Allaitement : l’arsenal anti-baisse de lactation

Je n’a pas encore parlé des moyens d’avoir une lactation suffisante quand on allaite. Pourtant, si j’en crois des recherches par mot-clés qui aboutissent sur ces pages, c’est un souci assez répandu.

pns_legumeIl faut savoir que la plupart des femmes ont assez de lait pour nourrir un enfant, voire deux si nécessaire (oui, dans notre espèce, nous avons parfois des jumeaux). Le mécanisme principal qui déclenche et poursuit la lacatation, c’est la tétée. D’où l’intérêt d’allaiter à la demande, même peu à la fois, pour avoir une lactation appropriée aux besoins du bébé.

Il faut aussi boire abondamment et se nourrir suffisamment. Et se reposer autant que possible.

Dans la plupart des cas, cela suffit.  Même dans les périodes de croissance de l’enfant (ces périodes où il se met à boire plus que d’habitude et où on a l’impression de n’avoir plus de lait du tout dans les seins. Faux, on est juste en train de s’adapter).pns_eau

Ensuite, il y a tout un arsenal de moyens à utiliser en cas de baisse de lactation momentanée. Ben oui, on peut être stressée ou fatiguée, et avoir un peu moins de lait. Pour un temps.

En vrac, et selon vos préférences :

  • le Galactogyl : je l’ai trouvé redoutablement efficace pour un coup de pouce à court terme. Mais attention, c’est sucré.
  • Les traitements homéopathiques que l’on m’a conseillés (je n’y connais rien en homéopathie) : d’une part le lac defloratum 5ch, : 3 granules matin, midi et soir ;d’autre part, un traitement de 4 médicaments indiqués comme traitement homéo pour baisse de lactation « pour fatigue et contrariété » : 2 granules de chaque matin, midi et soir : Calcarea Carbonica os, Phosphoricum Acidum, Causticum, et Lachesis Mutus.
  • Les tisanes : fenouil notamment. Mais on m’a aussi conseillé une « recette » que je n’ai jamais testée et qui est la suivante :Semence d’angelique 5% Anis vert 25 % Carvis 15 % Fenouil 15 % Galega 20 % Houblon cone 10 % Laurier blanc (soit ortie blanche) 10%

    Une pincée pour 1 l d’eau. Laisser bouillir 3 min.

  • Les gélules : Levure de bière, Fenugrec, fenouil

A noter que tous les moyens ne semblent pas avoir le même effet sur toutes les femmes. Peut-être vous faudra t’il en essayer plusieurs avant de trouver celui qui fonctionne pour vous.

baby_bottleIl semble que certains practiciens français, mal informés, aient tendance à conseiller soit des biberons de complément en cas de baisse de lactation (ce qui, encore une fois, a pour effet un cercle vicieux : l’enfant qui a moins faim tètera moins, et donc la lactation sera moins stimulée, donc on aura besoin de plus de biberons de complément, etc), soit l’arrêt complet de l’allaitement.

C’est vraiment dommage, puisque les accidents de parcours de ce type peuvent être réversibles et l’allaitement, se poursuivre sans souci particulier même si au début, ou pendant un temps, la mère ne semble pas avoir assez de lait.

marie_thirion2Selon Marie Thirion, aux endroits où l’allaitement est la norme, seules trois femmes sur mille n’ont pas suffisamment de lait. En France, le taux de femmes qui cessent d’allaiter pour ce motif (… à tort ou à raison…) est bien plus important. J’ai en mémoire au moins dix fois plus.

Et vous, avez-vous d’autres « trucs » à conseiller ?

2 commentaires

  1. Stéphanie dit :

    Alors tu vois moi j’ai tout essayé ce que tu as cité, mais malheureusement mon lait se tarit et j’ai de moins en moins de quoi nourrir ma puce que je mets au sein dès qu’elle demande. Ma fille hurle tellement elle a faim et je ne peux la satisfaire alors que faire si ce n’est le biberon de complément? Dire que seulement très peu de femmes ont des problèmes de pénurie de lait est une hérésie, bcp de femmes comme moi souffrent de ne pas pouvoir sustenter leur bébé et leur offrir le meilleur. Outre la culpabilité de ne pas satisfaire l’appétit de son enfant on se sent une mauvaise mère. J’ai allaité ma fille un mois et j’ai été contrainte de passer en mixte alors le discours les pénuries de lait n’existent pas il suffit de faire téter le bébé, me gonfle énormément.

  2. Kyti dit :

    Pour Stéphanie, n’était-ce pas simplement un pic de croissance ?!! L’âge correspond en tout cas…
    Malheureusement la GROSSE MAJORITE des femmes ont du lait mais croient le contraire car justement se font surprendre par un pic…
    Pourquoi y aurait-il autant de cas en France et pas ailleurs ?? il faut se poser la question, ça fait réfléchir…

    http://www.lllfrance.org/Feuillets-pour-les-professionnels-de-sante/Pas-assez-de-lait-Cahiers-de-l-Allaitement-n2.html?q=pas+assez+lait

    Moi j’approuve ce qui est dit dans cet article. Même si il y a quelques RARES cas de femmes qui n’ont pas assez de lait (peut-être par malchance dont Stéphanie fait partie, je n’en sais rien), pour la plupart, c’est juste un gros manque d’information sur le sujet.
    Pendant un pic, c’est bien normal qu’un enfant réclame sans arrêt et pleure tout le temps. C’est comme ça que la lactation se met en place.
    Pourquoi autant de femmes françaises disent : « j’ai allaité 1 mois car après je n’avais plus de lait », oui combien de fois ai-je entendu ça, et combien de fois je me suis dit : « encore une qui n’y connait rien et qui aurait pu continuer », ah bon parce que la lactation s’arrête à 1 mois dans nos contrées ?? Bizarre, ailleurs, on peut même allaiter les enfants jusqu’au sevrage naturel, c’est dingue non ?!!!
    Et combien de pédiatres ont donné de TRES mauvais conseils, ou incriminent l’allaitement pour tout et n’importe quoi : « il faut arrêter d’allaiter madame car blablabla… »
    On n’a jamais dit que c’est toujours facile au début. On peut rencontrer diverses difficultés mais le tout est de ne pas baisser les bras à la moindre embûche, car après ça donne des femmes frustrées d’avoir raté leur allaitement, soit-disant pour une raison qui quand on connaît bien l’allaitement, n’a aucune véracité. Et qui se sentent agressées quand on leur dit que la fin de leur allaitement n’était pas une fatalité…

    Mon message peut paraître agressif, mais ce n’est pas le cas envers ces femmes, c’est le cas envers notre société qui n’informe pas ces femmes justement ! Car c’est marginal d’allaiter longtemps. Pourtant c’est la norme pour notre espèce.
    Ça me rend triste de voir que pour beaucoup, il aurait fallu simplement « savoir » pour continuer sans se poser de questions, or, c’est justement ce savoir qui leur manque cruellement. C’est bien dommage.

    Concernant les compléments, j’ai une amie dont la fille pesait 4kg à 4 mois, dont prise de poids très faible, elle s’est résignée à compléter à 4 mois, donc autant dire que le bébé ne meurt pas de faim comme ça… Et elle a arrêté de complémenter dès que la petite a regrossi suffisamment pour ne pas avoir de souci avec la PMI malgré le fait qu’elle était très éveillée et en bonne santé. Aujourd’hui, la petite a 2 ans et demi, elle est toujours accro au lait de sa maman, elle n’a eu des compléments que quelques semaines une ou 2 fois par jours, et vraiment en très petites quantités, et toujours après une tétée, juste le strict nécessaire.

    Une autre amie a souffert le martyr les 2 premiers mois, entre les crevasses qui saignaient, les abcès, , les candidoses, les douleurs abominables, les engorgements douloureux, et j’en passe. Elle a tout eu !!!! J’ai jamais vu ça !!! Elle a continué, s’est accrochée, a serré les dents, mais après 2 mois, elle a découvert la vraie relation, le plaisir d’allaiter son bébé. Sa fille a 9 mois, tète toujours, et les soucis sont loins derrières elles…

    Voilà comment on s’accroche, et voilà comment on réussit un allaitement malgré les embûches, beaux exemples.
    Je n’ai eu que des crevasses, mais j’aurais continué à tout prix moi aussi.

    Kyti, maman d’une puce de 3 ans toujours allaitée, et enceinte de 6 mois après parcours PMA. (Eh oui PMA et allaitement, c’est COMPATIBLE comme beaucoup d’autres choses).

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