Charming

Le Prince Charmant est arrivé chez moi. Juste au moment où je m’y attendais le moins. Le cheveu blond et soyeux, tout en armure. Aucun doute, c’était bien lui.

En un clin d’oeil, je l’ai monté, sans même consulter la notice : il suffisait d’assembler la partie supérieure à la partie inférieure.

Prince_CharmingLas ! Mes bouts de chou s’en sont très vite emparé, l’ont resectionné en deux, et l’ont enfermé dans une bouteille d’eau minérale vide, juste pour jouer. Et il ne s’est même pas défendu. Voilà ce que c’est que de sortir d’un oeuf K*** et de mesurer quatre centimètres. Pauvre Prince Charming de Shrek.

On a les Prince Charmant qu’on peut.

Coussin de torture

J’ai reçu un instrument de torture à Noël.

coussin_sonoreUn coussin de massage. A première vue, c’était une bonne idée. Un truc tout doux qui se glisse autour de votre cou et vous masserait les cervicales pour dénouer les tensions de vos petits muscles stressés. En vous sussurant en plus des petits bruits de la nature pour vous aider à vous relaxer. Chants d’oiseaux, ressac, et tutti quanti. Vous pourriez même le brancher à un MP3 si vous préfériez votre zique au doux chant des grenouilles ou à l’ambiance "forêt tropicale" (bon, pour les droits d’auteurs de la musique pré-enregistrée, ils n’ont pas fait de folies. .) Bien évidemment, une télécommande vous permet de choisir si vous préférez être massé(e), écouter de la musique, ou les deux à la fois.

Reste juste à se demander qui me voit à ce point comme une stressée qui a besoin d’un massage (est-ce complètement faux d’ailleurs?…. Hum. Bon, ça doit être quelqu’un qui me connaît quand même pas trop mal).

 Essai.

La fonction massage : l’activation de la fonction déclenche une vibration assez vigoureuse du coussin. Certes, vos épaules trouvent ça plutôt agréable, mais n’essayez même pas de poser la tête sur l’un ou l’autre côté du coussin. Les vibrations se transmettent alors presque immédiatement à votre mâchoire et à votre crâne et déclenchent une pulsation qui rappelle très nettement celle… de la migraine ! Horreur ! On m’a offert un déclencheur de migraines !

Bon, tant pis, je tiendrai le cou droit et la tête haute pendant ma séance de massage. C’est un peu moins facile de se  détendre mais ce sera déjà ça. Zut, ça n’empêche pas la vibration façon marteau-piqueur de se propager. C’est juste un peu plus long et sournois.

Et la musique alors ? Clic. Aussitôt dit, aussitôt fait. AAAAÏÏÏÏÏE !! Des oiseaux sont maintenant en train de hurler à plein poumons près de mes oreilles. Frénétiquement, je cherche la commande "volume" de l’appareil pour baisser le son et parviens à le supprimer complètement. Pleine d’espoir, je manipule alors tout doucement la commande pour essayer d’avoir les mêmes en moins fort. Aussitôt, les petits zoziaux se remettent à s’égosiller pareil qu’avant, tout près de mes pauvres tympans malmenés.

Persévérante, je tente la touche "sélection de la musique" pour changer d’ambiance. Ce sont maintenant des grenouilles qui coassent à m’en faire exploser les conduits auditifs.

Nouvelle sélection. Cette fois, ce sont de petites vagues qui me bercent, et il faut le reconnaître, cette fois c’est plutôt délassant. A condition d’éteindre la fonction massage, évidemment. Ouf. Ca va mieux.

Bon, j’en fais quoi ? Je le vends sur E-Bay ? Quoi, je vais demander à quelqu’un de payer de l’argent pour ça en plus ?… Pas loyal. Je l’offre à quelqu’un que je n’aime pas ?

Ils font les échanges, chez Nature et Découvertes ?…..

Les yeux de Chimène

"Je ne vous l’avais jamais vu sur le portrait. Vous êtes adorable!" Lorsqu’on partage la vie de quelqu’un depuis un peu plus de six ans, c’est toujours une bénédiction de voir que l’autre ne vous tient pas complètement pour acquis et remarque les petits efforts que l’on fait pour prendre soin de soi.

chapeauIl ne faut pas trop lui en demander non plus : c’est un garçon. Donc, il faut un changement assez radical pour avoir droit à une remarque aussi agréable. Là, c’était unchapeau_cloche_rouge chapeau, un chapeau cloche rose. Il ne pouvait donc pas le rater. Pas sûr que ça eût réussi pareil avec un changement de la teinte de mon ombre à paupière.

Avec un changement radical de coiffure, ça marche aussi (compter une diminution de longueur d’environ 30 cm, ou un passage brutal du blond platine au noir corbeau).

En tout cas, quand on débarque au bureau moyennement enthousiaste à l’idée d’y passer la journée au lieu de rester au chaud sous la couette, rien de tel qu’un petit compliment de votre chef pour vous ensoleiller la matinée.

Passage à l’allaitement long : votre boulot et votre tire-lait

Objectif : Tout simplement de maintenir l’allaitement suffisamment longtemps pour passer au mode « allaitement automatique », et aussi se rapprocher le plus possible de l’allaitement maternel exclusif des 6 premiers mois de l’enfant (recommandation de l’OMS)…

Il vous faut :

  • la possibilité de dégager une ou plusieurs pauses d’un quart d’heure au cours de votre journée de  travail (j’ai lu que certaines mères y parvenaient avec une seule pause par jour. Moi, j’en faisais trois : une le matin, une l’après-midi, et une pendant ma pause de midi. Et voilà comment mes enfants n’ont pas eu de biberon de lait de vache au cours de leurs six premiers mois, si l’on exclut les biberons de complément donnés par l’hôpital sans mon consentement) ;
  • un endroit où vous isoler : un bureau vide, par exemple, mais dans un contexte hostile on peut aussi se rabattre sur les toilettes ;
  • l’accès à un frigo, de préférence ;
  • l’accès à un point d’eau (nécessaire pour nettoyer le tire-lait entre deux tirages),
  • de quoi tirer votre lait et transporter des biberons gardés au frais (j’ai trouvé très pratique la mallette d’allaitement Avent, qui comprend même les sachets réfrigérants et qui est plutôt discrète à porter en ville).

maletteEt voilà ! Très simplement, vous emmenez le matin votre tire-lait et vos biberons vides, tout ça stérilisé. Vous prenez votre pause, tirez le lait que vous pouvez, nettoyez votre matériel, mettez les biberons pleins au frigo au fur et à mesure. En pratique, lorsque je tirais mon lait trois fois par jour, je ne le stérilisais que le matin, et ne faisais que le laver (soigneusement) pour les autres tirages du jour. Le soir, vous faites votre petit paquet (biberons plus sachets de froid pour les garder au frais pendant le voyage) et le ramenez chez vous. Vous préparez avec le lait du jour les biberons pour le lendemain (ou le lundi, si on est vendredi soir), et la boucle est bouclée.

Il peut paraître un peu hasardeux de se réussir à tirer du lait alors qu’on est mentalement dans un environnement de travail. Certaines ont besoin de penser à leur bébé ou de regarder une photo de lui pour avoir un peu plus de lait (ça marche!). Moi, il me suffisait de ne penser à rien de spécial, ou de prendre un bouquin pour passer le temps pendant le tirage.

Evidemment, c’est très contraignant (pas mal de vaisselle et de stérilisations, interruptions du travail, nécessité d’avoir un ou deux biberons de lait d’avance au congélateur en cas de baisse temporaire de lactation), mais ça n’a pas besoin de durer éternellement. J’ai été soulagée lorsque j’ai arrêté cette drôle de valse des biberons.

Mais j’ai gardé le tire-lait. Ca sert encore de temps en temps.

L’encombrant

Des années que je le côtoyais sans pouvoir le supporter. Et maintenant, il est parti. Je m’était presque habituée à lui, mais maintenant qu’il se retrouve sur le trottoir, à attendre le camion qui va l’emporter, mon soulagement est réel et la sensation de libération, presque palpable. Je lui avais trouvé un remplaçant depuis peu, mais l’atmosphère était devenue irrespirable avec les deux qui se côtoyaient dans la même pièce.

Il a fallu tout d’abord le démembrer. Pinces et clés alènes, il m’a fallu de l’aide pour en venir à bout mais il s’est bientôt retrouvé découpé en plusieurs morceaux suffisamment peu encombrants pour pouvoir être descendu sans mal par les escaliers.

C’est surtout Lex à qui il plaisait, mais il n’a pas voulu l’emmener avec lui quand il est parti vivre ailleurs. Je me souviens de la première fois que je l’ai vu, avec sa taille ridiculement haute, sa dégaine d’un autre siècle, son habillement de cuir vert.  Je ne voulais pas de lui, c’est Lex qui a insisté pour qu’on le ramène à la maison. Au fil du temps, il est devenu plus moche encore, lorsque le chat de mon frère l’a déchiqueté à coups de griffes et que mon chat s’est mis à l’utiliser régulièrement comme litière. J’ai dû utiliser un flacon entier de Féb***e pour tenter d’enlever l’odeur des coussins et je lavais la housse parfois tous les jours. Que de souvenirs odorants.

homer5Mais voilà, maintenant j’ai un autre canapé. Un beau cadeau d’anniversaire (surtout que c’est moi qui l’ai choisi). Et comme c’était enfin le jour des encombrants, (et surtout que pour une fois j’y pensais à temps. D’habitude, c’est deux jours après), ce souvenir pesant du passé et de ma vie avec Lex a enfin disparu de mon salon. Ouf.

Prochaine étape : que Lex déménage enfin tout le barda qui traîne encore chez moi depuis qu’il n’habite plus ici. J’ai hâte.

Allaitement long : l’allaitement automatique

La seule difficulté pour passer de l’allaitement court à l’allaitement long, c’est la durée.

Un des principes de base quand on allaite, c’est que la lactation est entretenue par la tétée du bébé. En cas de baisse de lactation, la première chose à faire est de faire téter davantage le bébé. Si il a une poussée de croissance et se met à téter plus souvent, il faut le laisser faire : au bout de peu de temps, votre production de lait s’adapte à sa demande et vous n’avez plus l’impression d’avoir les seins constamment vidés (impression fausse. Les seins produisent du lait en permanence).

Si vous allaitez à la demande les premiers temps, la production de lait est auto-entretenue. Mais si vous ralentissez le rythme des tétées, vous aurez automatiquement moins de lait.

Les premiers mois, une jeune mère ressent plusieurs fois par jour un « besoin » d’allaiter : les seins se tendent comme s’ils allaient exploser, parfois même le lait commence à couler tout seul, bref, le corps vous fait clairement comprendre que c’est l’heure du repas de votre bébé ; si vous tentez d’allaiter ou de tirer votre lait en dehors de ces « montées« , le lait risque d’être plus long à venir.. D’ailleurs, il y a souvent une sorte de coïncidence entre la faim du bébé et les montées de lait de la mère. Combien de fois je me suis réveillée au milieu de la nuit en en sentant une (Une montée de lait. What else, voyons!…), pour entendre moins de trente secondes plus tard les pleurs du bébé ?

Le corps des mères allaitantes au long cours est ainsi fait que nous n’avons plus de « montées de lait » depuis bien longtemps. près le passage à « l’allaitement automatique », la venue du lait se fait au contraire à la demande, lorsqu’un enfant vient téter.

Parallèlement, une fois passée à l’allaitement automatique, vous n’êtes plus non plus obligée d’allaiter aussi souvent. Une tétée (ou tirage de lait à l’aide d’un tire-lait) par jour suffit amplement pour continuer à avoir du lait.

C’est donc au cours des quatre premiers mois (environ) qu’il faut veiller à entretenir la lactation même si vous n’êtes pas auprès de votre bébé à ce moment là (si vous avez eu la folle idée de reprendre le travail, par exemple). Donc, il faut tirer votre lait au cours de la journée.

Je vous en parle bientôt dans le détail.

L’engin tout dur de mon voisin

"Cet après-midi je me suis faite le voisin, c’est vraiment un dieu du sexe. Avec un super-gros engin, c’est formidable de s’empaler dessus, vivement la prochaine fois. Des photos de moi nue (ainsi que mon msn) en cliquant ici (et puis aussi l’histoire de mon aventure avec mon voisin bien membré". Voilà que Natacha se met à faire dans le racoleur et le croustillant pour faire la promo de son blog. Sans s’en cacher d’ailleurs : "Je ne suis pas sûre de bien maîtriser, mais c’est bien comme ça qu’on dit ici « venez sur mon site, il y a un nouvel article, ça faisait longtemps », non ". Il est grand temps que je réagisse. Que je me reprenne. Que je m’y mette, moi aussi, sinon je ne vais plus avoir un seul lecteur, je vais tomber dans les oubliettes du web : tout le monde sera parti lire les jeunettes qui racontent (ou pas) comment elles se font leur voisin. Ou bien comment elles torturent des petits jeunes. sauteurAlors voilà, faut que je vous raconte. Mon voisin aussi en a un long. Très long, et très dur. Et il n’hésite pas à s’en servir. Il me l’a raconté après.  Que de passion cachée chez cet homme qui lorsque je le croise, a ce regard bleu si tranquille. Quelle vigueur pour un homme de son âge ! Je lui inspire de telles pensées que le désir brutal lui vient de s’en emparer, de le dresser dans toute sa longueur, et de frapper le plafond avec. Un coup, un autre, encore un autre. Et les jours où les enfants ne font pas de bruit, je pense qu’il s’en sert juste pour balayer, comme tout le monde. Voilà ! Je n’ai plus qu’à surveiller mes stats, tout devrait rentrer dans l’ordre.

La visiteuse du soir

Tout était calme dans la maison lorsqu’elle a sonné à la porte. Normalement, quand quelqu’un vient sonner ou tocquer à cette heure-ci, et à l’improviste, c’est un voisin. Et un voisin, chez moi, ça ne vient pas à l’improviste apporter des fleurs. Ca vient râler.

Bon, ce n’est quand même pas arrivé souvent : une fois parce que Raphaël faisait un gros caprice à une heure du matin, et que le voisin demandait vertement qu’il arrête de crier (bon, moi j’étais en train de passer une des pires nuits de ma vie, j’étais debout depuis plus d’une heure, et moi aussi j’aurais bien aimé qu’il arrête, alors je n’ai pas pu lui donner satisfaction tout de suite). Une autre fois, vers l’heure du dîner, une voisine qui me faisait remarquer que ma poussette double n’était pas rangée dans le garage à vélo comme il le faudrait, c’était sans doute parce que je n’avais pas la clé? (non, c’était parce que même une poussette simple, c’était dur à passer dans ce garage là). Bref, une visite d’un voisin, c’est souvent des choses désagréables en perspective (bon, là, certains se demandent si je suis vraiment une bonne voisine. Nan, nan, c’est pas moi, c’est la faute des autres, comme d’hab. Je tombe toujours sur des voisins grinchons).

Oui, mais là, tout était super calme. Les deux schtroumpfs s’apprêtaient à se coucher, j’étais en train de leur lire "T’choupi a peur de l’orage". Ca ne fait pas de bruit, de raconter "T’choupi". Bon, c’est vrai que dans celui là, il y a des bruitages : le tonnerre et les éclairs qui font tacatam boumboum. Mais c’est quand même pas avec ma frêle voix que j’ai pu déranger mes voisins à l’oreille si fine, si ? Si ?

C’est pas possible ! Pourquoi moi ? Qu’est-ce qu’on me veut encore?

Je pose le livre. J’ouvre la porte. C’est bien la voisine. Celle du dessus.

Sauf qu’elle a une attitude bizarre pour quelqu’un qui vient se plaindre du bruit : elle ne me regarde pas, elle baisse même un peu la tête.

Et elle fait un pas en avant pour entrer chez moi.

Je la regarde et comprends en même temps qu’elle ce qui est en train de se passer. Elle lève la tête, toute gênée : "Oh, je me suis trompée d’étage…."

Au bout d’un an et demi, je pense que la glace est rompue entre nous…

Vol de nuits

Elle m’appelle, elle pleure, mais c’est trop tard. Une heure qu’elle me tient éveillée, une heure qu’elle me sollicite, et je n’en peux plus, je sais que j’ai atteint une limite, que le sommeil me manque trop pour que je soie disponible. Je me suis occupée d’elle, longuement. Je lui ai demandé de dormir, je lui ai demandé de se calmer, et comme elle ne le faisait pas, je l’ai remise dans son lit pour mon dernier quart d’heure avant la sonnerie du réveil. Evidemment, elle n’est pas d’accord. Tant pis, elle se calmera. Raphaël aussi a interrompu ma nuit tout à l’heure, un pipi au lit a nécessité un changement de draps, mais lui s’est rendormi rapidement. J’ai craqué, pour quelques minutes de tranquillité, mais je sais que je ne me rendormirai plus.

Mes nuits sont à nouveau hachées menu en ce moment. Ecourtées par la nécessité de se lever à temps pour préparer tout le monde, par mon besoin de prendre un peu de temps pour moi au bout de ma journée avant de récupérer un peu de sommeil. Rendues difficiles par cette crève qui nous fatigue tous les trois.

Mais que c’est dur de se relever encore quand on n’a qu’une envie, c’est de sombrer à nouveau ! S’arracher au lit. Aller le voir. Il dit qu’il tousse. Aller chercher la bouteille de sirop, verser le sirop dans la pipette, la lui présenter, pour s’entendre dire : "Laisse-moi tranquille!". Il veut dormir aussi. Le monstre. Remettre le sirop dans le flacon. Remettre le flacon dans l’armoire à pharmacie. Retourner sous la couette. Jusqu’au prochain réveil.

J’ai constamment l’impression d’avoir besoin d’un équilibre plus stable, de vivre un peu moins sur une corde raide. Je n’y arrive pas. Je ne suis plus à la hauteur de cette vie. Je voudrais savoir mener tout ça de front mais on dirait que je ne suis pas tout à fait taillée pour. Je ne sais pas assez m’organiser, et j’ai trop besoin de temps pour moi, pour trouver sans peine cet équilibre là. Ca ne colle pas, je le sens bien. 

Et pourtant c’est moi qui l’ai choisie, cette vie là, et je ne voudrais pas y renoncer.  Vivre avec Lex ? C’était encore plus fatigant puisque je n’avais pas, ou presque pas, de plages de liberté.  Ne plus vivre avec mes enfants ? Ce serait impensable, évidemment. Et rien de tout cela ne me fait regretter d’en avoir eu. Pas d’autre option que de continuer. Un jour après l’autre.

Mode mod-all

1770Vous les puristes, vous qui ne jurez que par la dernière mode, ou, si possible, la prochaine. Vous qui tenez pour des ploucs ceux qui gardent leur mobilier d’il y a dix ans, qui affublez vos enfants de fringues griffées pour qu’ils puissent s’intégrer plus facilement à la maternelle. J’ai besoin d’un avis.

J’avais trouvé cette jupe, qui me plaisait bien. Un peu évasée à la base, plutôt fine en haut des jambes. Elle était un peu large au niveau de la taille, mais me plaisait quand même suffisamment pour que je retourne au magasin pour l’acheter, quelques jours après l’avoir essayée.

"Tu l’as achetée récemment, ta jupe? Parce que j’en cherche justement une comme ça, et il n’y en a jamais…"

Certes, certes, je suis flattée. Je suis tombée sur une rareté. Hé hé. En plus, j’ai pris une des dernières. Comment je me débrouille trop bien.

"… C’était très à la mode il y a 40 ans, et du coup, on n’en trouve plus".

Palsangué, j’ai comme un doute, là. Car la personne qui s’exprime ainsi n’est autre que ma mère. Et d’habitude, je ne flashe pas sur les mêmes fringues qu’elle.1820

Je me soucie finalement assez peu de la mode. Quand la mode me plaît, je la suis (un peu). Quand ça ne me plaît pas, je ne gaspille pas mes sousous durement gagnés à m’affubler d’oripeaux qui ne m’agréent point. Mais il y a des limites. Suivre (un peu) la mode des années 60 mettrait-il en péril cet équilibre entre la nécessité de ne pas trop détonner et celle de suivre son propre goût ?

Oui, mais justement, une mode d’il y a 40 ans ça peut revenir.

Alors, suis-je une plouc absolue, ou une avant-gardiste brillante qui suis déjà le prochain retour de mode?…

Du coup, je suis retournée au magasin pour lui reprendre la même, à sa taille. Ma maman et moi, on a la même jupe, et j’assume….