Mourir pour mon boulot, d’accord…

… mais de mort lente.

L’alarme incendie s’est déclenchée intempestivement vendredi matin.

Ce qui est rigolo, c’est que personne n’a bougé. Personne n’y croyait.

Tout le monde était au téléphone ou en train de plancher sur quelque chose, en tout cas tout paraissait plus urgent que d’échapper à une mort atroce par asphyxie ou brûlé vif.

Le jour où il y aura un vrai incendie, les seules survivantes seront moi et une collègue, seules à nous être dirigées vers les escaliers, sac à main à la main.

Non sans hésitation, parce que ça ne tombe pas sous le sens de s’en tenir à l’idée qu’il faut laisser tomber ses urgences et filer dehors alors que tout le monde reste indifférent, serein et professionnel.

Bon, j’avais quand même sauvegardé mon travail avant. On ne sait jamais, dès fois que le serveur échapperait aux flammes.

Envol

Il était brun, il était beau, il sentait bon le chèvre chaud. Et moi, j’étais assise entre ses cuisses. Il me demandait de le prévenir si je commençais à me sentir mal. J’étais bien, très bien même. Sauf qu’il n’y était pour rien. C’est le paysage que je regardais, doucement euphorique.

Je crois que c’est encore plus beau que ce que j’en imaginais. Oui, car c’était un rêve depuis longtemps, de "voler" ainsi sans machine nparapentei moteur. Surtout avec un décor aussi magnifique : des montagnes en été. Le silence, le soleil, ce vent qui nous porte. Je n’ai pas les mots pour dire cela, et une photo ou un film ne rendrait ni la majesté calme du paysage, ni le bonheur de se sentir portée au dessus de lui.

C’est à Grandbrun que je dois ce joli cadeau et ce rêve réalisé. : un baptême de parapente, en biplace. Une inscription, un petit coup de téléphérique, quinze minutes de marche (je portais juste ma sellette, et le moniteur les 23 kilos de voile. Excellente répartition.). Les voiles dépliées avec soin sur le site de "décollage". Je suis casquée, sanglée, attachée de partout, et c’est parti. Il suffit de courir quelques pas pour que la voile se gonfle, nous arrête un instant, puis se mette facilement à nous porter.Je suis assez surprise du fait qu’il convient apparemment de s’asseoir sur la sellette (je m’imaginais debout comme sous un parachute, ou allongée comme sur un deltaplane). Du coup, la petite appréhension du départ est facilement dissipée.

Près de l’arrivée, mon moniteur remarque qu’une autre voile, partie un peu avant nous, fait des cercles autour de notre lieu d’atterrissage. Sous celle là, il y a une jeune fille hollandaise et un moniteur quelque peu bravache (allez, on peut le dire franchement : c’est un gros crâneur) lui a déclaré d’office : "I am the crazy moniteur of ze school".  "Le salaud!" dit-il entre ses dents. Amusé, mais touché dans son orgueil. Du coup, j’ai droit aussi à quelques cercles avant l’arrivée. Déception de mon pilote à l’arrivée : le "crazy moniteur" matamore a "gagné" puisqu’il est resté plus longtemps en l’air.

Prochaine envie : le stage d’une semaine. Il paraît qu’à partir du troisième jour, on vole tout seul.

Hmmmmmmmm.

Reprise

Je n’ai jamais vraiment dit au revoir, je n’en avais pas l’intention d’ailleurs. Mais le temps passe si vite, et plus on attend, plus c’est difficile de reprendre.

Ce sont les premiers pas qui sont les plus difficiles. Décider qu’on y va. Ressortir tout cet attirail, qui a dormi sagement dans un placard depuis des semaines, des mois. T shirt, soutien-gorge de la mort qui tue, caleçon, chaussures, cardio. Haut les coeurs, attention les vélos, cette fois c’est la bonne.

Et puis se mettre en route. Les sensations sont là, il n’y a aucun doute, j’aime toujours ça, ouf. Mais comme c’est dur cette fois ! Au bout de dix, quinze minutes, mon souffle est court. Pourtant c’est bizarre, j’étais bien entraînée il n’y a pas si longtemps. Pourquoi je suis redevenue une serpillière sur pattes ?  Quand est-ce que j’ai fait savoir à mon corps que c’était pas la peine de garder tous ces muscles inutiles, qu’on pouvait les remplacer par du tout mou ?  Il est où, le coeur que j’avais quand j’ai couru la Parisienne l’an dernier, hein ?

Oui, parce que je vous l’ai pas dit, mais je vais me réinscrire. Oui, je sais, l’organisation m’avait déçue l’an dernier. Mais j’étais contente quand même, et, dans l’enthousiasme d’une course tout juste terminée, j’ai fait ma maligne au boulot en pensant tout haut que ce serait sympa si on faisait une équipe dans ma boîte. Et je vous le donne en mille : ces bougresses m’ont pris au mot et ont fait du prosélytisme pour embaucher les collègues. Résultat : pas moyen de reculer, on est tout juste dix, et si l’une d’entre nous (suivez mon regard) se dégonflait, c’est toute l’équipe qui ne peut plus être dans le classement.

Donc ce n’est plus seulement une bonne résolution de me remettre à courir pendant que les enfants sont en vacances. Il y a un objectif dans un mois et demi.

Pour le blog, il y a des analogies, sauf qu’avec un blog on ne risque jamais de faire le double du temps d’une collègue qu’on n’aime pas.

Cent cinquante lignes

Il y a des moments où je me demande si mon boulot d’élue a une si grande utilité.

L’autre jour, je me suis retrouvée seule représentante des parents d’élève au dernier conseil d’école. Logiquement, c’est moi qui aurais dû rédiger le compte-rendu (car il faut un compte rendu, pour que les  autres parents d’élève soient un peu informés de ce qui s’y est passé). Mais la directrice était trrrrès pressée d’avoir le document et m’a donné le choix entre la laisser le faire ou le lui rendre dans un délai ridiculement court. Donc, je l’ai laissée faire.

Résultat : un coup de téléphone embarrassé de la directrice hier, en plein coup de feu.  J’adore ça, quand je suis déjà débordée, me retrouver au téléphone avec quelqu’un qui met un quart d’heure à tourner autour du pot pour dire des choses simples : Ah oui mais alors, elle était tellement pressée de le finir, ce compte-rendu, qu’elle a fait les choses un tout petit peu à l’envers. Voyez-vous, au lieu de le soumettre à tout le monde (notamment à moi) avant de le diffuser, elle a malencontreusement oublié de me demander mon avis avant de tout photocopier.

Résultat : Raphaël a ramené de l’école une jolie chemise avec 150 compte-rendus, que j’ai  autographés un par un hier soir pour qu’ils puissent être rendus ce matin.

Bizarre, d’ailleurs, le compte-rendu. Par certains aspects, on aurait cru qu’il aurait été préparé à l’avance.  Du genre, il n’y avait aucune trace des remarques que j’avais pu faire pendant la réunion, ou des suggestions faites par les institutrices. Et il y avait même des choses qui n’avaient pas été dites ce soir là et qui s’y trouvaient quand même, dites donc.Mais ce n’est pas possible, bien sûr : j’ai même prêté à la directrice les notes prises pendant la réunion pour qu’elle puisse se souvenir de tout, c’est dire si elle avait tous les éléments pour écrire un machin fidèle et conforme à la réalité. C’est pas elle qui sous prétexte d’emploi du temps débordé, aurait eu l’idée, par exemple, de recopier ses notes de préparation de la réunion.

Cette fois-ci, je me suis fait mettre au pied du mur : vu le délai, j’étais obligée soit de tout parapher, soit de faire un esclandre (et retarder tout le monde) pour quelques ajouts ou omissions qui, au fond, ne changent pas la face du monde.

Ben oui, j’ai beau être une élue à haute teneur en candeur naïve de novice, il faut bien le reconnaître : si je veux vraiment que les choses soient faites au carré, il faudrait que j’y mette ma patte avec un peu plus de sérieux.

"Either lead, follow, or get out of the way"...

L’aventurier, la femme en détresse et les moutards

Les familles recomposées sont-ils un sujet à aborder chez les petits, voire les tout-petits ? Et auriez-vous cru que ça se faisait déjà en 1970 ?

La scène est celle d’une jolie dame en détresse (elle est jouée par Eva Gabor, tout de même) avec ses enfants.evagabor1 C’est le matin, et les trois enfants dorment encore. L’héroïne, elle, croise le chemin du jeune premier, un baroudeur nonchalant qui commence par s’auto-congratuler d’être à la fois "unique" et libre ("je fais ce qui me convient, la Terre m’appartient, si votre route est mon but, votre chance est unique…").

Puis, le jeune premier fait des avances non dissimulées à l’héroïne : Sourire, haussement de sourcils, approche de la target d’une démarche dansante. Pendant ce temps, la demoiselle minaude un peu en rajustant sa tenue et en baissant les paupières: "Vous avez un grand talennnt!..."

PharrisLui s’approche, enhardi par ce SdI et déclare sans ciller :

"Vos yeux… vos yeux sont comme deux saphirs brillant de mille feux. Le jour en est plus lumineux, plus radieux". Et de s’autosatisfaire de son talent poétique : "Ca me vient tout seul. J’en ai des millions comme ça."

Dès qu’il découvre que la jeune fille a des soucis, il s’exclame avec aplomb que:

"Sortir d’affaire les jolies filles….euh, les demoiselles en détresse, c’est ma spécialité… nous allons regagner Paris sur mon tapis volant…..côte à côte…. et les étoiles nous guideront.seuls tous les deux…".

Bref, un beau parleur de première.

C’est là évidemment qu’interviennent les mouflets, qui n’avaient pas été dupe de la tendance au baratin de leur sauveur ("C’est du blabla!"). 

Le charmeur à la noix marque un temps de surprise : "… trois… cinq?… euh… c’est que… vous comprenez…"..

aristocats5

"La poésie n’est d’aucun secours en l’occurrence… vous pensiez à un tapis volant seulement pour deux…? " insinue la demoiselle en soupirant. "Je vous ai parfaitement compris".

Vous connaissez la suite : Se sentant tout morveux, ("O’ Malley, tu n’es pas un chat, tu es un rat!", l’aventurier décide d’aider tout de même la petite famille. Ensuite, Duchesse et Thomas 0’Malley triomphent des méchants et Thomas devient le "papa" d’adoption des chatons.

Recomposer une famille en 1970, d’accord, mais uniquement si ce sont des chats et si il n’y a pas d’ex ni de papa au départ. C’est quand même plus simple.

(nota : Eva Gabor et Phil Harris, ci-dessus, sont les voix originales de Duchesse et de O’Malley)

Vision d’horreur

Que serait-il advenu du spam si Internet n’avait jamais existé ? Comment les laboratoires auraient-ils tenté d’écouler leur faux Viagra et contrefaçons de Rolex? Que se passerait-il si les spammeurs téléphoniques faisaient équipe avec les spammeurs mails?

C’est triste à dire, mais vous recevriez des douzaines d’appel par jour de ce genre là :

Dring ! Dring! Vous décrochez. Ca raccroche. On vient juste de vérifier que vous êtes là.

alf_au_telephoneDring ! Dring! Vous décrochez : "Allô !" Voix enjouée : "Allô, vous êtes Madame Tchouing ?" Vous (soupirant) : "Cinn, enfin, bon… oui, c’est moi." Voix au débit mécanique, mais néanmoins enjoué : "Madame Tchouing, vous avez une chance EXTRAORDINAIRE, vous avez été sélectionnée pour  gagner une invitation pour vous rendre à notre institut Machin le 12 juin à 11h pour allonger votre pénis / acheter un faux sac qui ressemble à un vrai/régler tous vos problèmes d’argent/jouer dans un casino merveilleux" (rayer les mentions inutiles… à la réflexion, elles le sont toutes).

Vous (pour la centième fois de la journée) : "Merci, mais je ne suis pas intéressée".

La voix enjouée : "Et si je vous proposais, là, comme ça, d’être diplômée d’un MBA d’une université américaine prestigieuse sans avoir à ouvrir un seul bouquin?"

Vous : "Non, non, merci, vraiment."

La voix enjouée : "Alors vous avez certainement besoin du très perfectionné logiciel A-Daube Photoshop CS3, qui vous permet de peindre ce que vous voulez sur des cadres vidéos, et ce pour un prix dérisoire puisque…"

Votre ligne : "Biiiiip-biiiiiiip-biiiiiip"

Merci mon Dieu, ils se limitent au mail.

Pour l’instant.

Content de me voir…

gardavousA le voir comme ça, on n’aurait pas cru que ce garçon était un pervers à la noix. Je m’étais donc assise en face de lui sans méfiance. Un jeune poulet (j’aurais dit 16 ans maxi), tout fluet, avec de grands yeux marrons et des traits réguliers. Ca, je l’ai vu après coup, parce que dans le train, j’évite de dévisager mes voisins, et surtout pas les voisins d’en face. Ce n’est pas convenable.

Donc je m’assieds en face du petit poulet. Chouette, une place à côté de la fenêtre, et dans le sens de la marche. La vie est belle. Et hop, mettons-nous ostensiblement à regarder le paysage. Le soleil brille, la vie est belle, et je suis à l’heure pour mon rendez-vous.

Tiens, c’est pas que je le regarde, mais du coin de l’oeil j’ai l’impression qu’il cherche mon regard. Hou le malpoli ! Faisons celle que le défilement des rails passionne. Mieux, sortons notre Ipod de notre petit sac et continuons le voyage en musique.

Hé mais ho ?! J’ai rien vu là, mais il se passe un truc bizarre là, tout au bord de mon champ de vision. On dirait qu’il y a une tache floue plus claire au milieu de la tache sombre du pantalon de mon voisin d’en face. C’est sa main. Immobile, on dirait

Mince, il a sa main sur son entrejambe ?!

Bon là, ça demande une petite vérification quand même. Un, deux, trois, regard furtif en expédition vers la zone concernée. Flash éclair. Retour du regard à la fenêtre. Au rapport.

Houlà. Oui, il a la main entre les jambes. Posée sur… autour de… enfin bon quoi.

En pleine forme, le garçon. Tout plein d’hormones. Avec un pantalon assez fin pour que je n’ignore rien de ses mensurations. Pour un peu, je pourrais voir s’il est circoncis.

Bon sang, jeune homme, à quoi pensiez-vous ? Votre maman ne vous a jamais dit que toute manipulation manuelle de votre zizi devait se dérouler dans l’intimité de votre chambre ? Mes enfants, à 3 ans, ils ont compris ça.

 

Peut-être entendiez-vous éveiller chez moi quelque passion charnelle, à travers le muet truchement du langage du corps et des regards ? Mais non, mon garçon, si vous voulez draguer, il va vous falloir être un peu plus bavard. Je ne sais pas moi, allez prendre des cours chez FTS ? Ce ne sera pas encore parfait, mais vous aurez déjà appris quelques techniques éprouvées (ou non) pour pécho ?

Tiens, la cavalerie arrive. Une (autre) très charmante jeune femme s’assoit à côté de moi et ouvre un poly. Jeune homme, ça y est, vous avez un public ! …. ah non, on dirait qu’il préférait notre duo muet. La main s’écarte de la zone au garde-à-vous. Et bientôt, ce sera votre arrêt, et vous vous éclipserez, la queue entre les pattes. Pervers en herbe, peut-être, à tendance exhibitionniste peut-être, mais pas téméraire. C’est déjà ça.

Une heure plus tard, dans la rue, je me suis fait aborder par un DALN ("Vous êtes du quartier ? Vous avez un peu de temps pour discuter?"). Le premier depuis quelques années.

Ca devait être mon jour annuel d’irrésistible attraction magnétique.

Soit ça, soit mon chemisier était un peu transparent.

A moitié vide

« Hou, hou ? Mais ils sont où les gens ? Snif, snif, plus personne ne s’intéresse à ce que j’écris, puisque c’est comme ça, je n’ai plus qu’à fermer le blog, na ! »

C’est en substance ce que nous dit Natacha. Oui mais là, Natacha, tu deviens vexante.

Là où le bât blesse, c’est qu’avec un nombre de visiteurs et de pages vues par jour comparable à peu près comparable un peu amplement supérieur au mien, pour lequel je tuerais père et mère, Natacha s’estime déçue et délaissée.

Tout cela ramène à la question toute simple : pourquoi écrit-on ?

Et pourquoi je continue ce blog, moi, alors que presque personne ne vient me lire et qu’un commentaire d’une demi-ligne, suffit à ensoleiller ma journée ?

Moi qui n’ai pas, comme Tom et Jerry, l’ambition de refaire le monde (ou alors, juste des retouches)?

Moi dont une grande partie des lecteurs s’égare sur mes pages après une recherche passablement inavouable (dont je vous épargne les détails) sur un moteur quelconque ?

Moi ai cru crever de pâmoison le jour où un billet a déclenché un interminable débat de onze commentaires ?

Moi qui n ‘ai jamais eu cette consécration de voir un troll essayer de semer la zizanie parmi mes lecteurs ?

L’appât de la gloire, de l’argent et des mecs faciles ? Nan. Là, à moins d’avoir un destin exceptionnel en écriture, on fait franchement fausse route.

Tout dépend, c’est selon, et inversement.biblioth_que Je suis convaincue que lorsqu’il s’agit d’écrire, on a toujours une foule de concurrents/collègues bourrés de talent et d’idées intéressantes. Même celui qui consacre des années de sa vie, son talent, ses larmes, sa sueur et ses nuits, à écrire un roman d’encre et de papier capable de captiver les foules, n’aura au final écrit qu’un livre de plus, et n’est qu’à la moitié du chemin pour se trouver un public, pour se faire sa place.

Pour un blog, c’est encore pire. Donc soit on écrit essentiellement pour le plaisir d’écrire -ou le besoin-, et le public en adoration n’est que la cerise sur le gâteau ;

…soit on écrit essentiellement pour son public, et alors il faut se creuser la tête en permanence pour trouver les moyens de le garder. On trouve une idée géniale, ou un thème très fédérateur (il paraît qu’on gagne plein de lecteurs en classant son blog sous une rubrique du genre « textes érotiques interdits au moins de 18 ans »). On fait des textes courts si les lecteurs n’ont pas beaucoup de temps à vous consacrer. On se décarcasse pour bien se faire référencer. Et caetera.

Quand on sait pourquoi on écrit, on sait pour quelles raison on arrête d’écrire. Ou non.

Quatre étoiles

patobeurC’est bien un garçon. Vous passez un temps fou à vos fourneaux pour préparer un repas (disons, au moins vingt minutes) et il rechigne en disant qu’il n’aime pas ça. Il est allergique au mot "légumes" et se méfie de tout ce qui est vert. Il faut un chantage caractérisé des trésors de diplomatie pour lui faire essayer quelque chose de nouveau.

Et un jour, la reconnaissance arrive enfin.

C’était hier :

Raphaël (se régalant) : Tu sais, Maman ? Moi  : Oui ? Raphaël (doctement): Moi, je trouve que tu es une très bonne cuisinière. Moi (souriant angéliquement, comme si je ne venais pas d’entendre la chose la plus grotesque de mon existence) : Ah bon, tu trouves ? Raphaël (sûr de son fait) : " Il faut très bien cuisiner pour faire des pâtes au beurre aussi bonnes que ça".

Si seulement ça pouvait durer.

Si vous êtes sages, un jour, je vous donnerai la recette.

Vous savez que vous passez trop de temps devant votre ordinateur….(*)

…quand votre fils, très fier, vous offre un superbe set de table, dessiné et colorié à l’école maternelle à l’occasion de la Fête des Mères. Et le pose sur votre bureau, devant votre clavier, pour être sûr que vous allez bel et bien l’utiliser.

J’ai honte.

(*à la manière de Florimond)