etc)  qui s’intéresse à vous quand vous n’êtes pas là. On vous fait aussi des "offres spéciales" d’essai par mail.

Après une longue, très longue hésitation et un coup d’oeil pour me faire une idée de ce à quoi je pouvais m’attendre, j’ai pris un pass d’un mois. A ce qu’il paraît, c’est un service cher(oui, j’ai remarqué). Mais aussi un service différent et une ambiance différente  (une utilisatrice n’en revenait pas : Mais ils sont respectueux, les hommes, là !!). Et, bon à savoir : les fameux points de compatibilité, dits PC, ne sont pas infaillibles, on peut s’entendre mieux avec un 68% qu’avec un 91%).

Effectivement, ça n’a rien à voir.

  • pas de photos visibles au premier abord (seuls vos contacts qui le souhaitent peuvent déflouter leur image) mais seulement les pourcentages,
  • des "propositions de partenaire" par affinités (pas moins de 95% de compatibilité avec un languedocien, 93% avec un bourguignon, et j’ai aussi des "âmes soeurs" dans les DOM TOM),
  • pas de tchatt en ligne, juste des messages.
  • un style d’annonce imposé (répondre à quelques questions) plutôt qu’une page blanche à remplir comme vous le souhaitez,
  • pas de pseudos plus ou moins bizarres mais des codes chiffrés: les gens s’appellent  KFCF3VPOL ou LBDZ5Z85 (j’ai changé ces codes afin de protéger leur anonymat) et non Nightgoth334, Ggghhh ou Philippe_5_977.
  • Une interface très "sérieuse", pas très ludique, mais bon… on ne peut pas tout avoir.

Tout cela est quand même plus "guidé" -du moins sur les premiers pas- que je ne l’espérais, par opposition à Meatix, où on peut exercer bien plus librement sa créativité (ou plus souvent son absence totale). Pas bête : cela doit éviter à certains d’être découragés par la page blanche.

Il y a même une manière formalisée de gérer ses contacts (y répondre par un message ou un "badinage", les mettre en attente ou les supprimer). Si l’on ne veut pas répondre, ou pas répondre tout de suite à un contact, on peut en donner la raison d’une manière suffisamment impersonnelle  Le site prend même la peine de vous consoler : "Ne le prenez pas personnellement – chacun a des préférences et attentes concernant son partenaire qui sont au final très subjectives".

Par exemple, un nommé KF8B3B3C m’avait envoyé une demande de contact au début de mon inscription, a décidé de me supprimer il y a un mois car il avait trop attendu ma réponse. Les absents ont toujours tort !

Chasse aux papillons

Je m’étais juré que l’on ne m’y reprendrait plus, mais me voilà récidiviste.

Normalement, on trouve difficilement plus borné réglo que moi en matière de prévention routière. Je n’ai pas tellement de compassion pour les automobilistes qui se plaignent de s’être fait flasher par un radar (en cas de fièvre, faut-il casser le thermomètre?) ou qui jugent qu’ils doivent adapter le code de la route à leur cas (par exemple, un "bon conducteur" autoproclamé aurait le droit de brûler les feux rouges la nuit, le fait d’avoir une grosse voiture permet d’infléchir les règles de priorité en sa faveur, etc.). Les règles sont peut-être arbitraires, mais elles ont le mérite d’exister et de créer les conditions d’un usage commun de la route.

Oui, mais là je me suis fait avoir par une règle TRES arbitraire. Le stationnement alterné.

Quelle règle de shadok ! Une place tout à fait autorisée au moment où l’on se gare qui devient formellement prohibée le lendemain. Et pourquoi faire ? Pour revenir au cas précédent, deux toutes petites semaines après. Ca devrait être interdit, une interdiction comme ça.

Et puis, quelle absurdité ! Jusqu’au 15 du mois à 23h59, cette place m’est ouverte sans limites et m’accueille en toute légalité. A partir du 16 à minuit pile, une pervenche a le droit de passer et de me coller un papillon sur le pare-brise. Evidemment, si j’ai le malheur de déplacer Titine avant 23h59, la même pervenche aura le droit de venir coller le même petit papier, mais un peu plus tôt.

Logiquement, donc, deux fois par mois, à minuit pile, PERSONNE ne doit être garé dans les rues où le stationnement est alterné.

J’en conclus que dans l’esprit du législateur, une immense partie des français citadins sont censés sortir de chez eux le soir, deux fois par mois, pour venir déplacer leur voiture, dans un ballet aussi gracieux que complexe. Pour être vraiment en règle, tout l’art consistera donc à démarrer le véhicule avant minuit, à faire un ou deux tours de pâté de maison, et à se regarer dans la même rue, mais de l’autre côté.  Vous imaginez les embouteillages ?

Evidemment, il y aura toujours des esprits bassement terre-à-terre et matérialistes pour me dire qu’il suffit de se garer le 15 au soir (ou le 31 au soir)après que les contractuelles aient fini leur journée de travail (après 16h au plus tard, donc?), pour échapper au couperet. Oui mais voilà, la loi de Murphy commande typiquement dans ce cas que j’aie justement l’esprit ailleurs ce jour là (alors que la veille, je me suis dit qu’attention, demain on était le 15, et que l’avant-veille, je m’étais dit qu’attention, après-demain on était le 15).

Ah, si la qualité de grande tête-en-l’airisme était reconnue comme circonstance atténuante devant un Tribunal de police…