Archive for the ‘Bonheur en petite monnaie’ Category

Un partout

C’est moi ou quoi ? Il y a des week-ends en amoureux qui prennent un tour inhabituel.

Est-ce que c’était vraiment un week-end, techniquement ? Le débat se pose. En tout cas l’occasion était magnifique. Quelques jours de congés pris il y a bien longtemps, prévus à l’origine pour emmener les enfants respirer l’air marin. Un changement de planning, voulu par Lex, a abouti à ce que les enfants restent avec lui pendant cette presque semaine de congés (quand on est en week-end le mardi soir, c’est presque un congé non?).

Il se trouve aussi que Grandbrun (c’est lui qui a choisi son pseudo, hein, alors on se tait), de son côté, se trouvait également en congés et dépourvu de sa descendance pendant ces quelques jours. Configuration astrale incroyable, inespérée, quasi-miraculeuse, donc, qu’il aurait été criminel de ne pas mettre à profit pour mettre les voiles (sens figuré) vers un joli petit port (au sens propre), à deux ou trois petites heures de route.

Nous avons formé une équipe très efficace. Grandbrun sur son blanc destrier au volant, Cinn piquant du nez sans complexe en copilote aussi zélé qu’infaillible. 

Les heures qui suivirent furent l’occasion de merveilleuses découvertes l’un sur l’autre, toutes ces petites choses que l’on apprend lorsque l’on passe un peu de temps avec quelqu’un. Je suis donc en mesure d’annoncer publiquement que le Grandbrun possède de nombreuses fonctions utilisables dans des situations les plus diverses.

– électricien hors pair : en arrivant dans la chambre d’hôtel qui nous était réservée (coquette, spacieuse, un coup de coeur à saisir), nous avons dû constater que rien ne se passait quand on appuyait sur l’interrupteur principal de la pièce. Qu’à cela ne tienne ! Grandbrun a presque immédiatement perçu, d’une manière sans doute intuitive et mystérieuse, qu’il suffisait d’asséner un coup énergique sur le côté de la lampe pour mettre fin au faux contact. Que la lumière soit! Et la lumière fut.

– calorifère : on est peut-être théoriquement en pleine canicule, mais la proximité de la mer (ça ne peut être que ça) faisait qu’il faisait un peu frisquet dans le joli petit restaurant-avec-vue-sur-le-port-ultra-ravissante où nous nous sommes restaurés le soir même. Car le petit restaurant était certes romantique au possible, mais on y aimait l’air du large au point de garder les fenêtres ouvertes jusqu’à une heure avancée de la soirée… Fort heureusement, à elles seules, les mains toutes chaudes de Grandbrun autour de celles de Cinn ont su réchauffer la petite chose bleuâtre et frigorifiée qu’elle était devenue. Nota : pour imaginer correctement la scène, il n’est pas inutile de préciser que Cinn portait un blouson par dessus son pull, tandis que Grandbrun portait une légère chemise d’été, manches courtes, deux boutons négligemment ouverts.

– de plus en plus fort, voire unique au monde. Mesdames et Messieurs, Grandbrun a un mystérieux talent, un flair surnaturel pour repérer les endroits où il y a le Wi-Fi. Sans même déplier le portable dont il ne se sépare que difficilement et sous la torture, il lui suffit d’humer l’air pour déclarer qu’il en sent un pas très loin, par là. Ou (avec une grimace de dépit) : "Oh… une clé WEP. Il va juste me falloir un peu plus de temps alors…".

Tout allait donc pour le mieux jusqu’à un message téléphonique de Lex, tombé de nulle part :

"J’ai eu un accident…."

Week-end de dolce vita : 1 ; Lex : 1

Just Whistle

Il y a des fois où la vie semble couler de source. Où il on dirait qu’il vous suffit de siffler, de claquer des doigts ou de dire "supercalifragilisticexpialidocious", pour que la chance vous sourie, que tous les feux passent au vert dès que vous approchez, que la dernière baguette de la boulangerie soit pour vous, et tutti quanti.Bewitched_Wallpaper

Vous passez devant un cinéma avec l’idée de repérer l’horaire d’un film pour dans l’après-midi. Tiens ! Celui que vous vouliez voir est précisément sur le point de commencer. Là, dans dix minutes. Le temps de prendre votre place, et vous aurez échappé à toutes les pubs.

Vous entrez dans la salle de cinéma bondée. Vous êtes deux, mais les seules places disponibles sont isolées et systématiquement à quatre rangs de distance les unes des autres. Vous vous demandez si cela va être aussi divertissant de suivre le film toute seule dans votre coin et d’attendre la fin de la séance pour faire le debriefing qui s’imposera avec le grand brun qui vous accompagne.  Et voilà que ledit brun repère un quidam assis entre deux sièges vides, dans un recoin de la salle qui vous avait complètement échappé. Le quidam aurait-il la gentillesse de… ?… et voilà comment on se retrouve à occuper les deux dernières places mitoyennes de la salle pour regarder "Ratatouille" (excellentissime, "Ratatouille", d’ailleurs).

Un peu plus tard, vous déjeunez au snack-bar voisin. Vous ne prenez que deux menus, mais le vendeur, avec un sourire, et sans la moindre raison rationnelle de vous faire une fleur, vous tamponne d’office tous les espaces restant sur votre carte de fidélité.

marypoppinsA moi Sainte Marie Poppins ! Les enchanteurs ne sont pas loin…

Relique rouge

Que faites-vous de la petite bande rouge qui entoure certains livres neufs ?

Vous savez, cette petite bandelette lâchement calée autour de la couverture, prête à tomber à tout moment si vous ouvrez le bouquin, et qui vous informe au choix :

  • que l’ouvrage s’est vu décerner le prix Goncourt, Fémina, ou le Grand Prix de la presse charcutière 1997,
  • qu’il y a déjà tout plein d’exemplaires vendus,
  • que des gens très bien se sont exprimés en termes élogieux sur l’ouvrage,
  • parfois pour vous indiquer en plus grosses lettres le nom de l’auteur, des fois que vous ne seriez pas arrivé à le lire sur la couverture,
  • pour vous spoiler quelques mot de l’intrigue pour vous donner l’eau à la bouche,
  • ou pour vous signaler que l’auteur est déjà celui qui a commis un autre livre très très connu : comme ça, ça vous donne envie de lire celui-ci si vous connaissez le premier ;
  • plus subtil : sur un livre à succès qui va marcher de toute façon, on vous indique que l’auteur est le même que celui d’un autre premier bouquin, paru avant mais qui n’a pas eu le même succès (exemple : "Le Seigneur des Anneaux ! Par l’auteur de Songs for the Philologists"! ou "Jane Eyre!, par l’auteur de The Professor"!)

On est bien d’accord. La petite bandelette de papier rouge sert à vendre le livre. Ou d’autres.

Qu’en faire une fois cette fonction remplie?

La jeter ? Malheureux !!!! Dans la famille où a été élevée Cinn, les livres, tous les livres, et rien que les livres, font l’objet d’une protection quasi-mystique contre le jetage à la benne On peut jeter des magazines ou des journaux à la pelle, mais le plus modeste roman de gare, le plus humble polar, le plus obsolète des livres de collège, doivent être conservés ad vitam eternam, même dans une caisse au fond d’un grenier. Même si on ne les relit jamais. On peut, à l’extrême rigueur, en faire don aux oeuvres, mais on ne le jette jamais. Les oubliettes, oui, la boîte à ordure, onques. Et si j’approche une bandelette rouge d’une poubelle, j’ai l’impression de commettre un sacrilège. Car elle fait partie du livre. C’est un "livre par destination".

La garder pieusement autour du livre pendant la lecture ? Certes, vous maintenez l’intégrité de la présentation de l’ouvrage, mais vous passez votre temps à rattraper les languettes qui tombent. C’est très agaçant.

La plier en deux et s’en servir comme marque-page ? J’ai cru que c’était une bonne idée mais en fait ce n’est pas pratique non plus. Un marque-page de qualité, c’est rigide et pratique à déplacer. La bandelette rouge, elle fout le camp et se déplie en permanence.

La laisser à la maison, sur une étagère, pour qu’elle puisse chauffer la place pour le livre lorsqu’il sera terminé et rejoindre celui qu’elle n’aurait jamais dû quitter?… Mais cela nécessite toute une organisation, est-ce bien pour moi ?…

Voilà pourquoi la plupart des livres de ma bibliothèque qui arboraient une bande rouge à l’achat, la portent encore aujourd’hui.

Hier, j’ai réussi à en jeter une. C’est un progrès, je pense.

Objet de fantasme ?

Qui dit femme-objet, réfléchit Anna, l’une des quatre co-bloggeuses de "Mes Copines et Moi",  on a forcément un  maître ou une maîtresse ; mais comme objet de fantasme?

Je ne sais pas si je dois plaindre ou envier la belle Anna. Se faire mater de haut en bas à tout bout de champ, hanter les fantasmes de la plupart des hommes, se faire draguer dans la rue par des dragueurs à la noix en quête d’une "fille qui se la pète pas", recevoir des propositions indécentes d’hommes mariés en quête d’une récréation, tout cela ne fait pas partie de mon quotidien. Allez..! On va même avouer : cela ne m’arrive jamais. Je ne suis pas un fantasme ambulant. Evidemment, ça n’a rien de très flatteur pour mon égo, mais d’un autre côté me faire aborder tous le trois pas même les jours où je suis en rogne, ça ne me tente pas plus que ça. Je ne plais pas à tout le monde et je vis très bien avec. On ne va pas faire du social non plus…!

Dois-tu te sentir dépossédée de toi-même, Anna, lorsque l’on fantasme sur toi ? Non. Rien à voir. L’image que ton interlocuteur se fait de toi dans ses rêves éveillés, il peut lui faire subir les derniers outrages, cela ne te fera ni chaud ni froid, c’est ton reflet et non pas toi. Pour ma part je trouve cela flatteur d’être "objet de désir" mais cela ne m’atteint pas, ne m’aliène pas.

Anna, l’objet de fantasme est son propre maître.

Prénoms d’hier et d’aujourd’hui

Vous est-il déjà arrivé de rencontrer une Hortense, une Pénélope ou un Gauvain ? L’avantage des prénoms inhabituels est qu’ils sont beaucoup plus difficiles à oublier.

Les plus observateurs d’entre vous auront observé que les personnages qui apparaissent dans mes billets récemment ont des noms pour le moins peu courants. 

J’avoue ! J’avoue ! Non seulement je donne des pseudos aux personnes dont je parle (sauf si elles en ont déjà un) mais au lieu de les appeler Marine, Julien, Kevin ou Claire-Morgane comme tout le monde, je vais à la pêche : il s’agit d’un site qui répertorie des prénoms de l’île Bourbon ainsi que des prénoms "d’hier et d’avant-hier".

J’ai une préférence particulière pour ces derniers. Non seulement ils sont à peu près inusités (ce qui me permet de ne gêner personne en parlant de Chrismine ou de Laurestan) mais en plus ils ont un petit charme rétro et décalé que j’aime bien.

Cela dit, je ne demande à personne d’appeler son enfant Charlésien, Vitalien ou Gyptisse… Encore que ?

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potter5Non, je ne l’ai pas terminé le jour de la sortie, mais je me suis quand même déplacée sous un soleil de plomb pour rejoindre le Virgin le plus proche. Oui, avec les deux demi-clones. Non, je ne ferai pas de spoiler. Non, je n’irai pas lire la fin sur Internet. Et pourtant, c’est diablement tentant : il y a déjà un article complet sur Wikipédia, avec le détail de l’intrigue et tous les personnages tués (et la cause de leur trépas).

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Oui, je confirme à ceux qui se poseraient la question : la sortie de "Harry Potter and the Deathly Hallows" ("Harry Potter et les Reliques de la Mort") est un évènement autrement plus important que moi que l’arrivée du Tour de France…

Faites un instant la comparaison :

A ma gauche,  des types transpirants qui se ressemblent tous et qui passent des semaines sur une selle de vélo pour essayer de savoir qui va le plus vite. Qui font la même chose tous les ans. Qui font même tout un trajet pour ça alors qu’on va si vite en train.

A ma droite, une intrigue bien ficelée et bien écrite de combat contre le Mal. Une écrivain qui visiblement est décidée à ne pas décevoir ses lecteurs, en tout cas en matière de qualité d’écriture. Avec de la magie, du suspense, de l’action, des coups de théâtre, de l’amour, et ce qui promet d’être le sommet de la série des Harry Potter, si j’en crois la progression en intensité, en noirceur et en complexité de l’histoire au fur et à mesure des tomes.

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Bien sûr, il y aura des morts, elle l’a promis. Vous savez comment elle a réagi quand elle a appris que Stephen King l’a suppliée de ne pas mettre fin aux jours de Harry Potter ?

 

Elle a gloussé, triomphante  : "J’ai fait peur à Stephen King!!"…

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Berceuse à risque

Si je vous disais que j’ai déjà parlé de Dieu à mon fils ?

Bien involontairement…

Flashback : C’était il y a plus d’un an, j’essuyais une séance de berceuses à haut risque !

Je n’ai rien vu venir. On avait commencé sans péril, avec des questions sur la chanson précédente. Je ne sais pas si vous connaissez le titre, ça raconte les aventures de Boris et Natacha dans leur troïka qui traversent la forêt blanche d’Ukraine… J’ai eu droit à deux ou trois "C’est quoi Natacha?" et "C’est quoi un renard bleu?".. enfin bref, rien d’insurmontable.

La suite fut plus délicate.

Tout ça ne serait jamais arrivé si je n’avais pas eu la sotte idée de chanter du Brassens…  et de choisir en plus les chansons selon leur mélodie et non selon leurs paroles !!! Mais, Monsieur le Président, quand j’ai commencé je n’ai pas vu le danger : il ne comprenait rien !…

Premier aveu : Une des chansons favorites du moment pour Raphaël était "Le fossoyeur". Pour ma défense, c’est une chanson assez drôle malgré son titre et que je trouve en plus touchante… -si, si !-. Et puis… le critère de choix, encore une fois, était la mélodie. Très douce.

Raphaël n’a à l’époque pas eu l’idée de demander ce qu’était un fossoyeur, ni un mort… mais ce soir il a buté sur : "... Si du fond de la Terre on voit le Bon Dieu"…

ça n’a pas raté, je vous le donne en mille !!!

"C’est quoi le Bon Dieu?"

Aïe aïe aïe… Comment répondre de façon acceptable à un gamin de deux ans quand on est de surcroît une mère croyante et que le papa est athée ? J’ai cru m’en tirer par une réponse compliquée, persuadée qu’il n’en retiendrait rien et passerait à la suivante : "C’est un pur esprit qui est partout", ai-je dit (Dites donc, les athées, là, au fond de la salle, je vous entend ricaner !!!! On laisse raconter la dame siouplaît !!!…).

Peine perdue.

"C’est quoi un pur esprit qui est partout?" a t’il répondu.

J’ai fini par dire que c’est Dieu qui avait fabriqué le monde, bien décidée à ne plus me risquer dans le marécage qu’est pour moi la théologie appliquée aux enfants.

C’était reculer pour mieux sauter.

"C’est quoiii le monde?"

Mince, flûte, prout, crotte, caca boudin ! Mes tentatives piteuses pour lui expliquer que TOUT ce qu’il connaissait faisait partie du monde, que c’était la Terre ("C’est quoiii la Terre?"), me laissent si morfondue de honte que je vous en épargne le récit !!

Depuis, j’ai privilégié "Au clair de la Lune" et "pirouette cacahuète"…

Et encore, "Au clair de la Lune", mieux vaut s’en tenir aux deux premiers couplets… Tout le monde connaît les derniers vers de "Au clair de la Lune" ?

Je vous rappelle l’histoire, quand même : un "bel Arlequin" cherche une "lume " (de la lumière) pour écrire un mot. Il finit par frapper chez "une brune" qui battait le briquet dans sa cuisine. Vous parlez d’un dragueur à la noix…"Dis, voisine, tu veux pas me prêter un peu de lumière ? Il fait super noir ici parce que ton père, c’est un voleur, il a pris toutes les étoiles du ciel… "etc etc.

Et voilà comment ça finit !

"En cherchant de la sorte, je ne sais ce qu’il trouva Mais je sais que la porte sur eux se ferma"

Censuré !!…

Another pixel in the wall

Venez ajouter votre pierre à l’édifice !

C’est grâce à Blogtendances, le blog collectif où sévit ADdikt et qui a le don pour pêcher les nouveautés les plus…euh… baroques et réjouissantes du net (si, si, c’est un compliment) que j’ai pu adopter ma propre modeste participation.

Il s’agit d’une oeuvre collective, gratuite et non rémunérée, consistant à construire, pixel par pixel, un écran multicolore, "une fresque participative" résultant de l’apport d’autant d’internautes.

800x600

Bon, je sais, on ne voit pas grand chose de loin, mais il y a une toute petite ligne de pixel colorés tout en haut de l’écran.

Voilà ce que ça donne sur fond blanc (merci ADdikt)

pixel_wall_explorer_la_fresque

Vous personnalisez votre petite pierre en choisissant votre couleur, le personnage qui vous représente, et en commettant un petit message personnalisé sur le sujet qui vous plaît.

A l’heure où je vous parle, le mur de pixels comprend 2711 pixels, il n’en manque que 477 289 pour compléter un édifice qui, si on ne fait rien, ne sera complété qu’en… 2011 !

Au travail…

Qu’il est mignon quand il dort…

Toutes lumières éteintes… Les parapheurs empilés au carré, Le plateau éclairci de tous dossiers en cours, Le fil du téléphone détirebouchonné, Le clavier rangé sous l’écran, La corbeille à papiers vide, … mon bureau est au repos pour une semaine…

Et pourtant, quel diable quand il est réveillé !

Comment vivre des situations extrêmes sans bouger de son écran

Comment survivre à une attaque de requin ? Ou de crocodile? Ou échapper à un ours? Survivre à un accident d’avion ? Un tsunami ? Comment sortir d’une voiture en équilibre instable au bord d’un gouffre ? Comment survivre si vous êtes coincé dans une grotte ? Que faire si votre voiture est lancée à pleine vitesse et que vos freins ne fonctionnent plus? Comment reprendre le contrôle d’un chameau qui prend le mord aux dents ? Quelle est la procédure à suivre pour savoir si une plante est comestible? Comment désarmer un agresseur ? Comment survivre à un séjour dans une prison fédérale américaine? Comment sauver quelqu’un qui est tombé à travers de la glace ?

Wikihow est une variante (en anglais) de Wikipédia : tout le monde peut y participer, ajouter des réponses aux questions que tout le monde se pose (ou pas).

L’ennui, avec ce genre de conseils en cas de situation grave, c’est que, par hypothèse, il faut les avoir lu, mémorisé et intégrés avant de  se fourrer dans le pétrin. Je pense qu’il faut en effet beaucoup de sang-froid et d’agilité pour consulter Wikihow alors que vous êtes agrippé aux rênes de votre chameau en furie ou entre les mâchoires d’un requin.

Et la plupart des situations visées sont difficiles à anticiper (vous êtes bloqué en voiture en équilibre instable dans un endroit surélevé parce que vous avez raté votre tournant…).

BlownAway

Je suis peut-être impressionnable, mais lire ces conseils me met psychiquement dans la situation visée. Mon coeur s’accélère, je visualise la situation.. : et voilà, je baigne dans une eau tiède, je suis en train de nager fébrilement, je viens de réussir à éloigner le requin en hurlant sous l’eau (les fréquences aigues leur font peur)… il s’éloigne mais je nage à reculons pour ne pas le quitter des yeux, la peur me serre la poitrine, et s’il revenait ? Les requins sont traîtres… Se rapprocher de la berge petit à petit, rester calme, continuer à respirer pour alimenter mes muscles en oxygène. S’il attaque, bien me souvenir : c’est dans les branchies qu’il faut frapper. Pas le nez, qui est trop proche des mâchoires.

Heureusement, toutes les questions posées et réponses apportées ne donnent pas des émotions aussi fortes.

On y trouve aussi :

Comment porter des lunettes sans avoir l’air trop intello ? Comment proposer à une fille de passer la soirée avec vous si elle voit déjà quelqu’un? Comment sortir avec une strip-teaseuse? Comment acheter des capotes en toute discrétion ? Comment chasser un fantôme de chez vous ? Comment bien s’entendre avec votre belle-mère? Comment parler comme un pirate ?

La vie, mode d’emploi !!

(Nota : l’oeuvre ci-dessus s’appelle Blown Away et est de Anna Gillespie)