La Vache Chanceuse
Posted in Bonheur en petite monnaie on 02/05/2008 10:30 am by CinnC’était, de très loin, mon fast-food préféré, et pourtant je n’y avais jamais mis les pieds. Et maintenant, il est fermé…
L’auteur de ce petit bijou de comic strip anglophone, Mark Pett, a décidé de mettre fin à la série après cinq ans de parutions quotidiennes.
Il y racontait la vie quotidienne d’un magasin franchisé "Lucky Cow", avec une palette de personnages, dont le directeur du magasin, sa fille, Clare, adolescente accro aux sms et flemmarde, à qui la technologie a donné des modes de pensée étranges et l’inoubliable Neil, un candide lycéen drogué aux bonbons.
Y était gentiment raillé le mode de vie qui consiste, en gros, à manger des hamburgers en regardant des programmes abrutissants à la télé. Lucky Cow, pour préserver son fonds de commerce, est justement un restaurant qui promeut ce mode de vie. A qui doit-on le premier restaurant spatial ("Lucky Cow, le seul restaurant où on vous garantit que vous ne prendrez pas de poids!!"), l’invention géniale du tapis de course à moteur (c’est bien moins fatigant), et autres manifestations d
e la philosophie de couch potato ? On y trouvait aussi quelques coups de dents, sur un ton faussement naïf, au système économique américain, par exemple à travers le sort des employés des magasins de la franchise : "Qui a dit que vous étiez un loser parce que vous aviez quitté le lycée avant le Bac ? Rejoignez nos équipes Lucky Cow : c’est l’aventure assurée : sans ass
urance santé, c’est tous les jours le grand frisson, vous êtes sur la corde raide en permanence!". Quant aux grands pontes de la direction de l’entreprise internationale qu’est Lucky Cow, ce sont des industriels cyniques et sans scrupules, qui prennent des décisions arbitraires et vivent au-dessus des lois. On y trouve même quelques caricatures politiques et quelques bons sentiments.
Cet humour absurde mais inspiré de la vraie vie (l’auteur a travaillé un mois dans un Macdo avant de commencer la série), j’adore. Il faudrait vous en montrer plein d’autres, il faudrait vous raconter le jour où un gang de bikers philosophes (les Hegel’s Angels) ont failli se bastonner avec des bikers partisans de Descartes ("I stink, therefore I am"). Comment Clare tire enfin parti de sa manie de passer son temps à écrire des sms (en gagnant une partie de "pouces de fer" à la manière d’un bras de fer).
Seulement voilà, c’est terminé. Je m’étonnais de ne plus voir paraître de planches depuis deux jo
urs : un petit tour sur le site officiel de Mark Pett m’a confirmé ce que je n’osais pas imaginer. Moi, il va falloir que je me dégote les albums, je crois. Et vous, vous les connaissiez ?
P.S. : oui, je sais, il faudrait que je fasse une traduction rapide des BD que je copie ici…Qui en veut une ?

Mais alors, pourquoi avoir parlé de "hasard" alors que c’est une recherche tout ce qu’il y a de plus honorable et respectable qui l’a amené sur mes pages ? Non seulement honorable, mais pleine de détermination puisqu’il n’était arrivé sur mon blog qu’au bout de plusieurs dizaines de pages de Google. Donc qu’il contacte des centaines de personnes dans le cadre de sa recherche. Autant annoncer la couleur dès le départ, non ?
On est une poignée de chanceux à être de corvée de garde. Au début, on se croirait dans un bureau fantôme. Les couloirs sont déserté lorsqu’on arrive. On commence à travailler tout seul, sans voir personne. On ne croise personne en allant chercher son petit café. C’est le silence.
Las ! Mes bouts de chou s’en sont très vite emparé, l’ont resectionné en deux, et l’ont enfermé dans une bouteille d’eau minérale vide, juste pour jouer. Et il ne s’est même pas défendu. Voilà ce que c’est que de sortir d’un oeuf K*** et de mesurer quatre centimètres. Pauvre Prince Charming de Shrek.
Mais voilà, maintenant j’ai un autre canapé. Un beau cadeau d’anniversaire (surtout que c’est moi qui l’ai choisi). Et comme c’était enfin le jour des encombrants, (et surtout que pour une fois j’y pensais à temps. D’habitude, c’est deux jours après), ce souvenir pesant du passé et de ma vie avec Lex a enfin disparu de mon salon. Ouf.
Vous les puristes, vous qui ne jurez que par la dernière mode, ou, si possible, la prochaine. Vous qui tenez pour des ploucs ceux qui gardent leur mobilier d’il y a dix ans, qui affublez vos enfants de fringues griffées pour qu’ils puissent s’intégrer plus facilement à la maternelle. J’ai besoin d’un avis.
Je réclame un droit de réponse.
