Archive for the ‘Bonheur en petite monnaie’ Category

Reminder

Imaginez un immeuble haussmannien. Plafonds hauts, moulures, murs en pierre de taille.

Le hall est le plus souvent presque désert et silencieux, larges portes fermées sur des bureaux feutrés, confidentiellement affairés. Une cage d’escalier immense, où se déroule une haute rampe en fer forgé, noire et dorée. D’immenses miroirs sur chaque palier. Un tapis de moquette sous vos pas, maintenue à chaque marche par une barre dorée, un motif à feuilles d’automnes somptueux et discret. De grandes fenêtres aux vitraux jaunes et blancs, assortis au tapis, illuminent l’escalier. Seuls les panneaux d’issue de secours tranchent discrètement sur cette harmonie de crèmes, de noir et de dorés.

Et là, en plein sur un mur, entre deux étages…. Bien en évidence…

Un post-it jaune flashy, avec un numéro de fax indéterminé gribouillé au bic.

Comment diable est-il arrivé là ? Est-il tombé d’un attaché case pour être ramassé par un bon samaritain qui a voulu le mettre en évidence, pour qu’il puisse être retrouvé ?

Est-ce la manière comme il faut de faire un graffiti dans les beaux quartiers ?

En tout cas, ça vous casse une ambiance…!

Qui n’en donne ?

Il me vient le désir d’accueillir quelqu’un de nouveau dans ma vie. Un petit être dont je prendrai soin jour et nuit, qui grandira petit à petit et dont je serai responsable, pour un temps.

J’en ai vu en photo mais personne ne m’en a jamais confié. Pourtant, je sais que je saurais le prendre en charge de manière irréprochable.

Oui, je suis prête à endosser une telle responsabilité, je le dis haut et fort. C’est sûr, "ça change la vie", comme on dit, une fois qu’on a la responsabilité d’un être vivant, il faut songer à le nourrir (lui donner son lait et ses farines, mais je ne vois pas pourquoi on ne pourrait envisager à terme une diversification alimentaire), à prendre soin de lui (le distraire, le faire se remuer), ne pas se contenter de l’oublier dans un coin.

Un jour, il partira pour vivre sa vie ailleurs sans regarder en arrière, peut-être pour faire des petits à son tour.

Je participerai même à son départ puisque je le couperai en morceaux et j’en ferai cuire un bout pour le manger, avant d’en donner des petits à qui voudra.

Qui me donnera une souche de Hermann ?

Les Français, leurs maîtresses, et leurs strings

Enfin !! Pour une fois, un acteur et animateur américain (Bill Maher) dit du bien des français. Certes, certes, il doit in fine recourir à des arguments assez spéciaux (argument choc : nous avons inventé la lingerie sexy, les cinq à sept crapuleux et les strings -ah bon??-), mais ça fait quand même chaud au cœur !.

Nota : il y a des sous-titres en français, avec toutefois quelques à-peu-près de traduction. Notamment, Bill Maher donne des raisons aux américains de ne pas « lever les yeux » (comprendre : lever les yeux au ciel). Et « pee pee parts », ce sont les parties génitales en langage enfantin, la zézette et le zizi, quoi, et non pas « des parties pour faire pipi ». Mais on comprend quand même !

C’est sûr, tous les américains ne sont pas stupides !

Moi et mes cams chaudes

Etant une femme gourmande et qui a atteint une certaine maturité, j’aime beaucoup les cams, très chaudes de préférence.

Je dispose de tout le matériel nécessaire pour la partager avec autant de personnes sympathiques que je souhaite. Bien des commerces spécialisés (dont je peux fournir l’adresse aux personnes intéressées) mais aussi la plupart des commerces généralistes, sont à même de vous le proposer, si vous savez où chercher.

Je ne comprends pas que les hommes soient aussi peu friands de cam’. Habituellement, ce sont les femmes, le plus souvent une femme mûre, qui en apprécient la saveur. J’ai la chance de m’y être initiée, presque par hasard, à peine sortie de l’adolescence. Et, il faut l’avouer, je rêve qu’un(e) inconnu(e) brise la glace et propose de m’en offrir une pour faire connaissance en toute amitié.

L’excitation de cette attente pleine de promesses pendant ces étapes préliminaires où la température monte inexorablement, puis cette brûlure entre mes doigts, le plaisir de faire durer cette amertume teintée de douceur me régalent. Commage qu’il soit si difficile de trouver un homme (surtout un homme encore jeune) qui apprécierait de partager une cam bien faite. Encore une fois, c’est avec de charmantes amies, parfois avec mes propres soeurs, que je partage le plus souvent ces moments.

Personnellement, je les trouve agréables à presque toutes les heures de la journée, sauf peut-être le matin où mes préférences vont à des variantes plus adaptées à un réveil en douceur. Les cams constituent une pause délicieuse et délassante au cours d’une journée de travail et une excellente manière de décompresser en entamant la soirée.

Evidemment, les cams sont à utiliser avec prudence et modération par les femmes enceintes.

En connaît-on seulement les bienfaits ? Antispasmodique, lutte contre les problèmes de menstruations, son action au niveau du système nerveux a même été comparée au Valium ou au Prozac. Elle stimule le système immunitaire, soulage les ulcères d’estomac. On soupçonne même qu’elle soulagerait les douleurs arthritiques.

Il faut cependant certaines précautions au néophyte avant de se lancer. Une cam(omille) trop chaude, ça peut brûler la langue. Et on peut s’étrangler en l’avalant trop vite.

Mais sinon, c’est délicieux.

Deux filles sur deux roues

C’est en sortant de la gare que j’ai eu l’idée. Il faisait beau ; Lex, qui n’avait pu voir son fils ce matin, a exprimé le désir de le récupérer à l’école pour le voir au moins quelques heures [macho ! Pas une pensée pour sa fille!!] et du coup je n’avais que Laura à récupérer ce soir. Du coup, je pouvais…

Quelques marches, passage rapide chez moi, j’abandonne ma peau de travail (jupe et chemisier) pour un jean et un débardeur, je fourrage quelques minutes en pestant (un peu) pour retrouver ma clé ; quelques instants plus tard, me voilà, légère et renouvelée, à nouveau en bas de chez moi. Quelques marches, je pousse la porte du local, et je le récupère, mon joli vélo…

Un pied sur la pédale et le voilà parti, léger et puissant. Mes membres se réveillent et s’étirent, mon coeur et mon souffle se mettent en marche et prennent une vitesse de croisière. Je me permets quelques libertés par rapport à mes habitudes d’automobiliste, devenant piétonne et utilisant le trottoir pour éviter un feu rouge décidément trop long.

Quand je l’ai récupérée à la crèche, Laura a tout de suite repéré le casque que j’avais laissé à côté de ses affaires et s’est mise à trépigner en le pointant du doigt pendant que je lui remettais ses sandales. Elle s’est laissée installer sans impatience sur le siège enfant, s’est laissé sangler le torse et les chevilles… et nous voilà parties, lourdement au début avec ce fardeau supplémentaire, puis plus facilement.

Il faisait bon, notre allure nous donnait un peu d’air frais, la circulation n’était pas trop pesante ; Laura a passé le trajet à me montrer des choses autour de nous, à chantonner, gazouiller et à me taper dans le dos pour attirer mon attention (on ne parle pas au conducteur!). Bon, j’ai obligé plus d’une voiture à ralentir pour me dépasser… mais d’habitude c’est moi qui peste car chez nous les rues sont si étroites qu’on ne peut se croiser en voiture sans que l’une d’elles marque un arrêt derrière une voiture déjà garée, si pleines de dos d’âne, de sens interdits et de ronds-points qu’il est matériellement impossible d’y faire un excès de vitesse…mais c’est une autre histoire.

Simplissime… mais si bon, de substituer une promenade à une course à faire.

Princesse promise

Avant de répondre au questionnaire envoyé par Chipolata (cette fois sérieusement, suite à de nombreuses plaintes -enfin, une- suite à mon dernier questionnaire en date), je veux émettre de vives protestations.

Chipolata, donc, cette punaise cette jeune femme vive et enjouée, cite parmi ses films préférés "Princess Bride". Mais en ajoutant que c’est "son nanard préféré".

Certes, certes, c’est un film qui trahit son âge (20 ans passés) et dont certains effets spéciaux ne sont pas tout à fait à la hauteur (je pense à la séquence où Buttercup/Bouton d’Or et Wesley combattent le rat géant, dont le déguisement.. heu… laisse à désirer).

Certes, c’est un film tout public, qui peut facilement être vu par des enfants.

Certes, on y parle amour, princesses, géants, miracles, combat chevaleresques. De loin, on jurerait un conte de fées banal.

Alors qu’en vrai, c’est un petit bijou d’humour et d’autodérision, de tendresse et de contes de fées gentiment tournés en bourrique.

Il y a une héroïne fabuleusement belle (le livre précise même son évolution au fil du temps parmi les femmes les plus belles du monde… mais le livre, c’est une autre histoire, il est encore mieux que le film et mériterait un autre billet à lui seul), très courageuse mais aussi franchement nunuche.

Il y a un jeune premier beau, fort et intelligent, mais qui a été pirate quelques années.

Un Espagnol exceptionnellement bon escrimeur qui cherche à venger la mort de son père, mais qui a du mal à boucler ses fins de mois ("c’est pas très lucratif, le business de la vengeance") et qui sombre dans l’alcool quand il est contrarié.

Un géant très fort, pas très malin mais qui adore trouver des rimes à des mots difficiles.

Un méchant un peu mégalo, qui aime chasser et qui veut forcer l’héroïne à l’épouser, mais qui est aussi fabuleusement lâche.

Et surtout une série de répliques mémorables, souvent mi figue, mi-raison.

Exemple :

"La vie est douleur. Celui qui vous dit le contraire a quelque chose à vendre".

Bref, un film comme je les adore. A la fois touchant et qui ne se prend pas trop au sérieux.

Par temps clair

Petit nuage rose, mousseux et moelleux (*), sur lequel je flotte, traversant mes journées, aérienne…

Petite brume rose autour de moi, dans laquelle je me perds, voyant les gens et les lieux à travers ton prisme clair,

Nuage où il est si tentant de monter, quitte à soudain y perdre pied et à chuter lorsque tu t’évapores, si durement,

Où m’emmènes-tu cette fois?… Ne pas fermer les yeux. Ne faites pas de prières, de peur qu’elles ne soient exaucées.

(*) pour ceux qui auraient eu l’âge de lire "J’aime Lire" vers 1980, je garde le souvenir de l’histoire du "Pêcheur d’oiseaux", assis sur son nuage comme sur un gros matelas, avec sa canne à pêche et son chapeau… je suis la seule ?

En attendant « les apôtres blafards »

Si vous êtes un homme et passionné de rugby, de foot, de voitures ou d’informatique, imaginez que vous croisiez par hasard un semblable après ne pas avoir pu parler de votre passion pendant des mois : vous feriez quoi ?… (allez, avouez… j’en ai trop vu…)

Si vous êtes passionné(e) de randonnée et que vous croisiez un autre passionné, qui se trouve n’être pas d’accord avec vous sur le choix du sac à dos ou le nombre de bâtons de marche à emporter (avec un ou deux bâtons -chaque choix a ses partisans-, on soulage ses articulations et son équilibre, mais franchir des passages étroits devient plus difficile et la circulation du sang est gênée, et puis si on se sert d’un seul bâton, il y a une dissymétrie dans le mouvement…), vous ne serez pas tenté d’échanger quelques opinions bien senties et d’échanger quelques trucs sur la meilleure manière d’alléger son sac ?

Il y a quelque temps, j’ai eu la visite d’une cousine, dont je ne savais pas qu’elle appréciait aussi Madame Rowling, et qui a aperçu mon bouquin en cours. S’est ensuivi immédiatement un débat animé sur les préoccupations essentielles évoquées plus haut Elle m’a confié qu’à son avis, R.A.B. était en réalité Regulus Black, le frère de Sirius, dont on parle deux ou trois fois au cours de l’histoire. Qu’elle pensait que Snape était fondamentalement mauvais (alors que je pense le contraire : Ben quoi, Albus Dumbledore doit avoir une très bonne raison de lui faire confiance à ce point). Je lui ai fait part de l’hypothèse émise sur les forums, qui est que Harry est lui-même le dernier horcrux et qu’il devra se donner la mort pour détruire Voldemort pour de bon.. bref, on a discuté.

Evidemment, tout ceci était d’une grande impolitesse puisque nous étions entourées de deux autres personnes qui ne connaissaient Harry Potter que de loin.

Faites-vous partie aussi de ceux qui attendent avec impatience la sortie des Deathly Hallows ? Qui attendent, le souffle coupé (enfin presque) la destruction des derniers horcruxes ? Qui se demandent avec angoisse qui, de  Harry Potter, Hermione Granger ou Ron Weasley, va survivre à leur dernière année à Hogwarts ? Si Snape est un méchant qui fait semblant d’être gentil ou un gentil qui fait semblant d’être un méchant ? Et surtout qui peut bien être le fameux "R.A.B." qui a subtilisé "le" médaillon? Quel sera le rôle exact de Grindelwald ?

Non mais c’est incroyable… des forums entiers sont consacrés à ce genre de spéculations, et la plupart des personnages de la série (oui, même des relativement secondaires) ont leur page consacrée sur Wikipédia. En anglais ET en français. Si vous avez un doute sur un personnage que vous croisez au détour d’une page (disons Alicia Spinnet ou Orla Quike), des inconditionnels se feront un plaisir de vous indiquer que Harry a croisé unetelle à la page 21 du tome 2, qu’elle a un jour fait tomber son plumier en cours de divination ou qu’elle fait partie de l’équipe de Quidditch de Hufflepuff… bref, tous ces petits indices que Madame Rowling aime faire traîner au fil des pages, preuve d’une maîtrise impressionnante de l’ensemble de l’intrigue.

Non, je ne vais pas sur ces forums, mais j’arrive à la fin de la relecture entière des six premiers tomes de la saga, histoire d’être fin prête pour juillet. Non, je ferai pas la queue pour acheter le livre le premier jour, mais ce sera sûrement chose faite dans la semaine qui suivra.

Plus qu’un mois et demi…

Toutouyoutou

Adolescente, je n’étais pas sportive pour un sou et je me préoccupais très peu de mon apparence physique. Dans mon esprit, notre enveloppe charnelle n’était là pour nous accompagner que quelques dizaines d’années, donc je ne voyais pas l’intérêt de s’en soucier. Au collège, j’avais même pris position contre le sport dans une rédaction de français, c’est dire…

Et puis une grosse vingtaine d’années après…

…en partie pour une occasion de voir F., en partie par curiosité, j’ai accompagné Lina à mon premier cours de bodi attack il y a une semaine.

Ce qui est surprenant, c’est que je m’y suis complètement retrouvée et beaucoup amusée. Oui, là aussi, c’était ma place.

Je déteste les ambiances surpeuplées et les salles qui puent la transpiration ? Oui, mais là la salle était assez grande et sans doute bien aérée. J’avais peur du côté industriel, impersonnel d’un cours collectif ? J’étais là avec des amis, et puis le bodi attack c’est très ludique, très amusant, et j’ai adoré. J’avais peur de finir l’heure à ramasser à la petite cuiller ? Non, j’ai tenu le coup, même si j’ai senti que j’arrivais à la limite de mon endurance. Sans doute le fait d’avoir continué à courir m’a aidée. J’ai même enchaîné, avec les autres, le cours de bodi pump qui suivait. D’accord, je n’ai pas utilisé les poids les plus gros, mais c’était déjà ça. Je n’aime pas les gens superficiels et qui se "la jouent" ? Oui, mais là, les cris d’effort et de jubilation du prof au milieu des instructions, c’était plutôt amusant (je suis incapable de prendre au premier degré un type qui fait "aaarrrrrhhhh!! Youuuuhouuuuu !!!" pour montrer comme il est content d’en baver).

Bref… j’y retourne tout à l’heure.

Oui, ce corps ne m’accompagne que quelque temps encore, et il a ses failles… mais autant le garder en bon état et lui faire plaisir de temps en temps. On s’entend bien maintenant.