Archive for the ‘Bonheur en petite monnaie’ Category

Caprices

"Il appelle encore! – Laisse-le, ne va pas encore le voir.schreiend – Mais il a besoin de moi, non ? – Peu importe. Tu as le droit de te reposer aussi. Laisse-le pleurer, va. – A ton avis, qu’est-ce qu’il veut cette fois ? De quoi a t’il besoin ? – L’heure, c’est l’heure. Il faut que tu lui montres qu’il y a des cadres à respecter, que tu n’es pas à sa disposition tout le temps. Ne cède pas à tous ses caprices, sinon ça ne va plus s’arrêter. – Tu as raison. Avec lui, si je lui donne ça, il va me prendre ça. – Voilà. Il faut que tu lui montres qu’il y a des limites et qu’il faut les respecter. Tu en fais déjà tellement pour lui. ……. – Il appelle encore. Cette fois, je vais répondre… Allô ?…….. Oui, je reviens à l’instant [ouh, la menteuse!]……..Combien de cafés ? (gloups).

Et c’est ainsi que j’ai aidé Lina à préparer un nombre (presque) incalculable de cafés, en pleine pause déjeuner.

Tentations

Quelques plis de tissu soyeux, une couleur douce et une jolie coupe… j’ai craqué. Au prix fort. Et c’est trop bon.

Ca m’a pris d’un coup.

fashionvictimJ’avais repéré cet ensemble dans la vitrine il y a quelques jours et j’hésitais à revenir l’acheter. Le prix paraissait raisonnable. Sauf que j’avais vu l’étiquette de l’article d’à côté. Boulette.

On n’a pas idée de mettre ce genre de boutiques juste à l’endroit où je passe quand je rentre du travail et que je vais directement à l’école chercher mon louveteau. Une brèche de vie de femme au milieu du carrefour entre la vie d’esclave d’employée et la vie de mère.

Mais de toute façon, il ya un théorème qui dit que lorsqu’on repense quelques jours après à quelque chose que l’on n’a pas acheté, c’est qu’on peut retourner conclure la vente, qu’en général on ne le regrettera pas. Voilà, donc, ça va, d’abord. Under control.  Là, tout de suite, on sent que c’est une fille qui a émis le théorème. Certes. Mais cela explique en tout cas que même en entendant les vrais prix ("et le haut il est à combien?…ah…"), je savais bien que je craquerais. Heureusement que ces petites folies ne m’arrivent pas trop souvent.

On va appeler ça de la boulimie de compensation. Une respiration. Mieux, un investissement. Hum, hum, comment elle dit, Lynette, déjà, pour justifier l’achat d’un tailleur aussi sublime que ruineux sur le budget destiné aux appareils dentaires de ses fils ? Quand on se fait plaisir, on est plus heureux donc on devient une personne meilleure, y compris quand il s’agit des enfants. Un truc comme ça.

"I feel like a better parent already".

Jour de gal-air

Je m’attendais à une journée de galère… mais aujourd’hui, je n’ai pas attendu de train ni de bus en vain, je n’ai pas cherché d’hypothétique Vélib disponible, je n’ai pas marché pour aller au travail, je n’ai pas squatté chez des connaissances plus proches de mon employeur. galere

Tout simplement parce qu’il y a deux jour, j’ai appris que la grève s’étendait… à la crèche où est accueillie Laura. Pas de solution de garde, pas de train… partant, pas de choix : Adieu, veaux, vaches, cochons (mais non les collègues, c’est juste une expression, je parle pas de vous là) : ce fut un repos forcé, avec à la clé une journée de travail à rattraper. J’adore. Merci, vous êtes trop fun.

Je ne vais tout de même pas me plaindre. Il fait un temps superbe, et ce n’est pas tous les jours que j’accompagne mon fils à l’école. Sans parler de cette petite sieste volée pendant que les collègues travaillent, mmh…. merci, Laura.

Il y a tout de même un truc que j’aimerais qu’on m’explique. Je suis nulle en politique, mais comment se fait-il que les Français aient mis à leur tête un président comme celui-ci et s’étonnent après qu’il mène des réformes comme celles-là ? Qu’on ne me dise pas qu’il les a pris par surprise ? Comment se fait-il que la même politique récolte 53% d’approbation en mai et 90% de mécontents en octobre ? Non mais ho, il faudrait peut-être vous mettre d’accord sur ce que vous voulez quand vous votez, non ?

Maîtresse C.

cravahce"J’ai un cadeau pour vous dans mon bureau…!"

Hilare, il m’a tendu… une cravache. Noire.

Le lendemain, je le vois loucher vers mes jambes, haussant le sourcil, mi-complice, mi-entendu. Ah mais oui, bien sûr ! C’est parce que je porte des bottes noires, un peu hautes….bottenoire

Ce collègue vient de se rendre compte que mon niveau d’études me permettait d’être appelée "Maître" et qu’il était bien plus amusant de le féminiser. Me voici donc promue "Maîtresse Cinn" (enfin, avec mon vrai prénom).

C’est sympa d’être l’objet de tous les fantasmes comme ça, mais y aurait-il, par hasard, une part de dérision dans ce petit jeu ?

Le même grand imaginatif m’avait appelée Lara Croft il y a un peu plus de trois ans. Il y a bien une raison à cela, mais saurez-vous la trouver ?…..

La magicienne à la brosse ronde

Je hais les brushings. Bon, en fait ce qui me pèse, c’est non pas le résultat, mais le processus. Et en particulier le contraste entre les cas où c’est un(e) coiffeur(se) qui pratique l’intervention sous mes yeux incrédules, et les cas où c’est moi qui tente la même chose.

Quand c’est la coiffeuse :

D’une main, la brosse, de l’autre le séchoir. Après avoir attaché une partie des cheveux pour dégager les mèches du dessus, elle attrape les mèches qui restent avec la brosse ronde et progresse le long des mèches par en dessous, tout en effectuant en même temps de petits mouvements rotatifs du poignet -oui, avec la même main- pour continuer à en rouler les mèches autour de la brosse. Puis elle détache une autre partie des cheveux, et recommence. Au final, la masse plate et mouillée que j’avais sur la tête se transforme en une vraie coiffure, avec du volume, une structure, une forme, de l’aérien, et tout et tout.

Est-il besoin de le préciser ? Pendant que le miracle s’est produit, elle a continué à deviser avec moi comme si de rien n’était.

FriendsRachelLeiaQuand c’est moi :

D’une main, la brosse, de l’autre le séchoir à ions bidulechouette dont j’ai fait l’acquisition pour me motiver. Comme je n’ai pas de pinces à cheveux (j’avais tout jeté à la poubelle le jour où je me suis dit que je ne voudrais plus jamais avoir de cheveux très longs), je fais toute l’épaisseur des cheveux d’un coup. Je brosse tout pareil les cheveux par en dessous, mais avec infiniment moins de facilité que la pro. En particulier, les fameux petits mouvements rotatifs pendant le brossage sont un mystère impénétrable : comment faire tourner la brosse aussi vite tout en la maintenant, sans avoir un petit moteur à l’intérieur de la paume ? J’arrête souvent avant la fin : c’est pénible de s’escrimer bras en l’air pendant si longtemps, et puis je m’ennuie un peu pendant l’opération, il faut dire. Au final, mes cheveux sont à peu près secs et ont un peu plus de forme que si je n’avais rien fait.

Voilà pourquoi, quand j’ai les cheveux suffisamment courts, je les laisse sécher tout seuls, hiver comme été.

Cela répond-il à ta question, Natacha ?

Comme un ouragan

Je n’ai pas l’habitude de m’emballer, mais ces deux (ou trois) là en valaient la peine. Ca a été le coup de foudre. C’est MonsieurF. qui nous a présentés, et quelques jours après, c’est avec eux que je me réveillais ; ce soir, je les ai emmenés pour un petit tour de jogging. Des organes performants, de l’humour, de l’inventivité, de la présence : J’aime beaucoup Oldelaf et Monsieur D.

Bon, après, moi c’est comme d’habitude, j’ai toujours un train ou deux de retard avec la musique, il faut le savoir. J’aime bien, le problème n’est pas là, mais je ne suis jamais au courant de ce qui sort. C’est comme ça depuis toute petite. Je devais être la seule du collège à ne pas savoir au juste qui chantait "Thriller". Je crois que je n’ai pas la patience de trier le bon grain de l’ivraie dans l’abondance des sorties (c’est un boulot à plein temps non ?), et du coup je m’abstiens à peu près totalement. Mais depuis que j’ai parlé sur ce blog d’une chanson d’il y a trente ans, je n’ai plus de complexe, d’autant plus que la sortie (officielle) du premier album de ce boys band là ne date que de deux ans.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, donc, il s’agit de deux (ou trois?) garçons autoproclamés spécialistes de la chanson "con", ou plus précisément "qui fait rire, taper du pied, des mains voire dans les coudes du voisin pour les moins habiles". Il faut les entendre déclarer leur flamme à "Nathalie, mon amour des JMJ", expliquer pourquoi ils n’aiment pas la piscine à l’école ou les tire-fesses (on sent une inspiration profondément ancrée dans le vécu…), personifier une chanteuse en herbe de 13 ans ("chuis plus une enfant, pas encore adulte mais déjà une fâââââmme"), ou encore raconter les exploits de Raoul, le pitbull, pour comprendre de quoi ils sont capables. On atteint des sommets d’intelligence (mais vers le bas… encore que ?) avec des chansons comme "rue de Nantes" ou "pas d’bras".

Merci à ceux et celles qui ont la charité de me faire écouter de la musique qu’ils aiment.

Polichinelle

Il y a des parents de personnes majeures, vaccinées, adultes, quoi, qui sont un peu intrusifs dans la vie de leurs enfants. Et que fais-tu par ci, et comment vont les amours par là, et tu devrais faire quelque chose pour ta culotte de cheval (pauvre Cordélia), et il serait temps de faire des enfants à ton âge, tu ne crois pas, et qu’est-ce que c’est que cette orientation professionnelle, ce n’est pas sérieux, tu ferais mieux de faire ci ou ça ? Etc. etc.

Pas les miens.

Parfois ils devinent, et je sais qu’ils devinent. Ils posent peu de questions, parfois me tendent des perches que je n’attrape pas.

Moi : "Dis Maman, Pourrais-tu garder Raphaël mercredi ? Lex prend les enfants le soir et je vais me prendre une journée. Elle : Ah, tu vas aller au sport le matin, c’est ça ? Moi : Non."

Et elle n’insiste pas.

Plus tard, j’ai déposé Raphaël chez eux depuis peu :

Moi : "Allô Papa, merci de ton message ! [blablabla] Lui (curieux) : ... Mais, j’entends du bruit, là, tu es dans un train ? Moi : Oui. (mon train habituel, mais là n’est pas la question). Lui : Ah ? Et tu vas loin ? Moi (brève hésitation. C’est quoi, loin ?) : Non".

Et il n’insiste pas.

Le soir :

Elle (après m’avoir donné des nouvelles des enfants, peut-être étourdiment) : "Tu as passé une bonne journée ? Moi : Oui. Elle : Et tu es rentrée chez toi, là ? Moi (gaiement) : Non, pas encore. Demain. Elle : … Euh bon, je t’appelle donc sur ton portable s’il y a quelque chose"

Il y a quelqu’un dans ma vie, c’est un secret de polichinelle. Et eux font presque semblant de ne pas le voir. Admirables.

Vous êtes beaucoup à avoir les mêmes ?

Impair en nombre impair

Ca s’est joué à une minute près.

J’avais déjà mis un peu d’ordre sur mon bureau et éteint ma machine. Debout, sac à l’épaule, j’étais en train de souhaiter une bonne soirée à mes collègues, lorsque le téléphone a sonné.

Un coup d’oeil à mon cadran : Cela ne ressemble pas aux numéros des quelques clients qui connaissent ma ligne directe. Cela ressemble un peu au numéro professionnel de Lex, à qui j’ai pourtant demandé d’utiliser plutôt mon portable. Dans le doute, je décroche.

"Vous êtes Madame Tsouinn ?

Quand la première chose qu’on vous sort au téléphone, c’est votre nom tout écorché, en général c’est mauvais signe. Cela sent la liste téléphonique revendue à la sauvette, le spam téléphonique, et cela m’irrite. Mais là, je ne suis pas chez moi…. quel client est donc en possession d’une version fantaisiste de mon nom ?

Heu, oui, enfin, Cinn – Ah oui, le nom était mal écrit sur le papier… C’est le fleuriste Machin, nous avons des fleurs à vous livrer, pouvons-nous venir maintenant ? – … Mais je ne suis pas chez moi… – Mais vous êtes bien rue XXX ? – Heuu, oui, mais je suis sur le départ… – Je suis juste à côté, c’est de la part de Monsieur Yex ?"…

Des fleurs, là, maintenant, tout de suite ? Et de la part de Lex ?! Il me fait livrer un bouquet, là, juste quand je suis sur le départ ? C’est quoi ces manipulations foireuses ? Non mais il exagère ! Je vais en faire quoi, maintenant, de ce gros truc, dans les transports ?… (quoi, quoi, comment ça je ne suis jamais contente?).

La fleuriste insiste, plaide, supplie presque. Elle peut être là dans un quart d’heure. Cinq minutes. Deux minutes, le temps de l’emballer. Bien sûr, pour elle, c’est aussi un travail à terminer. J’accepte de l’attendre en bas de l’immeuble à ma sortie (imminente).

Un quart d’heure plus tard, je suis dans mon train, tenant contre moi un joli bouquet rond, et odorant aussi, car il est décoré de feuilles de cassis. Rouge sombre et vert menthe, enveloppé de papier vert pâle, noué par une cordelette. Du cassis. Sniffe, sniffe. Cette senteur. Ils ont bien fait les choses. Comment ont-ils fait pour savoir que l’odeur me rappellerait le jardin de la maison où j’ai grandi ?IMGP1941bis

Je suis touchée, évidemment. Lex m’a offert une seule fois des roses…  mais des roses virtuelles, alors que nous n’étions qu’amis. En termes plus terre-à-terre, une simple image. Au premier plan, des roses blanches. Juste derrière, des rouges.

Cette fois-ci, une enveloppe épinglée au bouquet contient une carte toute simple  : "Merci".

Mouchards

La nuit tombe lentement. Sous la lune ronde, la voiture file sur l’autoroute vers la fin d’un week-end. Il conduit d’une main, tient de l’autre la mienne. Bercée par la route, je somnole presque. De la journée passée ne subsistent plus que des grains de sable restés collés à mes pieds. Obstinément, des grains de poussière de vacances.

Ouikende de rêve, deuxième

Résumé des épisodes précédents : partie en week-end prolongé avec un grand brun dont le génie pour sniffer des bornes Wi-Fi lui permet de donner quelques bribes de nouvelles à ses lecteurs adorés, Cinn avait néanmoins complètement oublié (ou, pour être tout à fait honnête : sciemment omis) de signaler son absence à Lex, qui menait de son côté, et pour quelques jours encore, la double vie de père et d’actif, jonglant entre les exigences de sa nounou et celles de son employeur. Y’a pas de raison qu’on soit toujours les seules à en baver non plus, non mais alors sans blague!…

C’était compter sans l’automobiliste qui a déboîté brusquement, sans prêter attention au fait qu’il envoyait voler à terre Lex et son scooter… avant de continuer sa route sans demander son reste. Lex est tombé tête la première sur le bitume, a roulé sur le sol et a perdu conscience.

Arrêt sur image. Grandbrun et moi sommes donc en "vacances" depuis un peu moins de vingt-quatre heures. Message téléphonique. Oui, Lex est vivant et conscient (sinon, il n’aurait pas pu laisser de message, soyez un peu logique, quoi!), mais il est à l’hôpital, attendant qu’on daigne s’occuper de son cas. Ca tombe mal, il avait un gros travail à finir aujourd’hui. Quant aux enfants, ils sont chez la nounou. Il me tiendra au courant pour me dire si je dois prendre la relève ce soir avec les enfants : "Je ne sais pas si tu as prévu quelque chose ce soir, enfin, je ne veux pas gâcher ta soirée…".

La soirée ?….  Si je reviens chez moi, c’est juste trois jours de congé, sans doute les seuls avant un bon moment, qui vont voler en éclats. Mais pour l’instant, lui ne le sait pas.

Lex attend son scanner. Oui, il me tiendra au courant des résultats.

Quelques heures plus tard, les résultats arrivent. Tout va bien a priori.

On a dit a priori. Car les médecins sont prudents dans ces cas là et n’excluent pas la thèse de la micro-hémorragie invisible au scanner qui va se réveiller sournoisement quelques heures après. Théoriquement, Lex ne doit donc pas rester seul pendant les prochaines 24 heures. Heureusement, il a prévenu ses amis les plus proches… et moi :

"… Si je dois aller à l’hôpital pendant la nuit, je te préviendrai"…

Ce qui serait tout à fait logique si j’étais effectivement chez moi… sauf que je suis à deux heures de route, et non plus à cinq minutes. Dilemne. Prendre le pari que tout irait bien, le laisser dans l’ignorance ? Impensable. J’aurai l’air de quoi après, s’il se passe quelque chose ?

Il a donc fallu que je révèle à Lex que je n’étais pas chez moi, avec la conséquence que cela entraînait : car pour Lex, mon absence (car je ne lui ai rien dit d’autre) ne pouvait signifier qu’une chose : il y avait quelqu’un d’autre dans ma vie. Pour lui, cela a dû faire beaucoup de choses à gérer d’un coup… et ses appels se sont multipliés dans l’après-midi (ma messagerie a été saturée le soir). Sérénité,guéguerre ? Impossible de savoir comment il va réagir à cette idée dans les semaines qui vont venir.

Si j’ai l’impression d’avoir ouvert une petite boîte de Pandore, du moins Lex avait-il cette fois les éléments suffisants pour évaluer plus clairement la situation immédiate. Il a été convenu que je ne viendrais qu’en cas de problème cette nuit-là, et non en préventif. Il lui suffirait de laisser les enfants en transit chez la voisine pendant deux heures. Ouf.

Les vacances pouvaient continuer.

Ou plutôt auraient pu continuer, sans une autre farce du "destin" : "Allô, rappelle-moi tout de suite, c’est très urgent!".

Lex : 2, Ouikende dolce vita : 1.

Ses clés…! il avait perdu ses clés. Il les avait cherchées partout, rien n’y a fait : elles avaient dû tomber de son blouson tandis qu’il était traîné sur le goudron après sa chute. Or, il m’en avait confié les doubles (clés de voiture et de son appartement). La suite ? C’était le serrurier ou moi. Sauf que le serrurier ne l’aurait pas aidé à récupérer l’usage de la voiture.

Ils sont combien au monde, les hommes prêts à faire six heures de trajet pour faire économiser à l’ex de leur amoureuse le prix d’un serrurier, et ce après que l’ex en question leur a pourri leur après-midi en appelant environ une fois toutes les demi-heures, ceux prêts à faire tout ça sans dire pis que pendre (du moins pas à haute voix) de la personne en question ? Ceux dont les bras ouverts, au retour, juste après minuit, sont capables de faire oublier en un instant les fatigues de la journée ?

Lex : 2 ; Week-end dolce vita : 25.